
Publié dans : Medjugorje - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Partager

SAINT JACQUES LE MAJEUR APOTRE– CATECHESES DU SAINT-PERE (21 juin 2006)
BONNE ET SAINTE FÊTE A MONSEIGNEUR MASSON !
en union de prières
Chers frères et soeurs,
En poursuivant la
série de portraits des Apôtres choisis directement par Jésus au cours de sa vie terrestre, nous avons parlé de saint Pierre, de son frère André. Aujourd'hui, nous rencontrons la figure de
Jacques. Les listes bibliques des Douze mentionnent deux personnes portant ce nom: Jacques fils de Zébédée et Jacques fils d'Alphée (cf. Mc 3,
17.18; Mt 10, 2-3), que l'on distingue communément par les appellations de Jacques le Majeur et Jacques le Mineur. Ces désignations n'entendent bien sûr
pas mesurer leur sainteté, mais seulement prendre acte de l'importance différente qu'ils reçoivent dans les écrits du Nouveau Testament et, en particulier, dans le cadre de la vie terrestre de
Jésus. Aujourd'hui, nous consacrons notre attention au premier de ces deux personnages homonymes.

Le nom de Jacques est la traduction de Iákobos, forme grécisée du nom du célèbre Patriarche Jacob. L'apôtre ainsi appelé est le frère de Jean et, dans les listes susmentionnées, il occupe la deuxième place immédiatement après Pierre, comme dans Marc (3, 17), ou la troisième place après Pierre et André dans les Evangiles de Matthieu (10, 2) et de Luc (6, 14), alors que dans les Actes, il vient après Pierre et Jean (1, 13). Ce Jacques appartient, avec Pierre et Jean, au groupe des trois disciples préférés qui ont été admis par Jésus à des moments importants de sa vie.
Comme il fait très chaud, je voudrais abréger et ne mentionner ici que deux de ces occasions. Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus dans le jardin du Gethsémani, et à l'événement de la Transfiguration de Jésus. Il s'agit donc de situations très différentes l'une de l'autre : dans un cas, Jacques avec les deux Apôtres fait l'expérience de la gloire du Seigneur. Il le voit en conversation avec Moïse et Elie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus; dans l'autre, il se trouve face à la souffrance et à l'humiliation, il voit de ses propres yeux comment le Fils de Dieu s'humilie, en obéissant jusqu'à la mort. La deuxième expérience constitua certainement pour lui l'occasion d'une maturation dans la foi, pour corriger l'interprétation unilatérale, triomphaliste de la première : il dut entrevoir que le Messie, attendu par le peuple juif comme un triomphateur, n'était en réalité pas seulement entouré d'honneur et de gloire, mais également de souffrances et de faiblesse. La gloire du Christ se réalise précisément dans la Croix, dans la participation à nos souffrances.
Cette maturation de la foi fut menée à bien par l'Esprit Saint lors de la Pentecôte, si bien que Jacques, lorsque vint le moment du témoignage suprême, ne recula pas. Au début des années 40 du I° siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous l'apprend Luc, « se mit à maltraiter certains membres de l'Eglise. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter » (Act 12, 1-2). La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d'une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l'autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l'Eglise de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l'existence terrestre de Jésus. Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu'il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l'empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme nous le savons tous, ce lieu devint l'objet d'une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C'est ainsi que s'explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l'Evangile, caractéristiques de l'apôtre itinérant et consacré à l'annonce de la « bonne nouvelle », caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.
Nous pouvons donc apprendre beaucoup de choses de saint Jacques : la promptitude à accueillir l'appel du Seigneur, même lorsqu'il nous demande de laisser la « barque » de nos certitudes humaines, l'enthousiasme à le suivre sur les routes qu'Il nous indique au-delà de toute présomption illusoire qui est la nôtre, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si nécessaire jusqu'au sacrifice suprême de la vie. Ainsi, Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l'intermédiaire de sa mère, à s'asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres.
Et à la fin, en résumant tout, nous pouvons dire que le chemin non seulement extérieur, mais surtout intérieur, du mont de la Transfiguration au mont de l'agonie, symbolise tout le pèlerinage de la vie chrétienne, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu, comme le dit le Concile Vatican II. En suivant Jésus comme saint Jacques, nous savons que, même dans les difficultés, nous marchons sur la bonne voie.
Jacques le Majeur, le Greco
Récit consacré par l'Eglise en l’honneur de Saint Jacques (office des Nocturnes)
« Jacques fils de Zébédée, frère germain de Jean l'Apôtre, était Galiléen. Appelé des premiers à l'apostolat comme son frère, il laissa ainsi que lui son père et ses filets pour suivre le Seigneur. Tous deux furent appelés par Jésus même Boanergès, c'est-à-dire enfants du tonnerre. Jacques fut un des trois Apôtres que le Sauveur aima davantage, et qu'il voulut avoir pour témoins de sa transfiguration et du miracle qu'il fit en ressuscitant la fille du prince de la synagogue ; lorsqu'il se retira sur la montagne des Oliviers pour prier son Père, avant d être saisi par les Juifs, c'est eux encore qu'il prit avec lui.
« Cependant Jacques, après l'Ascension de Jésus-Christ au ciel, prêcha sa divinité dans la Judée et la Samarie, où il amena à la foi beaucoup de gens. Parti bientôt pour l'Espagne, il y convertit quelques au Christ; de ce nombre furent les sept évêques que saint Pierre ordonna dans la suite, et envoya les premiers dans ce pays. Jacques, revenu à Jérusalem, y gagna entre autres à la vérité le magicien Hermogène; ce fut l'occasion pour Hérode Agrippa, devenu roi sous l'empereur Claude, et qui voulait plaire aux Juifs, de porter une sentence capitale contre l'Apôtre qui proclamait sans crainte Jésus-Christ comme Dieu. Celui qui l'avait amené au tribunal, voyant le courage avec lequel il allait au martyre, se déclara lui-même aussitôt chrétien.
« Comme on les entraînait au supplice, il implora le pardon de l'Apôtre. « La paix soit à toi ! » dit Jacques, en lui donnant le baiser. Tous deux furent donc frappés de la hache. Peu avant, Jacques avait guéri un paralytique. Son corps fut ensuite transporté à Compostelle, où la renommée souveraine de son culte attire de l'univers entier les pèlerins qui viennent y satisfaire leur dévotion ou accomplir leurs vœux. La mémoire de sa naissance au ciel est célébrée par l'Eglise en ce jour, qui est celui de sa translation; ce fut aux environs de la fête de Pâques, à Jérusalem, que, le premier des Apôtres, il rendit témoignage par l'effusion du sang à Jésus-Christ ».
