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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 11:57

Né le 17 août 1923 à Belleville, dans la Meuse, Pierre Chaunu est compté comme les grands historiens de notre époque, doublé, en quelque manière, d'un moraliste au regard aigu porté sur notre temps.

Il commença sa carrière comme professeur d'histoire au Lycée de Bar-le-Duc, en 1947, avant d'entrer l'année suivante à l'Ecole des Hautes Études Hispanique. Il s'y spécialisa en particulier dans l'histoire de l'Amérique latine et soutint sa thèse sur Séville et l'Atlantique (1504-1650), en 12 volumes, en 1954. Il deviendra également l'un des grands spécialistes de l'histoire sociale et religieuse de la France des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles.

Il fut ensuite nommé professeur au Lycée de Vanves en 1951, jusqu'en 1956, avant de devenir chargé de cours à Paris en 1956. Mais c'est à l'Université de Caen qu'il devint professeur, en 1962, où il fonda le Centre de Recherches d'Histoire quantitative. En 1971, in fevin professeur d'histoire moderne à l'Université de Paris IV Sorbonne. Le 11 janvier 1982, il fut élu à l'Académie des Sciences Morales et Politiques, dans la section "histoire et géographie, au fauteuil laissé vacant par Maurice Beaumont. Il en fut élu président en 1983.

On lira avec intérêt le portrait qui en est dressé par le site Heredote, sous le titre Un historien qui compte, ainsi qu'une liste de ses ouvrages sur Wikipedia.

Converti au protestantisme, Pierre Chaunu n'en restait pas moins très attentif aux événements liés à la crise de l'Eglise catholique
a longtemps animé l'émission hebdomadaire Livre du Jour sur Radio Courtoisie




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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 14:55

On nous communique

(Liberté politique.com)

LA HONTE ou LE SURSAUT

NOUS DEMANDONS LA DEMISSION DU MINISTRE DE LA CULTURE

Le soutien de Frédéric Mitterrand à Roman Polanski, accusé de viol sur une enfant mineure, a soulevé l'indignation. Mais la révélation au grand public des pratiques sexuelles du ministre de la Culture, jusqu'à présent considérées comme une simple confession littéraire, est un scandale politique. L'image de la France est en jeu. L'honneur du gouvernement exige son départ immédiat. Un ministre ne peut faire l'apologie de délits contre lesquels le gouvernement auquel il appartient entend lutter par ailleurs avec fermeté, en bafouant la loi impunément. Nous demandons sa démission.

SIGNEZ VOUS AUSSI LA PETITION POUR LE DEPART DE M. FREDERIC MITTERRAND

 

Pour en savoir plus :


En 2005, Frédéric Mitterrand publie la Mauvaise Vie aux éditions Robert Laffont. Celui qui deviendra directeur de la Villa Médicis et ministre de la Culture raconte avec complaisance ses rencontres sexuelles tarifées dans les quartiers chauds de Bangkok. Il faut juger sur pièce, pas seulement à partir de courts extraits mais sur le long passage qui constitue le cœur de son récit, en dépit de l'horreur de la narration. Dans les pages 296 et suivantes, voici ce que l'auteur écrit :

 

« Evidemment, j'ai lu ce qu'on a pu écrire sur le commerce des garçons d'ici et vu quantité de films et de reportages ; malgré ma méfiance à l'égard de la duplicité des médias je sais ce qu'il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation ; l'inconscience ou l'âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé où crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages et les enchaîne, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Je m'arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules, je me fais des romans, je mets du sentiment partout ; je n'arrête pas d'y penser mais cela ne m'empêche pas d'y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m'excitent énormément. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et on pourrait juger qu'un tel spectacle, abominable d'un point de vue moral, est aussi d'une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de garçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n'ai plus besoin de refréner ou d'occulter. L'argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu'on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J'ai ce que je n'ai jamais eu, j'ai le choix ; la seule chose que l'on attend de moi, sans me brusquer, sans m'imposer quoi que ce soit, c'est de choisir. Je n'ai pas d'autre compte à régler que d'aligner mes bahts, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l'autre. »

 

Il n'y a pas de doute sur la nature du propos : ce n'est nullement de la fiction, mais bien un récit. Aucun critique ne s'y est d'ailleurs trompé à l'époque, le Nouvel Observateur ayant été jusqu'à qualifier ce livre de « confession émouvante et pudique » (sic) dans son édition du 31 mars 2005.


 

 

Indéfendable

 

La question ne porte pas sur les tendances homosexuelles de M. Mitterrand. La question est de savoir si un ministre de la République peut demeurer en fonction lorsque l'on découvre :

-                    qu'il a pratiqué sans scrupule et sans repentir le tourisme sexuel le plus abject,

-                    qu'il s'est rendu complice en toute lucidité de la traite des enfants et de leur exploitation sexuelle par des réseaux criminels,

-                    qu'il en assume l'apologie par le truchement d'une œuvre littéraire.

 

La France lutte contre de tels crimes ; elle s'y est même engagée avec la Thaïlande et a participé à l'élaboration des conventions des Nations-unies qui visent à les réprimer. Ironie du sort : le ministre de la Culture tente de banaliser des délits contre lesquels son collègue de l'Intérieur s'emporte le même jour à cause d'un récidiviste devenu criminel ! Comment le gouvernement pourrait-il tolérer qu'un de ses membres s'affiche en contradiction aussi flagrante avec ce qu'elle dit et prétend faire ? Sa crédibilité internationale et la véracité de ses engagements sont ici en balance.

 

La position de M. Mitterrand est indéfendable.

 

Il affirme qu'il n'a pas commis de « crime », mais une « erreur ». Pour se dédouaner  il condamne aujourd'hui le tourisme sexuel ; mais cette condamnation de façade, arrachée tardivement et exprimée du bout des lèvres, sonne faux : elle n'est manifestement que de circonstance. Quant à soutenir que ses amants d'un soir n'étaient pas des enfants, mais des « adultes consentants », c'est un mensonge et son récit prouve le contraire : il s'agissait d'adolescents et des jeunes gens exploités par un système dont il connaissait la nature criminelle. Bref, il se moque des Français.

