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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 15:10

Par L'Equipe d'Hermas

PRIX 2011 DE LA CARPETTE ANGLAISE

 

 

Saluons ici une très belle initiative. Elle permet d'épingler la cuistrerie d'une pseudo-élite qui, à mesure que le temps passe, de décennie en décennie, se nourrit d'inculture croissante. Nous adressons à l'heureux bénéficiaire du Prix toutes nos félicitations pour cette distinction fort méritée.

Hermas.info 

 

COMMUNIQUÉ

 L’académie de la Carpette anglaise (1) s’est réunie le 15 décembre 2011. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2) et littéraire.

Au deuxième tour de scrutin, par huit voix sur douze, la Carpette anglaise 2011 a été décernée à M. Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, pour promouvoir avec vigueur l’usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour faire de la télévision publique en anglais aux heures de grande écoute (sous-titré en français) un des enjeux de son parti et de la prochaine élection présidentielle (article disponible en ligne, intitulé « Les Français must speak english », 3 février 2011).

Le prix spécial du jury à titre étranger3 a été décerné au premier tour de scrutin, par onze voix sur douze, à la compagnie Ryanair, présidée par M. Michael O’Leary, pour avoir imposé, en Espagne, aux femmes enceintes de plus de vingt-huit semaines un certificat médical exclusivement rédigé en anglais, y compris pour les vols intérieurs (menaçant de ne plus desservir les aéroports ne se pliant pas à cette exigence). (AFP, Madrid, 13 septembre 2011.).

Anne Cublier, Hervé Bourges, Benoît Duteurtre, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.

 

Consulter, sur le Prix de la Carpette anglaise, le présent site. 


_______________


(1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.



(2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC). 

(3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 15:18

Par Pedro LOPEZ - Asociación Grupos de Estudios de Actualidad [AGEA] - Traduction française : Pierre GABARRA

 

Univers.jpgAGEA.— Il est fréquent de rencontrer, dans des textes qui traitent de l'écologie et de l'environnement, des commentaires selon lesquels la civilisation judéo-chrétienne serait à l'origine du pillage de la nature, par l'introduction de sa notion de « domaine » (dominium).

 

Il ne fait aucun doute que ce despotisme soit présent dans la conception moderne de la nature, comprise à l'instar d'une ressource disponible pour accroître un compte-courant, mais il s'agit là d'une idée complètement hétérodoxe et étrangère à la conception chrétienne.


Il suffit de se reporter aux sources de la Genèse pour constater que ce préjugé est faux. Dès le premier chapitre, au verset 26, il est dit que Dieu a créé le premier couple humain à son image et à sa ressemblance, et qu'il l'a mis à la tête de la création, pour commander à ce cosmos merveilleux. Un peu plus loin, au verset 28, nous trouvons un texte susceptible de recevoir plusieurs sens : « Et subicite eam et dominamini ». Souvent il est traduit ainsi : « Remplissez la terre et soumettez-la », commandement du Seigneur. Cependant, cette traduction ne recueille pas tout le sens original du texte. « Subicio » signifie « placer en-dessous de », « sub-ordonner », ce qui exprime en même temps une mise à disposition de l'intelligence, sous la lumière de la raison, pour qu'elle exerce son examen et son activité ordonnatrice.

 

De fait, dans le deuxième chapitre de la Genèse, il est dit que le premier homme donna des noms à tous les animaux des champs. Nommer, dans le langage de la Bible, a un sens précis : la connaissance et la priorité sur ce qui est nommé, avec une connotation amoureuse. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut également comprendre que, par la suite, il soit dit de l'homme et de la femme qu'ils « dominent » - « dominamini » - la création tout entière. Cela signifie qu'ils gouvernent, qu'ils subordonnent – en l'ordonnant – cette création qui dépend d'eux.

 

Toutefois, ceci serait incomplet si n'était également indiqué la manière de le faire. Dans le deuxième chapitre, au verset 15, du livre de la Genèse, il est précisément indiqué ceci : « (…) ut operaretur et custodiret illum ». L'homme et la femme sont faits pour travailler la création, veiller sur elle avec soin et la conserver.


Par conséquent, cette idée monstrueuse selon laquelle l'homme devrait se comporter de manière absolutiste, capricieuse et despotique avec la création est étrangère à la pensée chrétienne, parce qu'elle est contraire à l'ordre de la nature. Elle correspond bien, en revanche, à une approche rationaliste, peut-être fondée sur le désenchantement de l'univers (Max Weber).