Saint Jacques fut décapité le 8 des calendes d'avril (25 mars), le jour de l’Annonciation du Seigneur; son corps aurait été transporté à Compostelle, le 8 des calendes d'août, le 25 juillet, qui est devenue la date de sa fête.
Saint Jacques, Église
Santiago à Puente la Reina (XIV°)
La « Legenda » de Saint Jacques
- « Saint Jacques, apôtre, fils de Zébédée, après l'Ascension du Seigneur, prêcha en Judée et dans le pays de Samarie; il vint en Espagne, pour y semer la parole de Dieu; mais comme il voyait que ses paroles ne profitaient pas, et qu'il n'y avait gagné que neuf disciples, il en laissa deux seulement pour prêcher dans le pays, et il revint avec les autres en Judée."
- « Après la mort de Jacques, ses disciples enlevèrent son corps pendant la nuit par crainte des juifs, le mirent sur un vaisseau; et, abandonnant à la divine providence le soin de sa sépulture, ils montèrent sur ce navire dépourvu de gouvernail; sous la conduite de l'ange de Dieu, ils abordèrent en Galice, au royaume de Louve. Il y avait alors en Espagne une reine qui portait réellement ce nom et qui le méritait."
Ils lui dirent: - « Le Seigneur Jésus-Christ t'envoie le corps de son disciple, afin que tu reçoives mort celui que tu n'as pas voulu recevoir vivant ».
Après toute une série d’intrigues, la Reine devient croyante et chrétienne
- « Tout ce que les disciples demandèrent, elle le leur accorda; elle dédia en l'honneur de Saint Jacques son palais pour en faire une église qu'elle dota magnifiquement ».
Compostelle
Bien des siècles après la reine Louve, vers 830 après Jésus-Christ une étoile mystérieuse indique à un berger l'emplacement de la tombe de Saint Jacques le majeur sur les ruines de l'ancien palais de Louve, recouvert par les champs. La nature avait repris ses droits. On exhume alors les reliques du corps du saint. Cet endroit est ensuite appelé "campos stella", le champ de l’étoile. Et c'est l'origine du nom de Compostelle. Des miracles se produisent, les pèlerins y affluent sans tarder. Le roi Alphonse II ordonne alors la construction d'un sanctuaire sur le "campos stella".Saint Jacques de Compostelle devient au Moyen Age un des quatre grands lieux de la chrétienté avec Jérusalem, Rome et le mont Saint Michel. Les abbés de Cluny y organisent à partir du XIème siècle des pèlerinages.
La Tradition raconte encore que, à l'extrémité nord de la péninsule ibérique, deux disciples avaient jadis apporté son corps, et établi en ce lieu son tombeau. Mais huit siècles avaient passé ensuite sur ces terres. Durant ce temps, le pays avait vu les Barbares ariens succéder aux Romains idolâtres, puis le Croissant ramener plus profonde encore la nuit un moment dissipée. Mais un jour, au-dessus des ronces recouvrant le monument oublié, des lueurs ont étincelé, appelant l'attention sur ce lieu qui ne sera plus connu désormais que sous le nom de « champ des étoiles ».
Et, soudain des clameurs retentissent, descendant des montagnes, ébranlant les échos des vallées profondes. Le chef inconnu, ramenant au combat, contre une armée immense, la petite troupe épuisée par la défaite, c’est saint Jacques : Prompt comme l'éclair, brandissant d'une main son étendard blanc à la croix rouge, il fond haut l'épée sur l'ennemi éperdu, dont soixante-dix mille cadavres teignent de leur sang les pieds de son cheval de bataille : c'est la réapparition de l'aîné des « fils du tonnerre ». Désormais Jacques sera pour l'Espagne chrétienne la torche ardente
Et après les six siècles et demi que la terrible lutte doit durer encore, ses porte-enseigne, les rois Catholiques, auront rejeté par delà les flots les restes de la tourbe infidèle qui n'aurait jamais dû les franchir, le vaillant chef des armées de Espagne déposera sa brillante armure, le tueur de Maures(mata moros) redeviendra le messager de la foi.
Saint Jacques « mata moros »
Saint Louis, Roi de France, vaincu par la peste qu’il craignait moins que le péché mortel, comme il l’avait déclaré à Joinville son général en chef, balbutia de ses lèvres mourantes, à Tunis, la Collecte de la Messe de Saint Jacques : Soyez, Seigneur, pour votre peuple, sanctificateur et gardien ; fortifié du secours de votre Apôtre Jacques, qu'il vous plaise dans ses mœurs et vous serve d'un cœur tranquille ».
La Coquille Saint Jacques
Et la « coquille Saint Jacques », ramenée de Compostelle par les pèlerins ayant accompli le grand voyage ? Le "Dictionnaire des Symboles" de Chevalier et Gheerbrant nous dit que la coquille est symbole de fécondité. On peut donc penser que dans le coeur des pèlerins du Moyen Age espérant l'accomplissement de leurs voeux au terme du voyage, le tombeau de l'Apôtre était regardé comme une source de grâces fécondes. Le récit des nombreux miracles accomplis à Compostelle nourrissait cette Foi.
Plus simplement aussi, la coquille pouvait leur servir à mendier et à boire en cherchant l'hospitalité, humaine et divine, sur les routes de Saint Jacques.
La coquille commence à apparaître comme attribut des pèlerins vers le XIIème siècle. Très abondante alors sur les plages de Galice, les fidèles de Saint Jacques les ramassaient en souvenir avant de rentrer chez eux.
Litanies de Saint Jacques le Majeur
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.
Sainte Marie, Reine des Apôtres, priez pour nous.
Saint Jacques, priez pour nous.
Saint Jacques, qui fûtes un des premiers Apôtres que Jésus appela à Sa suite, priez pour nous.
Saint Jacques, qui fûtes un des trois Apôtres que Jésus aima spécialement, priez pour nous.
Saint Jacques, qui avez mérité de voir la Gloire de Jésus sur le Mont Thabor, priez pour nous.
Saint Jacques, qui avez mérité d'être un des témoins de l'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers, priez pour nous.
Saint Jacques, qui avez prêché avec un zèle intrépide la divinité de Jésus dans la Judée et la Samarie, priez pour nous.