 

Il ne pourrait être poursuivi par la justice ? La belle affaire : une chose sont les poursuites judiciaires et les garanties qui les entourent, une autre la question politique que pose l'apologie publique et assumée de crimes et délits pénalement réprimés par un homme public. M. Mitterrand, en raison de ses fonctions, est devenu un homme public que son comportement comme ses écrits engagent à ce titre ; c'est donc à ce titre et non plus au titre de sa vie privée, qu'aujourd'hui, à la différence de ce qu'elle était en 2005, la question est devenue politique et engage l'Etat.

 

Une question politique

 

L'homme est un « écrivain » ? Un homme d' « ouverture » ? De fait, si un ministre de droite qui n'aurait pas le même pedigree et ne serait pas issu du même monde médiatico-culturel avait été pris la main dans le sac pour des actes et paroles similaires, il aurait été démissionné séance tenante : plusieurs l'ont été pour moins que cela !

 

Tout cela était connu et il n'y aurait rien de nouveau ? Pour ce qui nous concerne, la réponse est non : nous ne sommes pas lecteur assidu de ce genre de littérature. Pour ce qui concerne ceux qui l'ont nommé à des postes officiels, de deux choses l'une : ou bien ils connaissaient vraiment ce livre et nous sommes en droit de nous interroger sur leur jugement et sur leur considération envers le gouvernement de la France ; ou bien ce qu'ils prétendent aujourd'hui d'un livre que, très probablement, ils n'avaient pas lu n'est que lâche hypocrisie.

 

La dénonciation a été portée par le Front National ? Nous y voilà... Le bien et le mal ne seraient plus dans les actes objectifs, mais seraient donc déterminés par les positions sur l'échiquier politique et la volonté du prince. Même, le porte-parole du PS a fini par capituler plutôt que de courir le risque d'un tel voisinage. Eh bien non ! Nous ne sommes disposés à nous laisser piéger par cet amalgame vicieux.

 

Le gouvernement et le chef de l'État seraient bien avisés de prendre garde aux conséquences de ce qu'ils vont faire ou ne pas faire. Ce pourrait être la goutte d'eau qui fera déborder la coupe qu'ils font boire à leurs électeurs en les prenant pour des imbéciles par une complaisance croissante, cynique et vaine, envers un certain nombre de personnalités qui vivent aux antipodes de la politique pour laquelle ils ont été élus : cette coupe est pleine ad nauseam.

 

Il n'y a qu'une seule issue digne de la France et de son gouvernement : que M. Frédéric Mitterrand quitte ses fonctions.


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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 11:32

C-FAM/NEW-YORK.- Au début de ce mois, l'Organisation des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le gouvernement allemand ont tenu une conférence à Berlin pour promouvoir la « droits sexuels et génésiques ». Bien qu’elle ait été présentée comme un événement « global », les organisateurs de la conférence ont admis avoir délibérément empêché la participation de toute personne des medias ou de la société civile qui ne serait pas en accord avec les « droits génésiques » à l’ordre du jour.

 

Quatre cents délégués, venus de 131 pays, ont participé au “Forum mondial des ONG sur la santé sexuelle et génésique et le développement”. La lecture de la liste des participants à la conférence fait apparaître le “who's who” des principaux groupes qui depuis longtemps se sont fait les avocats du droit à l’avortement, tels que “Catholics” for Choice, Ipas, International Planned Parenthood Federation (IPPF) et Marie Stopes International.


La participation à la conférence s’est faite uniquement sur demande. Les participants potentiels ont dû remplir un long questionnaire et fournir des réponses détaillées sur les activités de leur organisation non gouvernementale (ONG), en particulier la façon dont elle soutient la « santé et les droits sexuels et génésiques », éléments de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

 

Les représentants des médias ont également été soumis à un dépistage rigoureux par les organisateurs de la conférence. Evoquant des « contraintes de place », ceux-ci leur ont demandé de « présenter une demande » pour pouvoir couvrir la conférence, même s’ils s’y rendaient à leurs frais. Il ne suffisait pas aux journalistes d’être missionnés par un media, il leur fallait aussi soumettre trois articles signés de leur main.

 

Deux journalistes, envoyés par la publication la plus conservatrice des Etats-Unis, Human Events, se sont vu refuser toute accréditation au motif que les accréditations étaient réservées « exclusivement aux journalistes de bonne foi (sic) des organisations professionnelles de médias qui ne sont pas liées à des organisations non-gouvernementales de défense »  et, qu’en outre, « à cause du manque de place et pour d’autres raisons », il a été décidé de « refuser toutes les ONG liées à des médias ».


Human Events a répondu en soulignant que les personnes envoyées à la conférence avaient rempli toutes les exigences présentées et en précisant que son organe de presse n’était pas lié à une ONG. Les organisateurs de la conférence sont demeurés inflexibles dans le rejet des deux journalistes.


Deux journalistes accrédités à la conférence de Berlin se sont dit choqués, auprès du Friday Fax, d’apprendre ce refus, en soulignant « qu’il n’y a pas tant de médias ici ». Une journaliste pakistanaise a déclaré, pour sa part, qu’elle n’avait présenté aucune demande et qu’elle n’avait même jamais entendu parler de cette conférence jusqu’à recevoir une invitation de ses organisateurs. Elle a également déclaré que ces derniers avaient pris en charge ses frais de voyage et d’hôtel. Une autre journaliste, indienne, qui a assisté à la conférence, a ouvertement déclaré que pendant qu’elle y assistait comme représentante des médias, elle a été affiliée à une ONG s’occupant du VIH/SIDA et inscrite sur le site web de l’organisation.

 

A la conférence de presse finale, les organisateurs n’ont pas dissimulé leurs préventions contre les journalistes conservateurs. Un journaliste a demandé comment la conférence pouvait prétendre être « le représentant de toutes les ONG du monde » alors que les organisations conservatrices et leurs médias n’y étaient pas accrédités. Gill Greer, Président du Forum et Directeur général de l'IPPF, a répondu que les organisateurs n’avaient souhaité la présence que des représentants de médias spécifiquement en mesure de « faire avancer ces questions de santé des femmes et des droits des femmes ».

Samantha Singson

C-FAM

Catholic Family & Human Rights Institute




EN MARGE DE CES PROPAGANDES
Il n'est peut-être pas inutile de se remettre en mémoire quelques chiffres utiles :

"En 2007, on a enregistré plus d’1.200.000 avortements en Europe, soit un avortement toutes les 25 secondes. Ces dix dernières années, plus de 13 millions d’enfants ont été ainsi éliminés [Lien]"
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 14:04

Au sujet du commentaire apporté par un lecteur musulman à l'article qui nous avons publié plus bas sous le titre : "Les convertis de l'islam aux chrétiens : vous avez un trésor !".