La vision chrétienne conduit à une toute autre approche : la création tout entière doit être prise « en charge », pour être conduite à son terme, selon le plan originaire de Dieu, par la médiation du travail. En conséquence, l'être humain est constitué comme un administrateur intelligent qui doit faire fructifier les dons qu'il a reçus en les aimant, en respectant la grandeur et la beauté de la nature, laquelle ne lui appartient pas, mais lui a seulement été confiée.

 

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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 13:20

Par L'Equipe d'Hermas

PUBLIC SENAT - "La commission des Affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a donné un avis favorable mardi matin à des amendements vidant de sa substance le texte, a-t-on appris auprès de la commission.

"Deux amendements identiques, qui suppriment le premier article instaurant le principe de la légalisation de l'euthanasie, présentés par la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange et par le sénateur RDSE (à majorité Radicaux de gauche) Gilbert Barbier ont d'abord été adoptés.

"Ensuite six autres amendements de suppression des six autres articles de la proposition de loi, présentés par M. Barbier ont reçu un avis favorable de la commission. La présidente centriste de la commission, Muguette Dini, et le rapporteur du texte, Jean-Pierre Godefroy qui étaient contre ces amendements ont été mis en minorité (...)

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Publié dans : Société - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 20:32

Par L'Equipe d'Hermas

Alliance pour les Droits de la Vie.

 

Chers amis,

Vous faites partie des 39 450 premiers signataires de notre Appel contre l’euthanasie.

C’est le 25 janvier prochain que se déroulera ce débat à haut risque au Sénat, suivi d'un vote.

L’Alliance pour les Droits de la Vie est fortement mobilisée.

Exclusif : vous trouverez sur notre site www.fautpaspousser.com des informations inédites sur trois pays européens où l’euthanasie est aujourd’hui légale. Essentiel à connaître pour argumenter.

Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour augmenter encore le nombre de signataires et peser dans le débat.

Vous trouverez ci-dessous le message que nous vous proposons d’adresser autour de vous.

Restons mobilisés !

l'équipe de l'Alliance pour les Droits de la Vie

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Proposition de message de mobilisation d’urgence 

Objet : l’euthanasie arrive au Sénat le 25 janvier 2011.

Cher NN,

Connais-tu l'Appel Stop à l’euthanasie, et l'as-tu déjà signé ? C’est aujourd’hui urgent pour contribuer, avec l’Alliance pour les Droits de la Vie, à bloquer cette menace. Pour signer et avoir plus d’informations, voir www.fautpaspousser.com. A noter sur ce site : des infos exclusives sur ce qui se passe réellement dans les pays ayant légalisé l’euthanasie.

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Publié dans : Société - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 14:25

Par Pierre GABARRA

1815059632_small_2.jpg Un curieux sondage a eu lieu en Espagne récemment, sur fond à la fois de Coupe du monde de football exemplaire, pour son équipe, et de désordres politiques profonds, chez elle.

 

Selon ce sondage, environ 63 % des espagnols penseraient que l’équipe espagnole, “la Roja”, symbolise l'union de l'Espagne, et environ 56% qu'elle offre aux politiciens un bel exemple d’unité, alors que l'Espagne est tiraillée notamment par ses vieux démons d’indépendantisme, au Pays Basque et en Catalogne.

 

Le journal La Razón note :

 

« L’Espagne a offert mercredi [contre l’équipe allemande] un exemple d’unité. Les idéologies sont restées en retrait, ainsi que les intérêts partisans, la politique… Le sentiment espagnol était celui d’un orgueil légitime, et il était placé au-dessus de tout. La “Rojigualda” [NdT : le drapeau espagnol], bien souvent reléguée par d’étranges complexes ou des rhétoriques identitaires, retrouvait ici sa place dans les rues. Tous voulaient être l’Espagne, tous étaient l’Espagne et voulaient le montrer, sans complexe ».

 

Puis il poursuit, non sans lyrisme :

 

L’une des clés de la Sélection nationale est la bonne ambiance qui règne entre tous les joueurs. Ils sont une équipe avec des majuscules. Leur sélectionneur, Vincente del Bosque, répète que dans cette équipe, personne ne pense à soi-même, mais au collectif. Même David Villa, le “Pichichi” [NdT : trophée qui récompense le meilleur buteur de la Ligue espagnole] de la Sélection et du mondial, affirme que ce qui importe n’est pas celui qui marque dans le but adverse mais l’intérêt du groupe. Les valeurs de l’engagement, de l’union, de l’optimisme, le besoin de prendre du plaisir à jouer et de le faire bien transforment leur jeu en quelque chose d’épique, en art. Cette union, exprimée sur le terrain de jeu, est celle qui fait tant défaut sur celui de la politique. C’est pourquoi 56,3% des citoyens pensent que le travail de la Sélection nationale, dans lequel a été démontré que l’union fait la force, devrait servir de leçon aux politiciens espagnols. »

 

Intéressant, non ? Que dire alors de la Sélection française, de ses grenouillages d’“ego” et d’ambitions personnelles, dans une formation qui n’a jamais été une équipe, sous la direction sans autorité d’un entraîneur autoritaire qui n’a jamais été un chef, donnant le sentiment qu’il lui suffisait de croire à ses propres discours pour embellir la réalité ? Un miroir peut-être bien exact de la situation de notre propre classe politique. Le sport, décidément, réserve parfois d’étonnantes leçons de chose.