Saint Jacques, qui avez annoncé aux païens de l'Espagne l'Evangile de Jésus, priez pour nous.
Saint Jacques, qui devant Hérode avec confessé Jésus comme Dieu vivant, priez pour nous.
Saint Jacques, qui le premier de tous les Apôtres, avez versé votre sang pour Jésus, priez pour nous.
Saint Jacques, qui le premier de tous les apôtres, avez donné par votre martyre un glorieux témoignage à Jésus, priez pour nous.
Saint Jacques, colonne inébranlable et appui de l'Église de Jésus, priez pour nous.
Saint Jacques, qui êtes un avocat spéciale et un protecteur particulier dans toutes les nécessités,
Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.
Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.
Soyez-nous propice, ayez pitié de nous, Seigneur.
Priez pour nous, ô Saint Jacques,
Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.
Prions
Dieu Tout-Puissant, puisque Saint Jacques fut le premier de Tes Apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, accorde à Ton Église de trouver dans son témoignage une force, et dans sa protection un appui. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
« … ô vieille Europe je te lance un cri plein d’amour : retrouve toi toi-même, sois toi-même, découvre tes origines, renouvelle la vigueur de tes racines, revit ces valeurs authentiques qui couvrirent de gloire ton histoire et firent bénéfique ta présence dans les autres continents. » (Jean-Paul II, 1982).
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L’AED lance une grande chaîne de prière.
Chers amis, C’est dans une grande tension émotionnelle que je vous écris. Il y a trois jours à Faisalabad, deux frères d’une famille catholique, Rashid et Sajid Emmanuel, étaient froidement abattus à la sortie du tribunal qui venait pourtant de les disculper d’une accusation de blasphème. Quelques heures plus tard, quelque 2000 militants islamistes ont saccagé le quartier chrétien de Faisalabad, mettant le feu aux échoppes et lançant des pierres contre la façade de l’église catholique du Saint-Rosaire. Des appels à la violence avaient été lancés depuis certaines mosquées. Dieu pleure aujourd’hui au Pakistan aurait dit notre bien aimé fondateur, le père Werenfried. Les chrétiens sont terrorisés, ils tentent de chercher refuge ailleurs. Penser que ces familles que j’ai rencontrées là-bas il y a quelques mois sont à nouveau victimes de cette « maladie de la haine et de la violence » (Mgr Coutts) me retourne le cœur. Que faire ? PRIER pour les martyrs du Pakistan :
Les chrétiens du Pakistan comptent sur nous, ne les abandonnons pas ! MERCI d'avance !
PS : « La situation de l’Eglise au Pakistan est dramatique, mais nous avons confiance en l’aide de Dieu et en celle des chrétiens du monde entier. » Mgr Coutts |
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L'INTERIORITE DE MEDJUGORJE
La spiritualité de Medjugorje n’est pas un mouvement spirituel au sein de l’Eglise, mais c’est l’Eglise en mouvement. A Medjugorje, l’Eglise locale se fonde sur le Saint-Esprit de la manière la plus évidente, la plus crédible, la plus complète. Le Saint-Esprit est Temple de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Toute la vie et l’œuvre de l’Eglise sont une liturgie continuelle dans laquelle elle répond à la Parole par la foi et par la conversion, à l’Eucharistie avec gratitude et sainteté de vie. Grâce aussi à la prière du cœur, la foi, la gratitude et la sainteté deviennent une condition permanente. Le Saint-Esprit donne à l’Eglise la pleine vérité sur Dieu et sur elle-même, mais aussi sur le monde dans lequel elle vit et dans lequel elle est envoyée.
Ce sur quoi la Sainte Vierge insiste et demande à Medjugorje ne peut être la raison pour douter de ses apparitions. On n’a jamais entendu aucun converti qui en nie l’authenticité. Seuls le font ceux qui ne se sont pas convertis. Ils ont les « preuves » que l’Evangile lui-même n’est pas authentique, parce qu’il leur demande des choses qui ne leur plaisent pas, et qu’ils ne veulent pas suivre.
La condition « sine qua non » que tout change pour le mieux est la Conversion. Elle place l’homme à son point de départ juste, dont le péché l’avait arraché. C’est le moment juste, et c’est une priorité de trouver la force pour opérer sa conversion. Et la force existe, parce que son effet positif existe à Medjugorje. Les transformations essentielles qui se produites dans l’histoire du salut pour l’humanité et pour le bien de l’homme, ont toujours été liées à Dieu et à la collaboration en Lui et l’homme.
Noé, malgré sa faiblesse et la suprématie du changement du milieu corrompu dans lequel il vivait, a accueilli la proposition que lui fit Dieu, c’est-à-dire de construire l’arche pour se sauver lui-même et sa famille du déluge. Moïse accepta la Parole de Dieu qui lui demandait de sauver le peuple de l’extermination, menacé par les décisions du Pharaon ; et, quittant le Pays, et traversant un désert plein d’incertitudes, il se dirigea vers la vie et la liberté dans la Terre Promise à tout son peuple.
La voie pour sortir des aventures actuelles se trouve dans les messages de la Sainte Vierge à Medjugorje. Ceux qui doutent encore des apparitions qui s’y produisent, ceux qui les refusent tranquillement, n’ont aucune raison pour refuser ces messages et ces enseignements qui les accompagnent, parce que ce sont des messages et des enseignements parfaitement évangéliques.
Si l’on accepte le principe donné par le Christ, selon lequel un bon arbre donne de bons fruits (Matthieu 7, 20), aucune personne sensée ne pourra plus douter de l’authenticité des apparitions, ni de la nécessité première d’accepter les messages qui y sont donnés. La chose la plus importante à ce sujet, n’est pas le flux des pèlerins, ni le nombre des miracles qui s’y produisent, qu’ils concernent la nature, ou les hommes, et de manière particulière les malades atteints de maux incurables et qui ont été guéris à Medjugorje par leurs prières à la Sainte Vierge.