Voici ce commentaire :

"Bof, vous savez, vu le taux de croissance qu'a l'Islam par rapport au christiannisme, je ne m'en fais pas trop...

Allez dans une église et comptez le nombre de personnes présentes : aucune ! Et ça va en empirant (vous êtes même obligés de ramener des prêtres d'Afrique où vous leur avez bourré le cerveau en les colonisant) alors que dans les mosquées... vous ne pourrez pas compter ! Car elles sont remplies !

Ca fait quel effet d'être sur la pente descendante, de voir que plus personne ne croit en vos salades et que tout le monde se rend compte de l'arnaque du christiannisme ?"


Il nous a donc paru utile d'y apporter la réponse suivante.

__________


Cher Monsieur,

il ne vous aura pas échappé que l'article parle du témoignage de musulmans de souche qui, bien que connaissant l'islam, l'ont quitté, et des raisons qui les ont portés à le faire. Ils l'ont quitté malgré des menaces sur eux-mêmes et leurs familles. Vous ne répondez pas à cet aspect des choses, pourtant essentiel et habituel, comme s'il vous paraissait naturel, alors qu'il met en cause un élément pratiquement constant de l'islam : l'intolérance et la violence.

Ainsi que le relève un lecteur, vous paraissez raisonner exclusivement en termes de domination, comme pour dire : "Attendez un peu, statistiquement, on vous aura". Croyez-vous que cela puisse nous imposer le respect de ce que vous défendez ? Aujourd'hui, c'est malheureusement un fait, l'islam est la seule religion au  monde au nom de laquelle on massacre des milliers d'innocents, et qui pratique l'intolérance religieuse comme un élément essentiel de son identité. Cette violence ne suscite-t-elle en vous aucune interrogation ? Ce qui est vrai a-t-il besoin, pour être partagé, de s'imposer par la coercition et la haine d'autrui ?

J'entends bien que vous me rétorquerez qu'il y a eu l'Inquisition et les croisades, et les guerres de religion, et tant d'autres choses, mais je ne vois, quant à moi, aucun inconvénient à reconnaître que les chrétiens aient pu errer ou commettre des fautes, contre eux-mêmes ou contre les autres. C'est la grandeur de l'Eglise, d'ailleurs, d'avoir eu assez de sens de la justice pour le reconnaître devant le monde entier.

La différence - essentielle - est que ces fautes chrétiennes, qui ont pu aller, je vous le concède, jusqu'au crime, constituaient des trahisons objectives des enseignements du Christ, lequel  a enseigné comme un élément fondamental du christianisme l'amour du prochain, jusqu'au sacrifice de soi. C'est pourquoi l'Eglise, d'ailleurs, a pu exprimer ses regrets pour les fautes ainsi commises.

L'amour de soi, jusqu'au sacrifice des autres, paraît en revanche être une constante historique de l'islam, à laquelle il n'a manifestement toujours pas renoncé. La violence est contraire aux Evangiles ; elle paraît être consubstantielle au Coran, le précepte selon lequel il n’y a « pas de contrainte en religion » (v. 256, s. 2), qui ne trouve d'ailleurs à s’appliquer que dans un cadre islamique, n’ayant jamais constitué un obstacle à la guerre devant être menée contre les “infidèles”. Le lecteur qui commente votre intervention fait justement observer, vous ne pourriez que le concéder, que l'islam ne s'est historiquement constitué et répandu que par l'impérialisme, la guerre et l'étouffement de ce qui ne ployait pas devant lui. Ce qui est advenu des vieilles chrétientés d'Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient, après avoir pourtant tellement apporté à la civilisation musulmane elle-même, en est un cruel témoignage.

Ce n'est pas pour faire de la mauvaise polémique que je souligne cela, ni pour vous offenser, mais parce que cela fait partie de l'état de la question qui nous oppose. Le témoignage de ces convertis dont parle l'article ci-dessus le rappelle. Il est dommage que vous ayez esquivé cet aspect des choses, pourtant central dans l'article invoqué.

L'islam porte en lui - ce que des "contestataires" de chez vous déplorent d'ailleurs, sans être entendus, quand ils ne sont pas eux-mêmes persécutés - une difficulté radicale, une contradiction fondamentale avec le service de Dieu dont il se réclame noblement. Le fait de nous menacer d'extinction sous  l'évolution de votre nombre ne change rien à cela, bien au contraire : il ne fait que confirmer par la pratique que la contrainte, la domination ou la violence sont au coeur de votre expansion.

Le problème demeure donc, qui est davantage, finalement, un problème pour vous que pour nous. Malgré la crise que traverse le christianisme, il est vrai - en tout cas en Europe - nous gardons l'assurance de notre foi qui elle, dans l'amour et le respect d'autrui, nous fait adhérer au Christ qui est Vérité et qui a donné à l'Eglise qu'il a fondée les Paroles, les seules Paroles de salut.

Hermas.info
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 12:40

Voici un article publié sur le site de l'Union Populaire Républicaine, fondée par M. François Asselineau, que nous vous invitons à découvrir.

Il ne s'agit pas ici de faire oeuvre de propagande, ou de rabatteur partisan, mais tout simplement d'attirer l'attention sur un site qui propose souvent des analyses intelligentes qui méritent grandement d'être lues. En voici une qui n'intéresse pas que les usagers des transports en commun parisiens mais qui invite, de surcroît avec un réel bonheur d'expression, à réfléchir sur les orientations de notre société - dont notre sentiment est qu'elle glisse, doucement mais sûrement, sur les pentes du totalitarisme.


L’ESPACE PUBLIC SOUS SURVEILLANCE PRIVÉE

 

LES FAITS

 

Le 9 juillet, la RATP a annoncé qu’elle renonçait à intégrer un dispositif de comptage aux 1200 (mille deux cents !) nouveaux écrans vidéo qui seront placés dans le réseau des transports parisiens. Un porte-parole de la régie a précisé que cette décision a été prise « compte tenu des nombreuses questions posées par ces installations ». Cinq associations (Résistance à l’agression publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Big brother awards, Robin des toits et Le Publiphobe) avaient porté plainte pour « violation de la législation sur la vidéosurveillance, ici utilisée à des fins purement mercantiles ». Elles furent déboutées en avril par le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris au motif qu’elles étaient « irrecevables à agir ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), quant à elle, poursuit l’étude de ces dispositifs de comptage et doit rendre un avis sur leur légalité.