 

 ALLEZ L'ESPAGNE !

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Publié dans : Société - Communauté : Praedicatho.com
Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 13:23

Par L'Equipe d'Hermas

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, parce qu'ils reviennent juste d'une retraite à Tamanrasset ou d'une longue cueillette de Calycophyllum du côté de la forêt péruvienne, on se dispute en ce moment la coupe de foute-balle. Ou on se dispute autour, c'est selon. Tout le monde y va de sa sauce, et naturellement, au premier chef, les politiciens - c'est l'habitude de rebondir. D'un ton très docte, chacun apporte son analyse, sur ce qu'il fallait, ce qu'il faut faire, ce qu'il n'aurait pas fallu et ce qu'il faudra faire.

 

Bon, ne nous attardons pas trop à cette affaire nationale qui, pour la formation [tout le monde a bien compris qu'il n'y a pas plus d'équipe que d'entraîneur] des "bleus" [et Dieu sait s'ils en prennent !], aura commencé dans la tricherie pour s'éclafoirer dans le ridicule.

 

Petite étincelle, qui nous vient de l'équipe d'Angleterre.

 

wayneRooney_170610.jpg Les connaisseurs connaissent le nom de l'attaquant Wayne Rooney, joueur de l'année 2010 en Angleterre et auteur de plus de 100 buts. Mais cet Anglais est d'origine irlandaise, et comme tout bon Irlandais qui se respecte, il est catholique.

 

Catholique, il ne s'en cache pas, tout au contraire, puisqu'il porte depuis quatre ans un chapelet autour du cou, notamment lors de ses entraînements, dont on dit qu'il lui aurait été offert par son épouse - elle-même fervente catholique. Il y a peu, Wayne Rooney a déclaré lors d'une émission de télévision qu'il aurait pu être prêtre parce qu'il a beaucoup profité de l'éducation religieuse qui lui a été donnée depuis l'enfance.

 

Voilà qui nous change un peu - et même beaucoup - de certains relents qui se dégagent actuellement, à bien des égards, de la formation française, à laquelle nous souhaitons un bon et prompt retour en ses foyers.

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 16:07

Par L'Equipe d'Hermas

Drap.jpeg

 

 

bigear10.jpg

 

L'Equipe d'Hermas.info s'associe de grand coeur et par ses prières à la famille du Général Marcel Bigeard (1916-2010), décédé hier, 18 juin 2010, à l'âge de 94 ans.

 

On consultera avec grand intérêt la page consacrée à ce grand soldat sur le site Wikipedia. L'occasion sera sans doute donnée de reparler non seulement de ses combats mais de ses ouvrages.

 

C'est peu de dire qu'il quitte une société civile et des politiciens [qui se sentent obligés, aujourd'hui, de faire soudainement son éloge] qui n'étaient pas dignes de lui.

 

Petit exercice de M. Hervé Morin, parlant du "style" du Général Bigeard :

 

"Ce style, cet esprit, il les résumait par ces mots : l'astuce et la fougue, l'audace et la furia francese, l'intelligence du combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manoeuvre, la souplesse de l'approche, (1), tout cela qui rend le parachutiste français le plus para des aéroportés".

Mon général, sachez que l'amour passionné et jaloux de votre chère France, que vous laissez en héritage, sera précieusement transmis" (sic)

 

M. Morin n'a pas dû avoir beaucoup l'occasion d'ouvrir un livre de l'intéressé.

 

__________

 

(1) NdR : Au regard des circonstances et de ce que des esprits chagrins ont récemment appelé "la pelle du 17 juin", toute ressemblance avec une équipe existante ou ayant pu exister est évidemment purement fortuite...

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 12:00

Par Communiqué IPF
L’Institut de Politique Familiale (IPF) a présenté son rapport annuel au Parlement Européen sur l’Evolution de la famille en Europe.

Le vieillissement de la population, la baisse de la natalité – 775 000 naissances annuelles en moins – la montée de l’avortement – 1,2 millions d’avortements – l’effondrement de la nuptialité – 725 000 mariages de moins- l’explosion des ruptures familiales – 1 million de divorces – et les effets de la solitude résultant de la réduction des foyers sont les plus graves problèmes posés à l’Europe.