La chose fondamentale est que des millions de personnes se sont senties dans « l’obligation » d’approfondir leur foi et de s’adresser à Dieu qu’ils avaient abandonné, et envers qui ils s’étaient comportés de manière irresponsable dans leur propre vie. La base de ceux qui se forment spirituellement à Medjugorje est l’Evangile, proclamé par la bouche « de la Mère de tous, et en particulier par les croyants » (Concile Vatican II). C’est un miracle extraordinaire que tant de personnes provenant du monde entier, et des milieux culturels, civils les plus divers, d’âges et de races différents, puissent s’unir aussi fortement et avec autant de sincérité dans un même sentiment de compréhension, comme frères et sœurs. Ici, à Medjugorje, personne n’est un étranger pour l’autre, personne n’offense l’autre, mais tous s’aident et s’aiment, et manifestent leurs respects dans leurs rapports entre eux
Grâce à cela, précisément, et surtout grâce à la croissance dans la foi et de la foi, brûle en eux un grand amour envers tous les pauvres, les malades, les marginaux. De là sont nés de grands courants d’aides humanitaires. De nombreuses personnes, qui habitent loin de Medjugorje, y retournent jusqu’à 50 fois ; et elles ne le feraient pas si elles n’y avaient pas trouvé quelque chose qu’elles avaient cherché en vain ailleurs. Les pèlerins manifestent la force de cohésion de l’Evangile qui unit de manière sincère et profonde tous les hommes.
Une analyse profonde et complète de tout ce qui se passe à Medjugorje, renvoie à la présence et à l’œuvre du Saint-Esprit en cet endroit.
Medjugorje est l’actualisation de la Pentecôte, et le Saint-Esprit lui-même la rend reconnaissable. C’est l’endroit où les disciples de Jésus se réunirent autour de Marie après l’Ascension de Jésus au Ciel. L’Eglise, recueillie autour de Marie, prie. Le Saint-Esprit arrive et répand sa grâce, la foi, la conversion la prophétie, et de lui, nous viennent les dons de la guérison, et des miracles. Il change les hommes et le visage de la terre, il incite de nombreux pèlerins, provenant du monde entier, à se rassembler autour de la Sainte Vierge. Tous ceux qui sont venus à Medjugorje et qui se sont convertis, l’ont fait avec l’aide du Saint-Esprit. Il n’y a aucune grâce qui ne vienne de Lui. Les millions de personnes qui se sont confessées en ce lieu, qui ont abandonné le péché, et qui ont changé leur attitude précédente d’incrédulité et d’immoralité, y sont parvenues seulement par le mérite de la grâce du Saint-Esprit, qui leur a donné une force plus grande que celle du péché et de l’habitude de pécher. Seul le Saint-Esprit Esprit peut accorder cette grâce, aucun autre ne peut le faire, ni théoriquement ni pratiquement.
La grâce ne peut provenir que de Dieu. Medjugorje et tout ce qui lui est lié à juste titre, les apparitions de la Sainte Vierge, l’effusion extraordinaire de grandes grâces sur le Peuple de Dieu et sur le monde entier, la foi, la vie profonde dans le Christ, la guérison des malades, le renouveau des rapports fraternels, l’amour ardent envers Dieu et envers les hommes, les œuvres généreuses de charité et de service en faveur des pauvres, des malades, des réfugiés, sont tous des réalités qui sont données et réalisées par la grâce et par cet amour que seul le Saint-Esprit répand dans le cœur de l’homme (Romains 5, 5)
Sans un homme qui n’est pas ordonné intérieurement, il ne peut pas exister de monde ordonné. La transformation humaine arrive avec le Saint-Esprit qui fait participer l’homme à la nature de Dieu. De cette manière, l’homme est prêt à vivre et à se comporter de manière harmonieuse à l’égard des lois de la nature, à apporter la paix, et à la répandre dans le monde. Les racines du mal plongent l’homme dans le péché ; et seul le Saint-Esprit peut l’en tirer par le moyen du pardon. Quand les gens en arrivent à se confesser, l’Esprit les dispose à travailler pour la paix, et il recrute ainsi une foule d’hommes convertis, conquis par le besoin de la paix, qui deviennent ensuite eux-mêmes des artisans et des défenseurs de la paix.
Un drame très grand et très répandu réside aussi dans le fait que, dans de nombreux catholiques la confession n’existe que peu ou plus, pratiquement. Ceci a des conséquences énormes et pour l’Eglise, et pour le monde. A Medjugorje, la pratique est exactement opposée : chaque jour, des dizaines de milliers de personnes se confessent. Parfois, il faut même 200 prêtres venus du monde entier. Qui que ce soit, venu de n’importe quel pays, quelle que soit sa langue, a la possibilité de se confesser à Medjugorje : pourquoi le font-ils à Medjugorje et pas dans des endroits proches de chez eux, surtout quand ont passé quarante ou cinquante ans depuis leur dernière confession ? Si aucune confession ne peut se réaliser sans l’action spéciale de la grâce du Saint-Esprit, alors ce nombre élevé de confessions plaide en faveur de l’œuvre de l’Esprit de manière extraordinaire à Medjugorje. Sans étincelles, le feu, ne s’allume pas, et il est encore moins possible que se déclare un incendie de conversions.
Il n’y a encore jamais d’intervention pour déclarer que la Sainte Vierge soit apparue à Medjugorje. C’est vrai. Et pourtant des millions de personnes ont été poussées à s’y confesser à n’importe quel moment, en tous lieux. Le Saint-Esprit a touché le cœur de millions et de millions de personnes qui se sont confessées à Medjugorje précisément. C’est pourquoi Medjugorje a une portée mondiale. L’œuvre de l’Esprit y a, là, une influence bénéfique sur les hommes, sur leurs rapports et sur leurs actions, et donc sur le monde entier. Elle est valable dans ce cas aussi, la Parole de Jésus, selon laquelle on reconnaît un arbre d’après ses fruits (-Matthieu 7, 20). Il est inacceptable que des individus ou des groupes de personnes, pour des raisons qui ne sont ni théologiques ni ecclésiales ni ecclésiastiques, cherchent pas tous les moyens, comme par exemple maintenir dans l’ignorance, ou encore la désinformation, les mensonges, les pressions, une critique exacerbée non objective et donc injuste, de limiter l’activité de l’Esprit, qui se manifeste dans les œuvres et dans les fruits de la foi, de la conversion, de l’amour, de la grâce, et dans la paix du cœur (cf. Galates 5, 22-23).
Medjugorje se rend témoignage à elle-même et à son caractère véridique, par les nombreuses preuves naturelles et surnaturelles qu’aucune déclaration mal informée, ou non informée ne peut démentir de sa propre autorité, sans avoir procédé à une étude bien informée. (Père Padre Ljudevit Rupcic, théologien, page 127 et suivantes).