 

Quatre écrans haute définition équipés de cette technologie ont été expérimentés en décembre à la station Charles de Gaulle-Étoile avant d’être débranchés suite à des protestations. Grâce à des capteurs, ces écrans principalement publicitaires dits « intelligents » permettent de compter les passants qui les regardent tout en précisant les zones de l’image sur lesquelles leurs yeux se posent. Selon Résistance à l’agression publicitaire (1) (RAP), « des capteurs identiques sont déjà en fonctionnement dans des espaces commerciaux, mis en place à l’insu de tous. Il est à craindre qu’ils soient bientôt mis en œuvre à grande échelle, y compris dans la rue. » Cette association avait présenté le 8 juillet une étude contestant la légalité des écrans qui, selon elle, seraient capables de « déterminer le sexe des passants, leur âge, la couleur de leur peau, le type de vêtements portés », et d’analyser« l’expression faciale ».

 

Le projet est mené par la régie publicitaire de la RATP, Metrobus, filiale des grands groupes Publicis et de JCDecaux. La société Majority Report (2) – dont le slogan est « The eyes of your business » –« mesure et décrit le comportement du consommateur » en fournissant la technologie intégrée aux écrans, celle-ci faisant partie d’une gamme d’outils automatisés collectant des informations sans le consentement des passants. Le dispositif permet en somme d’« instaurer la vidéosurveillance à des fins commerciales et une publicité intrusive via le dispositif Bluetooth », comme le dit Charlotte Nenner, présidente de RAP.

 

La RATP et Metrobus reconnaissent que le système est en effet « composé de capteurs qui détectent les formes des visages orientés vers l’affiche, mesurent le nombre de passages devant l’écran et le temps d’exposition au message » mais minimisent sa portée en affirmant qu’il ne s’agit que « d’un simple système de comptage et en aucun cas d’une collecte d’informations personnelles concernant les voyageurs ». Metrobus précise que « la fonctionnalité Bluetooth est installée, mais non encore activée », et que celle-ci donnera à terme la possibilité aux voyageurs « qui l’auront choisi » de télécharger sur leur téléphone mobile des informations et divers contenus.

 

 

LES COMMENTAIRES DE L’UPR

 

Même si ce n’est qu’un « simple système de comptage » ou un gadget pour ceux « qui l’auront choisi », un tel dispositif n’est pas anodin. En termes symboliques comme en termes d’accoutumance, ce sont les premiers pas qui comptent : sa mise en place permettrait de franchir une nouvelle étape vers la société de surveillance que la littérature de science-fiction a souvent décrite… Privé de l’option de comptage, il reste un vecteur de l’intensification de la pression publicitaire dans les espaces publics. C’est donc une nouvelle victoire du pan-mercantilisme auquel les gouvernants ne cessent de céder du terrain.

 

La pollution publicitaire visuelle et auditive est déjà considérable, que ce soit dans la rue ou dans les médias. Au lieu de s’efforcer de la réduire – voire de la supprimer –, les autorités publiques, bien plus consentantes qu’impuissantes, émettent de timides protestations pour la forme à chacune des « innovations » du marketing, cette technique de vente qui est en train d’envahir de façon très préoccupante tous les aspects des relations humaines. Le Conseil de Paris s’est ainsi contenté d’exprimer des « réserves » sur les installations en question, contestant le dispositif de comptage mais autorisant malgré tout les nouveaux écrans. La RATP et Metrobus reculent sur un point mais obtiennent le principal, en attendant une nouvelle occasion « d’avancer » et de se conformer ainsi au principe bougiste énoncé par le nouveau slogan de la RATP :« On avance, on avance… » Pour un recul, deux avancées en somme.

 

Les petites conquêtes de la société orwellienne à laquelle les puissants du jour semblent décidément vouloir nous destiner ne devraient pas être considérées à la légère ; il conviendrait d’empêcher que les citoyens s’accoutument à cette surveillance qui se fait de plus en plus insidieuse. Car l’invasion publicitaire, le fichage généralisé et la surveillance participent d’un vaste mouvement de recul des libertés publiques et du respect de la vie privée. Il est de plus en plus difficile de se mettre hors de portée de ce totalitarisme voyeur et consumériste. L’observation et l’enregistrement des comportements, que la finalité en soit commerciale ou sécuritaire, ne devraient pas être tolérés. Les services publics, déjà abandonnés à une privatisation progressive et à un alignement sur les techniques managériales et commerciales du monde de l’entreprise, subissent en plus la rapacité des multinationales qui n’y voient que des marchés à conquérir et des profits immédiats à réaliser.

 

Les dirigeants français sont toujours en quête d’un modèle étranger à présenter comme exemplaire (dernièrement la « flexisécurité » danoise) pour dénoncer les prétendus « archaïsmes » de notre tradition sociale et exiger une « modernisation ». Dans le domaine de la surveillance, vont-ils nous proposer de suivre le « modèle » du Royaume-Uni, dont la part dans le total mondial des caméras de vidéosurveillance s’élève à 10%, chaque Britannique étant filmé trois cents fois en moyenne dans une journée (3)?. À les suivre, il y aurait donc là aussi des « réformes » à mener d’urgence pour combler le « retard français ».

 

En 1945 déjà, l’écrivain français Georges Bernanos dénonçait en ces termes l’accoutumance à la surveillance comme un recul des libertés face à la menace totalitaire du « Moloch technique » au service du contrôle social : « L’idée qu’un citoyen, qui n’a jamais eu affaire à la Justice de son pays, devrait rester parfaitement libre de dissimuler son identité à qui il lui plaît, pour des motifs dont il est seul juge, ou simplement pour son plaisir, que toute indiscrétion d’un policier sur ce chapitre ne saurait être tolérée sans les raisons les plus graves, cette idée ne vient plus à l’esprit de personne. Le jour n’est pas loin peut-être où il nous semblera aussi naturel de laisser notre clef dans la serrure, afin que la police puisse entrer chez nous nuit et jour, que d’ouvrir notreportefeuille à toute réquisition. Et lorsque l’État jugera plus pratique, afin d’épargner le temps de ses innombrables contrôleurs, de nous imposer une marque extérieure, pourquoi hésiterions-nous à nous laisser marquer au fer, à la joue ou à la fesse, comme le bétail ? L’épuration des Mal-Pensants, si chère aux régimes totalitaires, en serait grandement facilitée (4). »

 

Pour empêcher que le monde effroyable décrit par George Orwell et redouté par Georges Bernanos ne finisse par devenir réalité, il est désormais urgent que les Français y mettent le holà. C’est assurément l’une des tâches essentielles que doit viser de nos jours la politique au sens noble du terme.