Depuis 1990 à aujourd’hui les 28 millions d’avortements observés dans l’Union Européenne (UE) font de l’avortement la première cause de mortalité. De plus, depuis 1997, 10,3 millions de divorces sont venus affecter la vie de 18 millions d’enfants.

L’EUROPE EST ENTREE DANS UN HIVER DEMOGRAPHIQUE SANS PRECEDENT. LA SITUATION ACTUELLE EST PREOCCUPANTE ET DEBOUCHE SUR LES PERSPECTIVES D’UN FUTUR CATASTROPHIQUE.

On observe cependant une sensibilité croissante aux questions touchant à la Famille sur le plan théorique, mais les politiques familiales concrètes sont encore clairement insuffisantes et même, paradoxalement, en diminution du point de vue budgétaire – L’aide à la famille a baissé de 2,1% du PIB au cours des 10 dernières années –, avec de grandes disparités suivant les pays. En outre la problématique familiale n’est généralement pas abordée dans son ensemble. (Bruxelles, 11 Novembre 2009) L’Europe se trouve à un Carrefour historique : soit s’engager de façon vraie et totale en faveur de la famille, de la maternité et de l’enfance, soit continuer avec le système des aides insuffisantes qui est à la base de la situation préoccupante actuelle et des perspectives de futur catastrophiques, a affirmé Eduardo Hertfelder, président de la fédération internationale de l’Institut de Politique Familiale (IPF).

En effet les indicateurs de population, de natalité, de nuptialité et de ruptures familiales se sont largement dégradés au cours de ces 28 dernières années. Les données du rapport sur “l’Evolution de la Famille en Europe 2009” sont éloquentes et décisives. L’Europe est entrée dans un hiver démographique et l’Europe est en fait déjà un continent vieillissant – les personnes de plus de 65 ans sont plus nombreuses de 6,5 millions que celles de moins de 14 ans –. Le problème de la dénatalité est devenu critique puisque chaque année naissent moins d’enfants (775 000 naissances de moins qu’en 1980) et, en plus, les un million deux cent mille avortements actuellement pratiqués en Europe font de l’avortement la principale cause de mortalité – avec le cancer – sur notre continent. On assiste enfin à un effondrement de la nuptialité, avec toujours moins de mariages et toujours plus de ruptures – un million de divorces par an – et des foyers qui se dégarnissent (deux foyers européens sur trois ne comportent aucun enfant.

Les effets en sont constatables, poursuit Eduardo Hertfelder, dans les domaines économique et social. Sur le plan économique, le vieillissement de la population provoque une augmentation des dépenses publiques liées au paiement des retraites et des frais de santé. Cette augmentation, intrinsèquement liée à la baisse des recettes dues au déficit de la natalité en arrive à conduire à une suppression de prestations sociales et au final à la faillite des systèmes de retraite et de santé. Quant aux effets sociaux, il devient chaque jour plus évident que la société se délite du fait de la généralisation de la rupture familiale, de l’individualisme croissant qui en résulte et de la perte des valeurs et références nécessaires à toute vie en société.

II est donc nécessaire, conclut le président de l’IPF, de réorienter les politiques familiales que mettent en oeuvre les différentes administrations des Etats de l’Union pour qu‘elles prennent en considération la famille en tant que groupe social afin de l’aider à jouer son rôle. Une politique familiale qui prenne en compte tout ce qui concerne le groupe familial en tant que milieu affectif, éducatif, économique et social suppose qu’on ne légifère pas seulement en termes d’individus, mais aussi en termes et en fonction des personnes qui vivent en famille. Une politique familiale limitée exclusivement aux politiques sectorielles ou à une perspective visant les membres de la famille comme s’ils étaient des individus indépendants sera toujours une politique familiale incomplète.

Ces considérations font partie des conclusions du rapport annuel sur l’ “Evolution de la Famille en Europe 2009” que l’Institut de Politique Familiale (IPF) a présenté aujourd’hui au Parlement Européen [l’étude complète avec tous les graphiques et la base documentaire se trouvent sur le site web de l'IPF].

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 14:46

Par Michel Mourlet
Communication de M. Michel Mourlet, 18 octobre 2009
Un texte à méditer au moment des débats sur "l'identité française"


Mesdames, Messieurs,

La langue française est menacée et attaquée de toutes parts. Nous en faisons l’expérience à longueur de journée. Pour quiconque reste un peu sensible à la justesse, à la précision du vocabulaire et à la correction de la syntaxe, ouvrir un journal, allumer un récepteur de radio ou de télévision, lire dans la rue certaines affiches, parler avec un commerçant, un banquier, un balayeur ou un ministre est devenu une épreuve qui exaspère les uns, accable les autres et ne peut laisser personne indifférent.