FIN DE LA TROISIEME PARTIE
FAIRE-PART.- C'est avec une grande peine que nous vous faisons part du décès de notre Président et fondateur Gilbert Sibieude.
Malgré sa maladie, il continuait à se préoccuper de l'avenir de tous les jeunes pour lesquels il souhaitait une école revenue à sa vocation première.
Les funérailles auront lieu vendredi 23 juillet à 15h en l'église Saint Martin de Louveciennes.
Nous vous remercions de vous unir par la prière, la pensée, ou votre présence si vous le pouvez.
Frédéric Prat
L'Equipe d'Hermas.info joint sa prière à celle des proches et des amis de Gilbert Sibieude.
Voir le site de l'Association Lire-Ecrire
La position de l’Evêque du lieu
Quelle a été l’attitude des autorités ecclésiastiques au début des apparitions de Medjugorje ? Le curé de
l’endroit, le Père Jozo Zovko se trouva au début en grande difficulté, et il ne crut pas immédiatement que les apparitions puissent être vraies. Mais vers la mi-juillet de 1981, durant la prière
à l’église, la Sainte Vierge lui apparut à lui aussi. Il fut alors un croyant convaincu de ses apparitions, et, pour cette raison, le pouvoir communiste le condamna à trois ans et demi de
réclusion.
Comme c’est la règle dans ces cas, l’Evêque du lieu, du Diocèse de Mostar, fut mis au courant des apparitions immédiatement. Il considéra qu’il était opportun de se rendre à Medjugorje pour voir ce dont on parlait. Pendant les deux premiers mois de l’apparition, il s’y rendit donc cinq fois. Après avoir écouté le curé, et interrogé les voyants sous serment, il déclara publiquement le 25 juillet 1981, pendant la Messe à Medjugorje : « Je suis intimement persuadé que personne n’a influencé ni poussé les jeunes à dire qu’ils avaient vu la main. S’il s’agissait d’un garçon, on pourrait aussi dire : il a la tête dure, et pas même la police ne parviendra à en obtenir quelque chose… En outre, je suis convaincu que les enfants ne mentent pas ».
Malgré ses déclarations officielles et solennelles, y compris sur des revues catholiques croates, et malgré la certitude sur laquelle il fondait un jugement favorable sur Medjugorje, l’Evêque de Mostar changea bien vite son attitude à ce sujet, de manière radicale, même si rien n’avait changé à Medjugorje. A présent, avec la même certitude, il se déclarait contraire, même si les enfants et les événements étaient toujours les mêmes : « Dès le début, j’étais certain que les choses avaient un goût de mensonge » déclara-t-il. La situation se prolongea dans le temps avec des hauts et des bas assez difficiles entre l’Evêque du lieu et la Conférence Episcopale de Yougoslavie. On arriva ainsi en 1986. La commission d’enquête qui avait été voulue par Rome, mais que l’Evêque n’avait pas composée comme c’était prévu, mais à sa manière, remit son jugement négatif au Cardinal Ratzinger. Le Cardinal rejeta cette conclusion ; il procéda à la dissolution de la commission épiscopale, et remit toute l’affaire dans les mains de la Conférence Episcopale de Yougoslavie ; cette dernière nomma une nouvelle commission, sous la présidence de Mgr Komarica, Evêque de Banja Luka, de Bosnie-Herzégovine.
Le 21 novembre, Mgr Komarica Président de la Commission, se rendit en personne à Medjugorje, présida la célébration de la Messe pour les nombreux pèlerins, et annonça que d’autres Evêques de la Commission viendraient sur place. Ceci put se faire jusqu’au début de la Guerre des Balkans.
Le 5 mai 1991, la Conférence des Evêques de Yougoslavie déclarait, sur la base des résultats de l’enquête, qu’il n’était pas encore possible d’affirmer qu’il s’agissait bien d’apparitions et de révélations d’origine surnaturelle. Mais, pour aider les pèlerins qui venaient à Medjugorje, les Evêques donnèrent des directives opportunes de caractère liturgique et pastoral. En même temps, on procèdera, par l’intermédiaire de Commissions responsables, à la mise à jour des événements de Medjugorje, et des enquêtes en cours.
Mgr Zanic persista dans son attitude d’opposition entêtée et maintint son jugement. Mais il faut lui reconnaître qu’il a joué ainsi un rôle providentiel, sans s’en rendre compte, en se comportant comme on appelait dans le temps dans les tribunaux ecclésiastiques pour les Causes des Saints, le rôle de « Diabolus Rotae » l’Avocat du Diable, appelé aujourd’hui « le Promoteur de Justice ».
Depuis des temps anciens, l’Eglise avait eu recours en effet, pour les choses importantes, mais surtout dans les procès pour la canonisation des saints, à ce personnage. Il est accordé à lui seul, et il en a le devoir, de soulever toutes les objections possibles, et de présenter toutes les preuves contraires, par exemple, à la canonisation de quelqu’un. Pour ce qui est de Medjugorje, on peut dire que l’Evêque de Mostar, celui qui était alors l’Evêque du lieu, mais décédé par la suite quelque temps après,mais aussi l’Evêque actuel qui a suivi la même attitude que son prédécesseur, ont bien rempli leur fonction, sans le vouloir, d’Avocats du Diable.
A ce point, il aurait été vraiment difficile de penser à quelque chose de pire, de plus défavorable, de plus honteux et écoeurant contre les apparitions, les voyants, les miracles, les pèlerins, les théologiens, les experts, les médecins, y compris plusieurs Cardinaux, dont, récemment le Cardinal de Vienne qui a été réprimandé par écrit par l’Evêque de Mostar, parce que, au lieu d’aller le saluer, il s’était rendu tout simplement dans un Institut qui accueille les jeunes drogués. Les deux Evêques de Mostar ont vraiment rempli leur tâche d’avocats du diable ; et si le proverbe suivant est vrai : « pire c’est, mieux c’est », cela vaut ici de manière particulière. En effet, tous les rappels non fondés, tous les prétextes invoqués, et toutes les demandes faites aussi à l’étranger pour que l’on n’aille pas en pèlerinage à Medjugorje, se sont transformés en preuves du caractère véridique des apparitions, et a contribué à encourager les pèlerins à se rendre à Medjugorje
Pendant ce Temps, le Ciel souriait.