 

Laurent Dauré et Dominique Guillemin

militants de l’UPR - Paris

 

(1) Voir le site Internet : www.antipub.org.

(2) Voir le site Internet (entièrement en anglais) de cette société française :www.majority-report.com.

(3) AFP Londres, le 15 mai 2006. Cité par Le Plan B, hors-série été 2009.

(4) Georges Bernanos, La France contres les robotsin « Essais et écrits de combat », T. 2, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1995 (1947).

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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 18:26

Par Nathalie

Depuis que les médias leur font de la pub, elles et leur niqab, car chacun sait que les médias ont une sainte horreur de tout ce qui touche au religieux, on les voit se promener en centre ville à Bordeaux à présent, les belfégors. Elles étaient rarissimes, il y a quelques mois. A croire qu'elles n'existaient pas. Les médias les ont mises sur le devant de la scène et sous les projecteurs qu'elles peuvent confondre avec la lumière.


Pour jouer les martyrs et gagner le paradis, elles ne répondent pas aux commentaires qu'elles subissent dans la rue, que ce soit aux insultes - j'en ai entendu - aux regards insitants, aux passants qui s'arrêtent et qui se plantent devant elles, ahuris, goguenards, agressifs, au mépris des règles les plus élémentaires occidentales de la politesse : tous ces faits, qui relèvent de l'agression,  doivent être particulièrement difficiles à vivre au quotidien.


La tentation, dès lors, du repli communautaire doit être immense. Un coin, un morceau de société à soi, où l'on semble normale dans le regard des autres, humaine, où l'on se croit protégée et où l'on s'imagine respectée. Sous la toile de tente, avoir un corps qui ne pourra pas - du moins l'imagine-t-elles - être instrumentalisé au point de servir à vendre un yaourt ou un jus de fruit et en fin de compte, cesser - de manière paradoxale - d'aliéner sa personne et son âme au désir et aux fantasmes masculins : : le rêve, et l'espoir, je pense de beaucoup de femmes.


Mais qu'est-ce que cette nouveauté ? Une manière de provoquer une république athée et intolérante qui veut réduire au silence toute expression d'appartenance religieuse, et cette provocation revêt au moins autant de violence que l'interdiction d'expression.


C'est une réponse malade, une réponse même de malades, mais une réponse à un vrai problème social, celui de la réification du corps humain, de la pornographie banalisée, de la violence sociale, médiatique à absorber à toute heure de la journée, de la pathologie identitaire française, du vide de sens de la vie : que propose-t-on aux jeunes et même aux moins jeunes d'ailleurs, même s'ils travaillent ? Quel sens pour leur vie ? Qu'est-ce qui leur est imposé de fait comme but, comme signification à leur vie, comme absolu, et comme vérité, si ce n'est que tout cela n'existe pas, que tout se vaut, et qu'en fin de compte l'existence est absurde en soi ?


Il est très difficile de vivre uniquement pour trouver un emploi, consommer et payer un crédit voiture et un crédit maison, et de s'occuper uniquement à se distraire de son malaise existentiel en s'étourdissant de spectacles tous plus violents, stupides et/ou obscènes les uns des autres, à suivre la mode et à adhérer aux opinions volatiles comme l'éther pour en changer du jour au landemain. L'ennui ne pardonne pas, lui.

 

Nathalie


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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:08

REUTERS.- Les députés ont engagé l'examen de la très controversée proposition de loi UMP qui prévoit la possibilité d'une ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales. L'auteur de la proposition de loi, le député UMP Richard Mallié, a défendu avec force sa proposition de loi vivement contestée par l'opposition, qui estime que cette quatrième mouture a pour objet de "généraliser" le travail dominical. L'examen de ce texte avait été suspendu le 18 décembre dernier à la suite d'incidents de séance et de l'opposition de certains élus de la majorité. Son inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée, prévue pour début janvier, avait été reportée sine die.

Ce n'est que le 18 mai qu'un nouveau texte a été déposé.

Richard Mallié a expliqué que son texte "n'a pas pour objectif d'autoriser tous les commerces à ouvrir le dimanche mais bien d'adapter les règles applicables aux zones touristiques, aux périmètres d'usage de consommation exceptionnel (PUCE) et aux commerces de détail alimentaire".

Le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, a apporté le soutien du gouvernement à ce texte. L'Elysée soutient cette proposition de loi depuis le début et Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de voir ce texte définitivement adopté. Environ 350 amendements ont été déposés sur cette proposition de loi qui compte un seul article. L'examen par les députés devrait s'achever samedi voire dimanche. L'opposition, qui a demandé à bénéficier pour ce débat, comme le prévoit le nouveau règlement de l'Assemblée, d'un "temps législatif spécial", a décidé de défendre tous ses amendements et toutes les procédures contraignantes.


ON CONSULTERA AVEC GRAND INTERET le site du Collectif des Amis du Dimanche, qui tient à jour l'état de cette question depuis le début,  et qui met toujours en ligne une pétition contre le projet gouvernemental, pétition qui a réuni pour l'heure plus de 80.000 signatures. La vôtre en fait-elle déjà partie ? 
A lire, en particulier, l'étude faite sur le sujet par la Fondation Terra Nova, du 6 juillet 2009 : 


Renforcer le travail dominical : une bataille idéologique sans objet

La proposition de loi sur le travail du dimanche sera examinée demain, mardi 7 juillet, à l'Assemblée nationale. Rien ne justifie pourtant d'accroître le travail dominical en France (les français sont d'ores et déjà parmis les européens qui travaillent le plus le week-end). Les dangers d'une telle mesure, en revanche, sont bien réels. La banalisation du travail du dimanche entrainerait mécaniquement la banalisation de sa rémunération, et sera un puissant moteur de désorganisation des équilibres de vie.