 


Il y a à peine un demi-siècle, dans les microphones de ce qu’on appelait alors la Radiodiffusion-Télévision française, un présentateur tel que Léon Zitrone maniait encore avec aisance l’imparfait du subjonctif. Les instituteurs et les professeurs apprenaient à leurs élèves l’orthographe et la grammaire. Le monde de la finance, celui des sciences, de la médecine,  utilisaient des mots français, compris de tous. Aucun publicitaire n’aurait osé, ni même songé, à imposer sur le sol français l’usage exclusif d’une langue étrangère, comme cela fut décidé à Cannes en 1996 dans l’enceinte du festival international de publicité. Je n’ai pourtant pas le souvenir que la fidélité à notre idiome, en ce temps-là, ait terni le moins du monde notre rayonnement économique, scientifique et culturel, empêché aucune alliance d’intérêts avec d'autres pays, ni entravé la circulation des biens à l’intérieur de nos frontières.

 


Que s'est-il donc passé depuis, pour qu'une majorité de nos compatriotes, entraînés par le mauvais exemple des nouvelles classes dirigeantes, renoncent à un apprentissage convenable de leur langue et abandonnent celle-ci peu à peu au bénéfice de l'anglais ?

 

Plusieurs causes internes et externes, que nous avons maintes fois analysées avec le sentiment assez décourageant de bavarder dans le désert, se sont conjuguées  et continuent d'agir ensemble pour produire cet effet désastreux. Il ne s'agit pas seulement de ces utopies soixante-huitardes qui ont transformé le champ autrefois fertile de nos humanités en un laboratoire permanent d'expériences chaotiques, se supplantant les unes les autres sans jamais admettre leur faillite ; ni du snobisme assez débile des élites parisiennes, jargonnant entre elles un anglais de cuisine pour se distinguer du vulgaire comme Diafoirus le latin ; ni même de ces flux migratoires incontrôlés qui sont autant de torrents propres à emporter les digues de notre grammaire, fût-elle élémentaire. Notre réflexion aujourd'hui est invitée à se porter vers un point plus excentré, vers une tendance encore plus générale et qui relève de ce qu'on nous autorisera à nommer, en détournant légèrement le mot de son sens premier, la "géolinguistique", non comme étude géographique des langues, mais comme une branche encore insuffisamment prise en compte de la géopolitique. 

 

 

La géolinguistique ainsi désignée pourrait se définir sous les espèces d'un appareil de moyens d'ordre linguistique, destinés à atteindre un résultat d'ordre politique ; et aussi sous l'aspect des effets que peut subir une langue par l'action – volontaire ou non – d'une politique. Ces moyens, ces effets sont loin d'être négligeables ; ils sont même, à certains égards, primordiaux, et l'on doit s'étonner qu'il se trouve si peu d'observateurs de la chose publique pour y prêter attention. 

 

 

Hormis les divers événements, circonstances ou états d'esprit auxquels nous avons fait allusion, que s'est-il donc passé d'assez important, durant ces cinquante années,  pour que l'abaissement de notre langue amène des membres du gouvernement de la France, pourtant garants de l’usage du français « langue de la République », à recommander de « ne plus considérer l'anglais comme une langue étrangère » sur notre propre territoire ? Qu'est-il arrivé pour que des savants français se croient obligés de décrire en anglais leurs découvertes, quitte à en être dépossédés plus vite, pour que l'État ait accepté de marginaliser ipso facto le français dans la procédure de dépôt des brevets en signant le protocole de Londres, pour que l’un de nos plus grands aéroports, celui de Lyon, ait tenté de se baptiser Lyon Airport ?

 

 

Il s’est produit deux événements majeurs : la dislocation de l’empire soviétique, qui formait contrepoids à l’impérialisme hégémonique des États-Unis, et la construction européenne, cristallisée autour du funeste traité de Maëstricht, qui a révélé clairement les visées fédéralistes du super-État artificiel, ou plutôt de l’hypermarché global, destiné par ses concepteurs, dès l’origine, à s’établir sur les ruines de nos nations.