Les six voyants se sont mariés, et ont eu de nombreux enfants. Ils sont allés habiter dans d’autres villes. En particulier, Marija, qui reçoit le message du 25 de chaque mois à répandre dans le monde entier, habite depuis des années dans le diocèse de Monza en Italie. Ivan, l’autre voyant qui a toujours les apparitions quotidiennes, est marié, et habite à Boston aux Etats-Unis. Seule Viska, qui a des apparitions quotidiennes habite encore dans le diocèse de Mostar, mais ses messages ne peuvent être rendus publics. Et ainsi, la compétence pour examiner l’authenticité de ce que le Ciel communique, devrait depuis des années, de la compétence de l’Evêque de Monza, ou de l’Evêque de Boston. La paroisse de Medjugorje sert seulement d’intermédiaire pour ce qui est communiqué à l’étranger
Dans ce contexte, le Saint-Siège a don décidé récemment (le 3 décembre 2010) de former lui-même une Commission Episcopale pour étudier les apparitions de Medjugorje, en mettant à sa tête, comme Président, le Cardinal italien Camillo Ruini.
Deux données tout simplement, pour expliquer pourquoi Medjugorje est appelé « le Confessionnal du Monde » et un Centre particulier de conversion à Dieu et de retour à l’Eglise Catholique : en 2008, 31.724 prêtres sont venus à Medjugorje et y ont célébré ou concélébré la Sainte Messe, et 1.357.100 fidèles y ont reçu la Sainte Communion.
(à suivre)
De L'aide à l'Eglise en détresse.- Des militants islamistes ont tranché la main d’un enseignant catholique qui avait, selon eux, insulté le prophète Mahomet dans un de ses sujets d’examens écrits destinés à ses étudiants.
T. J. Joseph, 53 ans, professeur au Newman College, université catholique réputée, a été attaqué par un groupe de jeunes extrémistes armés de sabres, de haches et de bâtons, le dimanche 4 juillet dernier, à Muvattupuzha, dans le district d’Ernakulam, au Kerala (Inde), alors qu’il rentrait chez lui en voiture après la messe dominicale en compagnie de sa mère et de sa sœur aînée, religieuse de la congrégation des Sœurs de St Joseph de Cluny.
Après avoir arrêté la voiture de l’enseignant avec leur camionnette, les assaillants l’ont arraché de force de son véhicule avant de lui trancher la main droite et une partie du bras avec une hache. Ils ont ensuite jeté la main coupée deux cent mètres plus loin avant de s’enfuir. Sr Mary Stella, 59 ans, la sœur de T. J. Joseph, a rapporté que son frère avait été également frappé de coups de sabre sur tout le corps et que les assaillants avaient molesté leur mère, octogénaire. Les voisins, qui avaient accourus sur les lieux, ont alors emmené T. J. Joseph à l’hôpital de Kochi, avec sa main coupée, dans l’espoir d’une chirurgie réparatrice.
La police a orienté rapidement son enquête vers ses militants du Front populaire de l’Inde (PFI), mouvement musulman extrémiste dont la branche politique est le Social Democratic Party of India (SPDI). Ils avaient déjà menacé de mort à plusieurs reprises le professeur. Deux personnes en relation avec l’affaire ont été arrêtées le soir même. Environ trente personnes auraient également été entendues par la police et plusieurs maisons du district d’Ernakulam fouillées.
Quelques mois plus tôt, une accusation de blasphème avait été portée par des extrémistes musulmans à l’encontre de ce professeur de malayalam - la langue officielle du Kerala - au Newman College de Thodupuzha. Le 25 mars dernier, il avait été suspendu de ses fonctions à la suite de violentes manifestations menées par des organisations musulmanes au cours desquelles les affrontements avec les forces de l’ordre avaient fait de nombreux blessés. T. J. Joseph était accusé d’avoir préparé un sujet d’examen écrit contenant des termes insultants envers le prophète Mahomet. Il avait été emprisonné puis relâché en avril.
T. J. Joseph, qui enseignait à l’université depuis 1985, avait été nommé il y a deux ans à la tête du Département de malayalam. Il était également responsable de l’enseignement des valeurs morales, organisait des retraites, des séminaires et d’autres programmes éducatifs dans des domaines divers.
Sr Maria Stella, interrogée par l’agence AsiaNews, n’hésite pas à décrire son frère comme une « un martyr du dialogue islamo-chrétien ». «(…)Mon frère cependant ne parle que de pardon », ajoute-t-elle, espérant que l’agression puisse « porter beaucoup de fruits et ouvrir la voie au dialogue entre chrétiens et musulmans ».
ETUDIONS A PRESENT CE DOMAINE DELICAT de la réception des apparitions au regard des enseignements de l'Eglise.
Nous abordons cette question à partir des réflexions du Père Laurentin, théologien : dans son ouvrage intitulé :
Les apparitions de la Sainte Vierge se multiplient.
C’est Elle ? Que veut-Elle nous dire? (Ed. Piemme)
Nous assistons à une série d’apparitions de la Vierge dans plusieurs localités du monde. Comment expliquer cette floraison ? On peut considérer les raisons suivantes :
1) - Est-ce un phénomène lié à un moment historique? La revanche de l’irrationnel sur le rationnel. Nous voyons en effet, avec inquiétude la multiplication des diseurs de bonne aventure, des voyants extralucides, des voyants ;
- les hommes deviennent anxieux devant une situation de crise, et entretiennent un sens vague mais répandu de danger. Les temps tourmentés sont souvent favorables pour la recherche d’une forme de spiritualité : c’est la recherche d’une porte de sortie de ces problèmes ;
- les hommes qui avaient mis leurs espérances dans la science, ont compris qu’elles ne résolvaient pas et ne pourrait jamais résoudre toutes les exigences de l’homme. Aussi cherchent-ils ailleurs. D’où un réveil d’une vague religiosité, mais qui n’est absolument pas un réveil de la foi.
2) – En revanche, il est caractéristique de la mission de Marie, d’intervenir pour aider ses enfants dans les moments difficiles. Cette action d’aide est destinée à s’intensifier dans les derniers temps, comme le disait Saint Grignon de Montfort. La multiplication de ses apparitions ne répond-elle pas peut-être à une grande exigence ? Un grand tournant attend-il l’humanité ? En ce début du troisième millénaire ? Tout semble l’indiquer.
Mais alors, les actuelles apparitions de Marie doivent-elles être prises au sérieux ? Tout de suite ? Et que veulent-elles nous dire ?
Grave dilemme pour beaucoup!