Le gouvernement a annoncé sa volonté de renforcer le travail dominical.

Oublions les mauvaises manières en ce qui concerne la méthode : une proposition de loi signée Richard Mallié, faux-nez du projet gouvernemental ; une discussion parlementaire en juillet, dans la discrétion médiatique estivale propice au passage en force. Rappelons que le sujet est sensible et qu’il a donné lieu à de forts désaccords au sein même de la majorité : retrait des amendements du texte tourisme en avril 2009, report sine die de la proposition de loi Maillé et, de manière plus lointaine, échec du projet Devedjian sous le gouvernement Raffarin. 

Sur le fond, le dispositif actuel apparaît globalement satisfaisant. Il pose l’interdiction de principe du travail le dimanche mais présente de nombreux assouplissements. 6 millions de Français travaillent ainsi le dimanche, à titre habituel ou occasionnel. Ces assouplissements couvrent de manière correcte les cas où l’activité dominicale est nécessaire et utile. Le système de dérogations locales, accordées par les maires et les préfets, permet par ailleurs de s’adapter aux réalités et traditions de chaque territoire, et d’opérer ainsi un « maillage fin » au plus près des besoins réels. 

Les comparaisons européennes confirment cette analyse. Avec 7% des salariés qui travaillent habituellement le dimanche, la France se situe dans la moyenne européenne en matière de travail dominical habituel. Elle est même plutôt en haut de la fourchette si l’on y inclut le travail dominical occasionnel (25%). Mieux, la France est le pays européen où l’on travaille le plus le samedi : 70% de travail global (habituel ou occasionnel) pour les hommes, 50% pour les femmes. Au total, et contrairement à une idée reçue, la France apparaît dans le trio de tête des pays européens qui travaillent le plus le week-end. 

Dans ce contexte, rien ne justifie d’accroître encore la charge de travail dominicale des salariés en France. Les arguments économiques (accroissement de la consommation, facteur touristique) ne tiennent pas. Les arguments sociaux (emploi et salaires) sont réels mais sont à relativiser : le cas britannique, notamment, montre que la banalisation du travail le dimanche entraîne la banalisation de sa rémunération. A l’inverse, les études montrent clairement le coût sociétal, en termes de vie familiale et de vie sociale, de la disparition du repos dominical collectif. Le travail le dimanche est un puissant moteur de désorganisation des équilibres de vie.

Au total,  un toilettage a minima de la loi peut le cas échéant être envisagé, afin d’adapter encore plus finement les dérogations aux évolutions des pratiques de consommation, et afin de vérifier qu’aucune activité légitime n’est empêchée. 

Mais c’est avant tout une meilleure application de la loi, dans la gestion des dérogations locales, qui devrait être recherchée. Les dérogations locales sont aujourd’hui largement discrétionnaires, et sources d’aléa et de risque pour les entreprises. Des commissions multipartites (élus, administration, syndicats, représentants des consommateurs et de la société civile) pourraient être mieux à même de les instruire en prenant en compte tous leurs enjeux, économiques, sociaux et sociétaux, au plus près de la réalité locale [Lire la suite ICI].
 
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 12:10

1.-Selon les sentences républicaines de M. Didier BOROTRA, sénateur-maire de Biarritz, il est "honteux" et contraire aux "lois républicaines" qu'un évêque catholique français, titulaire de son diocèse, proteste publiquement et privativement contre cet étalage de vulgarité provocante et de militantisme sectaire qu'est une "gay pride", qui porte atteinte aussi bien à la dignité des croyants qu'à celle des personnes homosexuelles elles-mêmes, réduites aux débordements de leur sexualité.

C'est qu'il y a, en cette société progressiste, des critères qui nous échappent.

En voici un exemple. La femme, voyez-vous, a droit au respect de sa dignité. Elle a droit à égalité de traitement, de considération, d'avancement, de représentation. Osez faire passer une annonce pour recruter spécialement un homme à un poste donné, et vous verrez ce qui risque de vous arriver. Osez prétendre, jusque dans le sanctuaire des églises, que la femme n'y a peut-être pas sa place : sexisme ! discrimination! péché contre la Nation ! Mais dans le même temps, vous voyez, partout, dans la rue, la presse, la télévision, une exploitation inouïe de la femme, ravalée au rang de marchandise commerciale. Voulez-vous vendre une brosse à dents, un voyage, une crème fouettée, une voiture, des double-vitages, une boisson pétillante ou même du droit, à en croire un site d'une avocate parisienne ? Faites usage du corps de la femme, et dénudé de préférence ! On a tellement grincé des dents contre la vision de la "femme objet", prétendument associée aux moeurs ringardes des temps obscurs ! Ah, la belle blague, la grotesque farce ! Jamais l'exploitation de la femme-objet n'aura été aussi visible, collective, massive,  mercantile, triomphante et universelle ! Et entendez-vous jamais protester contre cet état de fait, notamment nos politiciens et donneurs de leçon médiatiques ? Entendez-vous seulement une de nos Militantes attitrée, gouvernementales ou non ? Jamais.

Pour les fameuses "gay pride", itou. Ce qui va dans le sens de la perversion a l'aval des "lois républicaines", à ce qu'il paraît, si l'on en croit M. BOROTRA. Ce qui leur résiste est "honteux". La société progressiste est contre (si, si) le "communautarisme", mais elle considère que les revendications identitaires d'un lobby homosexuel minoritaire constituent une expression pertinente et nécessaire de la vie sociale, une expression légitime et respectable de la liberté, à l'encontre des protestations qu'elles font naître, qui sont  paraît-il contraires aux droits d'expression. Se mêler, de la part d'un êvêque, de rappeler un maire et sénateur à ses devoirs - s'il ne le fait pas, lui, qui le fera ? - c'est s'immiscer dans les "affaires de la mairie" (sic : voir article précédent).


2.- A propos de mairie, un commentaire de nos lecteurs nous invite à pousser plus loin nos investigations, à propos de cette association dénommée les "Soeurs de la perpétuelle indulgence", qui est au coeur de la protestation de Mgr AILLET auprès du maire de Biarritz, le si tolérant M. BOROTRA. Rappelons que ces "Soeurs", qui se présentent comme des "nonnes du XXIème siècle" sont des militantes de l'homosexualité, de la lutte contre "l'homophobie" et de l'avortement, et se proposent, paraît-il, d'accompagner des malades du sida.