 

 

À l’évidence, la transformation de la planète en un immense réseau de trains de marchandises, au trafic réglé par un chef de gare américain et l’établissement – ou plutôt l’establishment –  à Bruxelles et Francfort d’un de ses principaux dépôts, n’ont que faire des nations et des patries. Et il va de soi que les communautés historiques peuplant  ces entités inutiles ne sont pas moins embarrassantes : les membres des communautés enracinées et diversifiées seront donc amenés par tous moyens démocratiquement convenables à se couper de leurs racines pour mieux se fondre dans le grand  troupeau mondial des moutons consommateurs. D’où, pour compenser en apparence cet appauvrissement de substance humaine, l’accent mis par le Nouvel Ordre moral sur des abstractions dépourvues de vibrations sensibles, telles que la « citoyenneté » (au sens de « civisme »), la « solidarité », la philanthropie télécommandée. Pris isolément, chaque mouton est un individu tout nu, nombriliste, drogué de tranquillisants matériels, grelottant dans le noir ; mais agrégés ensemble, ils sont tenus d’écouter la même musique abrutissante, d’avaler les mêmes slogans de la Parole Unique, de brouter le même hamburger dans les mêmes Mac Do, rire aux même sitcoms et surtout parler la même langue qu’on désignera tantôt par l’appellation pidgin, tant par globish, en bonne voie chez nous sous forme de franglais américanoïde.

 

 

On aperçoit ici sur quoi portent le débat et  l’enjeu de la langue. Ils portent sur le point de jonction de la nation, de l’individu et du langage. Et comme le principal support de toute pensée est le principe d’identité qui exige qu’A ne puisse être non A, nous ne pourrons faire l’économie de nous remettre en mémoire quelques définitions rapides : qu’est-ce qu’une nation, qu’est-ce qu’une culture nationale, une identité nationale, une langue nationale ? Et, brûlante question, quels intérêts, quels liens rattachent l’individu muni seulement de son identité individuelle à ces ensembles qui le dépassent : sa langue, sa culture, sa patrie ? Autrement dit, que lui apporte ou lui retire l’opération de déracinement culturel national auquel il est soumis ?

 

 

À plusieurs reprises, déjà, j’ai employé indifféremment à dessein les deux mots « nation » et « patrie » qui sont loin d’être synonymes. C’est que les choses à dire sur la langue nationale qui est aussi notre langue maternelle ne se satisfont guère d’une définition purement juridique de la nation. Même Renan, dans sa célèbre conférence de 1882, Renan à qui on a parfois reproché de trop privilégier dans son analyse du concept de nation le lien volontariste au détriment du lien charnel, Renan rejoint le Barrès des grands romans de l’Énergie nationale. Permettez-moi de le citer longuement :

 

 

« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime : les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. […] On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. »

 

 

Vous constatez, Mesdames et Messieurs, que Renan lui aussi tient pour quelque peu interchangeables les termes « patrie » et « nation ». Le motif en réside dans cette notion qu’il invoque de « principe spirituel ». Un tel principe ne saurait se contenter d’un contrat, d’une formalité d’entrée ni même d’un serment, comme on le prétend de nos jours, et même peut-être on le croit. L’homme ne s’improvise pas, nous dit Renan ; le citoyen non plus. Il est le produit d’une lente maturation et d’un nombre suffisant de générations pour se sentir responsable et fier du passé collectif, pour s’en sentir blessé aux temps sombres, dépositaire toujours. Et dans ce dépôt enrichi par les siècles, il y a la langue.

 

Renan passe un peu vite sur la langue, qu’il range parmi les facteurs relativement annexes de la nation. Il convient de remarquer aussi qu’il n’emploie à aucun moment dans son discours, bien que l’idée y soit partout présente,  l’expression « identité nationale ». Cela ne doit pas nous surprendre. Renan réfléchit et écrit à une époque où ni la langue française ni la nation française ne se sentent menacées dans leur existence. Une défaite, au contraire, et la perte de deux provinces ont ravivé comme jamais le sentiment national. Rien de ce que Renan observe autour de lui ne saurait l’inciter à méditer spécialement sur la langue et l’identité françaises. Il s’intéresse davantage aux limites géographiques, à la naissance des nations, à la volonté commune d’assumer des souffrances et de les surmonter.

 

 

Nous nous trouvons cent vingt-sept ans plus tard dans une tout autre situation. Ce n’est plus une défaite qui conditionne et oriente notre perception du destin de la France, mais un encerclement, par un concours de volontés pour partie malignes, pour partie irresponsables et aveugles, qui, à l’extérieur comme à l’intérieur de nos frontières, s’attaque tantôt sournoisement, tantôt délibérément à la France, afin de  la mélanger, pardonnez-moi cette métaphore de cuisine, au potage apatride euro-mondialiste, dont la moulinette est le langage véhiculaire anglo-américain.