Ceux qui sont attirés et convertis par les apparitions, s’entendent dire, à leur retour : « Tu ne devais pas y aller tant que l’Eglise ne les a pas reconnues ; il faut attendre, il faut être prudents ». Ils sont donc préoccupés ; mais s’ils avaient attendu, ils ne se seraient pas convertis et, souvent, la grâce s’est manifestée précisément à l’endroit où ils se sont rendus.
En outre, les messages de la Sainte Vierge aux voyants présentent des caractéristiques d’urgence : le monde est en danger : priez, jeûnez, faites pénitence, etc.
En effet, c’est un faux dilemme qu’il faut clarifier.
Urgence, oui ; mais prudence dans l’urgence.
Cette contradiction, ce malentendu sont symptomatiques d’une situation confuse qui dure depuis un siècle. Ces temps derniers, la théologie se méfie de ce surnaturel sensible. La théologie biblique y oppose la Révélation, et la théologie dogmatique définit les révélations privées comme étant accessoires et sans autorité ; quant au droit canon, il s’est arrêté seulement aux précautions à prendre pour limiter, ou pour condamner ces phénomènes.
Voyons les choses de plus près.
A la Révélation, s’applique la certitude absolue de la Parole de Dieu, garantie de manière infaillible par l’Eglise, au Nom de Dieu lui-même ; à cela s’oppose l’incertitude relative des apparitions, même reconnues, parce qu’elles ne sont jamais reconnues qu’au nom de leur probabilité d’être vraies.
L’Eglise engage son infaillibilité sur le Credo.
On a suivi ainsi une voie de sévérité qui a dominé dans l’Eglise vers la moitié du vingtième siècle, en créant une ligne de conduite extrêmement négative. Aucune des apparitions qui ont eu lieu après Beauraing (1932) et Banneux (1933), n’a été reconnue officiellement par l’Eglise Catholique.
En effet, les apparitions n’ont pas pour fonction de compléter l’Evangile dans lequel le Christ a dit tout ce qui était nécessaire pour le salut, mais elles ont seulement pour fonction de le rappeler à nos oreilles sourdes et à nos yeux aveugles, de raviver notre foi, de nous aider à voir les dangers qui nous menacent.
Dans cette optique, les apparitions ont ainsi un rôle très important et, si on veut bien le comprendre, on devrait les accueillir avec joie, comme une grâce de Dieu, une étoile dans la nuit de la foi, un acte de Miséricorde et de Bonté.
Mais il est vrai aussi que chaque apparition est entourée d’une prolifération de fausses apparitions. Il y eut des
dizaines de fausses apparitions après celles de Lourdes ; et, de même celles de Banneux et de Beauraing il y eut de très nombreuses apparitions de valeur discutable, au point d’obliger
le Cardinal Ottaviani, qui était alors Responsable du Saint-Office (l’actuelle Congrégation de la Foi) à opérer une répression sévère. On bloqua des causes da canonisation de mystiques de grande
valeur, qui ont été reprises ensuite sous le Pontificat de Jean Paul II, comme celle de Sœur Faustina Kowalska (à présent canonisée), et les temps furent difficiles pour Padre Pio et pour
d’autres (qui sont canonisés à présent).
La dévalorisation des apparitions parvint à son paroxysme dans les années 1950-1980.
Mais le résultat fut que les apparitions, non seulement se poursuivirent dans le monde entier, mais même s’intensifièrent.
Il est certain que ceux qui en perçurent et qui en perçoivent la valeur, n’ont pas eu alors la vie facile.
Toutefois les facteurs de jugement qui avaient prévalu durant la dernière partie du siècle dernier, ont fait prévaloir des principes qui demandent à présent d’être revus en profondeur.
Un exemple: “Tant qu’une apparition n’est pas officiellement reconnue par l’Eglise, on ne doit pas en parler, et on ne doit pas s’y rendre en pèlerinage. Il faut attendre. Dans le cas contraire, vous êtes dans l’imprudence ».
Ce n’est pas là du tout la position traditionnelle de l’Eglise. Au temps des prophètes, au temps du Christ, et chaque fois que, dans l’Eglise, se sont manifestés des apparitions ou des charismes, le peuple chrétien, dans la mesure où il croyait en Dieu et l’aimait, accourait à ces signes du Ciel, les yeux et le cœur ouverts, mais aussi avec un sens critique. Et plus y ont-ils reconnus l’action de Dieu, plus ils y ont obéi avec générosité. C’est ce qui s’est passé à Lourdes, à Pontmain, à Fatima, à Beauraing, à Banneux, etc. Et cela est tout simplement normal. La vérité est que si l’on a peur, on a peur de la vérité, on a peur de la demande de conversion, on a peur des rappels du Ciel. Les jugements contraires se multiplient facilement précisément quand manquent l’amour et le désir de Dieu. En réalité, on cultive à l’égard de Dieu, du Christ, de la Sainte Vierge, et de leurs dons ; et les apparitions, avec leur rappels, dérangent. A cela, s’ajoute l’urgence que certains messages proclament, dérangent plus encore le mode de vie tranquille de nombreuses personnes.
Mgr Laurence, Evêque de Lourdes, et d’autres, ont approuvé aussitôt la rapidité généreuse des fidèles à discerner les signes du Ciel. La Lettre Pastorale qui reconnaissait l’authenticité des apparitions de Massabielle, voit « dans le rassemblement nombreux du peuple » à la grotte, une des arguments sur lesquels s’est fondée l’authenticité des apparitions. Catherine Labouré et Don Bosco ont reconnu avec joie ces apparitions bien avant que Mgr Laurence ne les ait reconnues comme authentiques : « C’est la même », disait Catherine Labouré.
Si, en revanche, le peuple s’en était tenu aux consignes qui prévalent aujourd’hui, et si l’on avait ignoré les apparitions, il aurait été inutile pour l’Eglise de s’en occuper et de porter un jugement sur elles. Ces apparitions seraient nées mortes, et l’Eglise aurait grandement perdu.
D’autres aspects de doute et de méfiance sont aussi à considérer quand il s’agit de juger de la réalité des apparitions :
Chacune d’elles est unique.