Il est intéressant à cet égard de relever qu'une certaine Francine BAVAY, vice-présidente (verte, vous savez, comme les petits bonshommes du même nom) au Conseil régional d’Ile-de-France, a proposé de subventionner cette association dans le cadre de l’action régionale dans le domaine de la santé. De fait, le 28 mai dernier, le Conseil régional, avec le soutien de son président, M.  Jean-Paul HUCHON (PS), a voté cette subvention. Cette somme est destinée - tenez-vous encore mieux - à la « réalisation d’un documentaire destiné à des actions de prévention et d’éducation à la santé notamment en milieu festif » qui coûtera au total 47.927 euros. La région prendra à sa charge cette oeuvre civilisatrice à hauteur de 23.000 euros, la mairie de Paris prendra à sa charge 19.927 euros, et l'Etat, par la Direction générale de la santé, la financera à hauteur de 5.000 euros. Il est donc prévu que ce documentaire sera financé à 100% par les contribuables.

Pour être juste, il convient de souligner que le MoDem, auquel appartient M. BOROTRA, [qui, à Biarritz, défend les exhibitions sacrilèges de ladite association contre l'évêque du lieu], s'est opposé à cette subvention, laquelle n'a été adoptée qu'avec l'appui des partis de gauche (PS, PC, Verts). "Vérité en deçà erreur au-delà...", c'est connu.

On rappellera également que l'AGRIF, c'est-à-dire l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne, a déposé plainte pour détournement de fonds publics. A cette occasion, elle a publié le communiqué suivant :

Le Conseil Régional d’Ile-de-France s’apprête  à voter ce jeudi une subvention de 23 000 €  à l’organisation dite « les sœurs de la perpétuelle indulgence » qui utilise par dérision anti-chrétienne l’image et l'habit des religieuses catholiques. La Mairie de Paris va financer pour sa part à hauteur de 19 927 €.

Ces « sœurs » prétendent sans vergogne militer contre l’homophobie et le SIDA.

Or pour lutter efficacement contre le SIDA il y a d’abord les moyens de la recherche médicale. Les « sœurs » en question qui se promènent dans les gay-pride, ou manifestations dites de « la sainte capote », généralement habillées par devant et dénudées par derrière, ne se préoccupent évidemment pas de recherche médicale ni de subventions sans discrimination aux malades.

Bien au contraire, elles agissent pour une banalisation des mœurs qui sont leur affaire mais qui ne vont pas à l’encontre du développement de cette maladie.

Subventionner leur association de pitoyable carnaval exhibitionniste, c’est d’abord une injure à toutes les religieuses qui, de par le monde, dans les dispensaires et les hôpitaux se dévouent aux malades dans la discrétion et l’humilité, souvent jusqu’au sacrifice de leur vie . Mais cela constitue évidemment un cynique et intolérable détournement de fonds publics.

Aussi l’AGRIF a d’ores et déjà chargé l’un de ses avocats de mettre en œuvre les plaintes qui s’imposent contre l’association, contre le Conseil Régional d’Ile-de-France et contre la ville de Paris. 


Les catholiques, par tous les moyens de droit dont ils disposent, ont le devoir de s'opposer aux groupes destructeurs qui, sous couvert de liberté, écrasent celle des autres, et sous couvert de la loi, méprisent leurs droits et avilissent la société.
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 12:00

Petite enquête impertinente. 

Je ne sais ce qu'il en est de vous, mais l'étonnement et l'inquiétude me gagnent au constat des évolutions vestimentaires qui se manifestent dans notre société. Alors plongeons-nous un peu dans le scénario suivant.

Vous habitez une grande ville, peut-être une banlieue. Un matin, vous sortez de chez vous pour vous retrouver dans les rues qui vous sont familières.

Petites questions :




Y rencontrez-vous des personnes habillées ainsi ? Non ? Vraiment, non ? Vous en êtes sûrs ? Pourtant c’est un habillement alsacien, et l’Alsace est bien un pays de France, et vous croisez probablement des gens qui peuvent être de Colmar, de Bergheim, de Riquewihr, de Strasbourg, de Niedermoschwihr  ou de Sélestat. Non, ça ne vous toujours rien ? C’est bizarre.








Alors peut-être, et sans doute d'ailleurs, rencontre-vous des gens habillés ainsi ?
Regardez bien, ou faites un effort, réveillez vos souvenirs. Si, si, vous allez y arriver... Non ? Vous êtes sûrs de vous ? Pourtant c'est un habillement breton, un habillement bien de chez nous puisque les bretons sont français. Ce n'est pas possible, vous devez bien rencontrer chaque jour des gens qui sont de Landevennec, de Brest, de Plougonvelin, de Locronan, de Morlaix ou du Folgoët ! Non, toujours rien ? Incroyable.






Alors ceux-là, ils ne vous disent rien non plus ? Mais si, bien sûr ce sont des Basques, vous en avez vu sur la place Sainte-Eugénie à Biarritz, un jour de fête, naturellement, mais là, dans votre bus, au croisement de l'école, et sur votre marché ? Non ? Vous le faites exprès, ce n'est pas possible! Pourtant il y a sans doute dans vos quartiers des gens de Mendionde, d'Ustaritz, de Cambo, d'Huart-Cise, d'Espelette, de Bayonne, de Sare ou d'Urrugne ! Ben, décidément...






Alors eux, au moins, gens de Provence, de Malaucène, de Beaucaire et de Ribiers, de Gigondas et de Castellane ?
Pourtant, ce n'est pas possible, là où vous vivez, là où vous allez, il doit bien y avoir, brassages de populations et migrations obligent, des gens que vous croisez, tous les gens, et qui sont de ces contrées, où vous vivez peut-être vous-mêmes! C'est à n'y rien comprendre! 

 



En revanche vous rencontrez peut-être, et même probablement ce genre de chose.

Il n'y a même aucun risque pour vous de rencontrer dans vos rues des gens habillés en costume provençal, basque, breton ou alsacien, non plus que normand ou berrichon, mais vous avez toutes "chances" de croiser des familles ainsi habillées. Cherchez l'erreur !