 

 

Car la langue, Mesdames et Messieurs, avant de devenir par le lent travail d’une civilisation chargée d’œuvres l’âme même  du corps social, est d’abord par excellence le vecteur de communication, et conséquemment d’action, de toute collectivité humaine. Lorsque cette collectivité forme un peuple et que ce peuple bâtit, consolide, protège sa maison qui est la patrie, et aussi lorsqu’il en sort pour l’agrandir, la langue nationale est d’abord son meilleur outil et son arme. On l’a bien vu  tout au long de l’histoire des conquêtes et de la colonisation. Sous une forme moins brutale, plus insidieuse et d’autant plus dangereuse, on le voit encore aujourd’hui ; et c’est nous qui en sommes victimes. L’une des premières mesures que prend le conquérant sur le territoire du plus faible est de s’assurer la maîtrise des vecteurs de communication, c’est-à-dire de priver l’adversaire de son principal moyen d’organiser sa défense.

 

 

Cela, c’est l’aspect si l’on peut dire matériel et pratique du rôle de la langue, instrument de la maîtrise du monde parce qu’elle en désigne et nomme les éléments, qui sans elle resteraient un chaos innommé. Cette maîtrise, il va de soi, est plus grande, elle est plus complète, au sein de la langue maternelle, c’est-à-dire pour nous la langue française, que si d’aventure on se hasarde, surtout sur son propre sol, à singer sans obligation une langue étrangère. Une langue seconde demeure nécessairement une sorte de code chiffré syntagmatique dont on peut posséder quelques clés usuelles, mais sans jamais en pénétrer  profondément la substance, les recoins, les subtilités, ni en apercevoir la parure moirée et chatoyante de connotations, d’associations, de paradigmes, comme disent les linguistes, déposés sur les vocables telles des couches d’alluvions par le fleuve des millénaires.

 

 

Je souhaiterais ouvrir ici une parenthèse pour me référer à un texte de Chateaubriand que je cite souvent, car il apporte à mon discours la plus judicieuse des cautions. On sait que l’auteur des Mémoires d’outre-tombe, dans son impécunieuse jeunesse, a enseigné le français en Angleterre. Il parlait couramment l’anglais et même de façon si excellente qu’il traduisit Milton et écrivit des pages parmi les plus pénétrantes sur la littérature anglaise. Dans l’Essai qu’il lui consacre, on peut lire notamment ceci :

 

 

« Les vocabulaires variés qui encombrent la mémoire rendent les perceptions confuses : quand l’idée vous apparaît, vous ne savez de quel voile l’envelopper, de quel idiome vous servir pour la mieux rendre. Si vous n’aviez connu que votre langue et les glossaires grecs et latins de sa source, cette idée se serait présentée revêtue de sa forme naturelle : votre cerveau ne l’ayant pas pensée à la fois dans différentes langues, elle n’eût point été l’avorton multiple, le produit indigeste de conceptions synchrones ; elle aurait eu ce caractère d’unité, de simplicité, ce type de paternité et de race, sans lesquels les œuvres de l’intelligence restent des masses nébuleuses ressemblant à tout et à rien.»

 

 

Nous arrivons ici au second aspect de la langue nationale, encore plus vital – en tout cas à mes yeux : non seulement nous agissons pleinement sur le monde par le moyen de notre langue, mais nous le ressentons, ce monde, le respirons, et nous nous percevons nous-mêmes, à travers cette imprégnation millénaire des mots, en puisant dans ce réservoir de sensations et de sentiments qu’ils enferment en leur cœur comme autant de tabernacles. Nous avons formé les mots de notre langue mais ces mots nous forment à leur tour. Nous voyons, entendons, mangeons même et buvons à travers le filtre soyeux, la tapisserie multicolore de nos mots. Et si nous essayons de nous comprendre nous-mêmes, comme le voulait Socrate, si nous nous regardons dans un miroir, le tain de ce miroir est composé de nos mots, de nos phrases, de notre langue tout entière. Autant dire que la langue française, qui est le sang vif de la France, circule dans nos veines et nous fait elle aussi ce que nous sommes, tout autant que notre code génétique, notre hérédité familiale, notre passé personnel ou celui de notre pays. Tout autant et avec quelque chose de plus qui est la conscience individuelle, reflet du monde et de soi, conscience qui ne peut, on le sait bien, se structurer, s’épanouir, bref, qui ne peut exister vraiment qu’à l’aide du langage articulé. Et quand ce langage s’articule en français, n’est-il pas logique d’en inférer que la langue française, signe péremptoire et principale composante de notre identité française comme toute langue l’est de toute identité nationale, que la langue française entre pour une proportion non moins notable dans la composition de notre identité personnelle ?