L’apparition s’adapte aux voyants, et les voyants la reçoivent selon leur “mesure”.
a) – Elle parle à chaque voyant dans son langage, comme leur Mère : en dialecte local des Pyrénées, et non pas en français, à Bernadette ; en croate à Medjugorje ; en espagnol en Amérique Latine ; en dialecte du Rwandais pour l’apparition de Kibého.
b) - L'habit est différent à chaque apparition : Notre-Dame de Guadalupe a un vêtement orné de fleurs stylisées, avec un manteau bleu semé d’étoiles (on y remarque plusieurs constellations). Sa ceinture est celle d’une femme enceinte : signe donné au Mexique pour indiquer le Mystère de l’Incarnation. Dans les apparitions de la Rue du Bac et à Lourdes, le vêtement est blanc, immaculé. A Lourdes, la Vierge porte aussi une ceinture dont les pans tombent en avant. A La Salette (1846), la Vierge a un vêtement étrange : une coiffe toute plissée, et un habit de paysanne de l’endroit. A Pontmain, nous retrouvons les étoiles sur fond bleu, mais, sur le vêtement cette fois, car elle n’a pas de manteau. A Medjugorje, elle a un habit gris lumineux, que les voyants n’arrivent pas à définir, et un voile blanc court qui bouge.
c) – La Vierge n’a jamais le même âge. Elle apparaît comme une jeune fille à Thérèse d’Avila qui la voyait (« muy niña », toute petite), et de même pour Bernadette. Cela parce que le but était d’inculquer le mystère de l’origine immaculée, comme l’a déclaré Bernanos : « une jeune fille, cette Reine des Anges, plus jeune que le péché, plus jeune que le monde dans lequel elle est née ». Ailleurs, les voyants parlent d’une fillette, d’une jeune fille, mais ils ne savent pas préciser son âge : 16 ans, 18 ans, ou plus… Ils ne savent pas. Marie apparaît toujours jeune : l’éternité est une jeunesse éternelle.
d) – Le voyant saisit l’au-delà selon ses possibilités et ses « ressources », et il en parle selon son langage limité, ce que manifeste le caractère inadapté de ses expressions. Pour les voyants authentiques, les apparitions sont une rencontre personnelle, et qui les fait entrer en toute évidence avec une réalité absolue qui les transcende : « je vois, je ne peux pas dire le contraire », répétait Bernadette devant la menace du commissaire et des juges.
C’est pour cela que l’Eglise n’attribue pas un caractère infaillible à son jugement ; et, même quand elle reconnaît l’authenticité d’une apparition, elle ne déclare pas « La Vierge apparaît ici, c’est sûr, et vous êtes obligés d’y croire ». Elle déclare : « Vous avez telle et telle raison, d’y croire, et cela est bénéfique, fructueux, nous vous invitons à y croire, mais sans en faire une obligation de foi ».
Pour cette même raison, les Papes ont évité constamment d’être juges des apparitions, et ils laissent ce phénomène local à l’autorité locale, même quand l’événement prend une portée universelle. Dans ce cas, les Papes n’hésitent pas à encourager ceux qui vont en pèlerinage dans les lieux d’apparitions, et ils s’y rendent eux aussi ; mais il n’y a absolument pas d’engagement formel de l’autorité de l’Eglise.
Les apparitions n’ont donc jamais la certitude propre des dogmes de la foi.
Les décrets publiés sur l’authenticité des apparitions ne se placent pas au même niveau que celui des dogmes de foi ; ils n’ont pas la même importance, parce que l’adhésion intégrale à la Parole de Dieu est nécessaire au salut ; mais l’adhésion à telle ou telle apparition n’est pas nécessaire.
En résumé: en matière d’apparitions, on peut avoir des certitudes personnelles, mais non pas des certitudes officielles, même là où il y a reconnaissance officielle de la part de l’Eglise.
Les principes à suivre pour une orientation de base sont les suivants:
1) – orthodoxie: même une seule erreur sérieuse en cette matière est suffisante pour exclure l’authenticité;
2) – Des informations adéquates sur les faits et sur les personnes;
3) – les apparitions, les messages et les voyants s’adressent-t-ils à Dieu, à son amour à son Service, pour le bien de la foi, de la paix et de l’amour du prochain ? Ou bien se projettent-ils sur eux-mêmes, ou sur des choix particuliers qui sont les leurs?
4) – Examiner les signes de la présence de la grâce de Dieu: conversions, guérisons, ou autres miracles;
5) – Jugement des médecins et des psychiatres sur les voyants, et examen de leur vie, y compris après les apparitions;
6) – Examiner les fruits que produisent ces apparitions. C’est là le critère principal, parce qu’il a été donné par le Christ lui-même.
Le Père Gianni Sgreva, Passionniste, qui avait projeté de fonder une communauté pour vivre le message de Medjugorje, se demandait sur ce projet n’était pas prématuré, étant donné que les apparitions n’avaient pas encore été reconnues par l’Eglise. Le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi lui répondit : « Ne vous préoccupez pas de cela, nous, nous occupons des faits. Vous, occupez-vous des fruits ». Et c’est ainsi qu’est née, au pied du Podbro « L’Oasis de la Paix ».
En conclusion de notre examen attentif, nous ne pouvons pas ne pas noter que la Sainte Vierge à Medjugorje a précisé qu’elle était venus pour conclure ce qu’elle avait commencé à Fatima.
(à suivre)
RADIO-VATICAN - Le Pape Benoît XVI a choisi le thème «La liberté religieuse, chemin de la paix» pour la 44e Journée Mondiale de la Paix qui sera célébrée le 1er janvier 2011. Le Bureau de presse du Saint-Siège a rendu public la nouvelle dans un communiqué ce mardi.
Le pape veut ainsi mettre l’accent sur toutes les formes de limitation ou de négation de la liberté religieuse, sur toutes les formes de discrimination et de marginalisation fondées sur la religion, jusqu’à la persécution et à la violence contre les minorités. Le pape souligne ainsi que la liberté religieuse est la liberté des libertés. Ce modèle doit permettre, selon le communiqué, d’exclure la religiosité du fondamentalisme, de la manipulation et de l’exploitation de la vérité. Car tout ce qui s’oppose à la dignité de l’homme, s’oppose à la recherche de la vérité et ne peut être considéré comme liberté religieuse.
Comme l'a affirmé Benoît XVI lui-même à l'Assemblée générale des Nations Unies : "Les droits de l'homme doivent évidemment inclure le droit à la liberté religieuse, comprise comme l'expression d'une dimension à la fois individuelle et communautaire, perspective qui fait ressortir l'unité de la personne tout en distinguant clairement entre la dimension du citoyen et celle du croyant".