Et quand vous l'aurez trouvée, cherchez de ce pas l'adresse de votre député
,
pour l'encourager à soutenir l'initiative prise par le député André Gérin, suivi par une soixantaine de députés et Mme Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Ville, pour provoquer la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la burka et le niqab afin d'en interdire le port public, lequel constitue une modélisation de comportements primitifs et une revendication... non voilée d'un modèle de société totalitaire et étranger en tout à notre civilisation.

Pauvre pays !
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 21:27

Par Nathalie
Crise des universités : ce n'est rien de le dire mais la crise est à la mode. Il FAUT qu'il y ait une crise. C'est très tendance, c'est la “crisattitude”.

Depuis le mois de janvier, « il y a eu au maximum entre 12 et 15 semaines de cours, il y a 15 heures de cours par semaine on peut mettre les bouchées doubles pour assurer un plan de rattrapage », a assuré la ministre, Valérie Pécresse

Bien entendu, personne ne peut contredire le constat alarmant de l’Université française : paupérisation matérielle, faible engagement financier par étudiant au regard des moyennes européennes, déficit d’enseignants, trop peu de bourses et d’aides au logement. Et la liste est trop longue pour la dresser ici. Et surtout, oui, l'enseignement, de la maternelle à l'Université, vit une débâcle pédagogique et spirituelle considérable depuis plus d'une quarantaine d'années.

Oui, mais :

En réalité, on se demande bien comment ils vont en sortir, de cette crise. Déjà, certains envisagent une solution radicale : celle de valider le semestre, tout simplement. C'est commode et à bas prix en effet. Pourquoi ne pas donner le diplôme carrément ? La solution, si c'en est une, est très séduisante. Diplômé sans rien avoir appris, sans rien avoir travaillé, gratis. C'est à cela, en fin de compte que visent ces grèves et ces blocages à jet continu. Et je le comprends. Si j'avais glandé manifesté toute l'année en jouant à la « soixantehuitarde », en rejouant et en essayant d'imiter des combats de la jeunesse de papa, j'aurais bien fait la même chose. L'heure de l'échéance fatidique des examens arrivant, quelle autre porte de sortie est-ce que j'aurais pu trouver ?

Chaque année, c'est pareil. 2007 avait vu se jouer le même drame : certains étudiants pensent-ils réellement réussir...avec encore plus de la même chose, qui a démontré que cela ne marche pas ?

Faisons un petit retour en arrière à la génération précédente : qui se rappelle de l'université de Vincennes ? Le 13 janvier 1969, ouvrait le Centre universitaire expérimental de Vincennes, né dans le sillage de Mai 68 (expérience née sous la présidence du Général De Gaulle ; N. Sarkozy aurait-il été aussi libéral ?) En 1980, "Vincennes", à l'initiative de Jacques Chirac, maire de Paris, et sur ordre d'Alice Saunier-Seité, Ministre des Universités, est expulsée du Bois de Vincennes, et les bâtiments sont rasés puis l'université est transférée à Saint Denis.

Que s'est-il passé ?

L'université de Paris VIII a été secouée à plusieurs reprises par divers mouvements sociaux, grèves, blocages, etc. dans une ambiance de gabegie permanente... En 1977, la lutte des étudiants non-inscrits prend une forme particulièrement violente puisque le Président de l'université, Pierre Merlin, est séquestré puis passé à tabac en présence de plusieurs centaines d'étudiants. En 1979, l'université est occupée par un collectif de mineurs en fugue.

Or, l’Université publique à le monopole de la délivrance des grades : licence, master, doctorat. Les établissements privés (qui ne peuvent, depuis une loi de 1880, porter le nom d’université) ne délivrent ces diplômes que sous le sceau d’une université d'État avec laquelle ils ont passé une convention, ou grâce à un jury rectoral, si le recteur le veut bien. La liberté de l’enseignement supérieur, reconnue en 1875 a été limitée depuis la loi de 1880.

Pour autant, en décembre dernier, a été signé un accord entre le ministère français des affaires étrangères et le Vatican, prévoyant une reconnaissance par la France des diplômes délivrés par les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège, non seulement des diplômes canoniques, mais aussi des diplômes profanes.

Bien entendu, les tenants inconditionnels de la laïcité et du monopole public (par “laïque”, il faut entendre “athée”, les deux mots sont synonymes en France) sont montés au créneau. Las, car, en fin de compte, le texte a été publié par le Journal officiel sous forme d’un décret signé par le Président de la République et par le ministre des affaires étrangères : conséquence, si le Vatican reconnaît tel établissement privé français (catholique) ou tel diplôme, la reconnaissance du diplôme par l'État français sera acquise automatiquement !

Inutile de préciser qu'entre les deux formes d'enseignement, l'idéologie et la pédagogie n'ont rien à voir l'une avec l'autre :

Pour l'école catholique, en théorie et au-delà de la très importante transmission des savoirs et de la culture, son devoir est de témoigner du Christ et de l’Évangile sous les formes appropriées aux jeunes qui lui sont confiés.

« L’école catholique revêt une importance considérable dans les circonstances où nous sommes, puisqu’elle peut être tellement utile à l’accomplissement de la mission du peuple de Dieu et servir au dialogue entre l’Église et la communauté des hommes, à l’avantage de l’une et de l’autre. » (1)

Quant à l'enseignement public, ses buts, ses tenants et ses aboutissants semblent plus obscurs : s'il ne s'agit plus tellement de transmettre des savoirs, de construire une personne capable de vivre en société et responsable de sa vie, alors quoi ? Mis à part la transmission d'une certaine idéologie absconse, qui ne doit surtout pas servir à préparer l'individu à sa vie professionnelle, ni participer à la construction de sa culture générale, ni même à sa vie tout court.

Les mouvements étudiants de ces derniers mois vont-ils aboutir au destin de l'université de Vincennes ? Au vu des événements de ces derniers mois, et même de ces dernières années, on pourrait le craindre. D'autant plus que l'Université et ses enseignants se sont totalement discrédités. Est-il besoin de rappeler que les étudiants en grève et en mouvements sociaux n'ont pas leurs diplômes, eux, et qu'ils n'ont pas encore trouvé une place dans la société ? Les enseignants qui les ont manipulés et poussés seront-ils là, le moment venu, pour défendre leur situation, les aider à trouver un travail et à le garder dans de bonnes conditions ?

Entre les deux, le choix peut-être vite fait, et beaucoup franchissent le pas.

Nathalie
Blog ANIS VERT
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