 

 

Je me suis borné à effleurer la question des identités, en particulier l’identité culturelle, dont j’ai traité en d’autres occasions et qui nous entraînerait trop loin. Je signalerai simplement que, si l’identité culturelle ne se superpose pas exactement à l’identité nationale, il va sans dire que la langue nationale en fait considérablement partie. Altérer celle-ci, l’appauvrir d’une part, l’encombrer de vocables de substitution inutiles d’autre part, c’est déformer, mutiler notre culture tout entière.

 

 

Je n’en fournirai qu’un exemple, parmi cent autres : l’adoption récente par la télévision, dans les dialogues des séries policières américaines, de l’expression « scène de crime » substituée à notre « lieu du crime » par des perroquets ignares qui se contentent de traduire mot à mot scene of the crime, soit « lieu du crime » en anglais, sans prendre garde qu’en français beaucoup plus qu’outre-Atlantique, le terme « scène » est de vocation  essentiellement active, théâtrale, dramatique, et non point passivement topographique. Or ce substitut sémantiquement déformant, venu des traductions de dialogues américains ou anglais,  s’est transporté tel quel dans nos propres séries, dialoguées directement en français, dont le découpage, le rythme, la mise en scène s’échinent laborieusement depuis quelque temps à copier sans succès le modèle standard américain. On voit bien par cet exemple  comment on passe petit à petit d’une trahison langagière très restreinte à une trahison culturelle plus générale ; puis à un désaveu, dans la honte,  des styles et des modèles qui firent le renom de la culture française.  

 

 

Rappelons-nous : en perdant leur langue – dont nous n’avons conservé qu’une centaine de mots – nos ancêtres ont cessé d’être Gaulois, ont perdu leur âme de Gaulois pour se mouler en d’autres moules. Les Romains, en métissant et abâtardissant leur latin robuste, dense, dominateur, au contact de populations allogènes, ont abandonné leur âme de bronze pour devenir Italiens. Si nous perdons notre langue, si nous la laissons s’adultérer – comme on l’y pousse actuellement – sous nos yeux, sans réagir, non seulement nous perdrons notre outil le plus perfectionné, notre arme la plus puissante, sans compter le contact immédiat avec notre patrimoine littéraire et l’espérance d’être compris par nos descendants, mais nous perdrons en tant qu’individus notre identité personnelle, qui se confond pour une grande part avec celle de la France. Alors nous serons mûrs pour entrer, la tête basse, dans le long cortège des vaincus stipendiés, enchaînés au char triomphal du haut duquel l’imperator de la « super-classe mondiale », l’Oncle Sam,  avec son bon sourire de Mickey jusqu’aux oreilles, un gobelet de Coca-Cola à la main,  nous saluera d’un sonore « Welcome ! », ainsi qu’il a déjà commencé à le faire avec nos "enfants prodigues" et galonnés de retour au bercail de l’OTAN. 

 


Michel MOURLET

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 14:40

"Cette Europe ne sait que défendre les courges de Halloween",  a déclaré le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, en commentant l'injonction faite par la Cour européenne de justice à l'Italie de décrocher le crucifix des salles de classe.

Le journal Le Figaro rapporte également le propos de M. Berlusconi, qui juge cette décision "absolument inacceptable" et "nous fait douter du bon sens de l'Europe". Comme nous-mêmes sur Hermas.info, le Premier ministre italien voit en elle "un pas de plus vers la négation des racines chrétiennes de l'Europe".


Le Figaro note que dans tous les milieux politiques, "y compris dans les cercles laïcs, mis à part quelques communistes, la réprobation est unanime", avant de conclure que la décision européenne, qui porte atteinte à un élément même de l'identité italienne, ne sera jamais exécutée en Italie.

Cette question vient peut-être tout à fait à point, à deux niveaux.

1°] Pour permettre aux catholiques de s'interroger de façon sérieuse sur cette "aventure européenne", au moment même où le Saint-Père, dans son message d'hier, leur a rappelé la nécessité, dans cette existence terrestre, de la "nourrir (cette dernière) de l'espérance de la vie éternelle". Dans cette existence, la vie politique joue un rôle de premier ordre. Quel projet social entendons-nous donner, proposer, favoriser ? Que vaut un projet sans le Christ, voire contre le Christ ? Ce sont des questions qu'il est difficile d'éluder.

2°] Pour permettre de réfléchir aussi à une autre difficulté, celle de la liberté religieuse, puisque c'est au nom même de la liberté religieuse que la Cour européenne entend obliger l'Italie à faire masquer la spécificité catholique de ses salles de classe. Nous nous retrouvons là au coeur d'une problématique fort importante des débats qui ont cours, en ce moment même, entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X. Il est difficile de mieux illustrer, par cet exemple d'actualité, à tous égards crucial, l'ambiguïté que manifeste le concept de "liberté religieuse, défendu en sens opposé par l'Eglise et les instances européennes.

 


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