
Prière de Moïse après la plainte des gens lassés de manger la manne
Nombres, 11, 10-15
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10. |
Moïse entendit pleurer le peuple, chaque famille à l'entrée de sa tente. La colère du Seigneur s'enflamma d'une grande ardeur. Moïse en fut très affecté, |
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11. |
et il dit au Seigneur :« Pourquoi fais-tu du mal à ton serviteur ? Pourquoi n'ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu m'aies imposé la charge de tout ce peuple ? |
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12. |
Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l'ai enfanté, que tu me dises : "Porte-le sur ton sein, comme la nourrice porte l'enfant à la mamelle, au pays que j'ai promis par serment à ses pères ?" |
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13. |
Où trouverais-je de la viande à donner à tout ce peuple, quand ils m'obsèdent de leurs larmes en disant : "Donne-nous de la viande à manger" ? |
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14. |
Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c'est trop lourd pour moi. |
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15. |
Si tu veux me traiter ainsi, tue-moi plutôt ! Ah ! si j'avais trouvé grâce à tes yeux, que je ne voie plus mon malheur ! |
Lu pour vous sur le Salon Beige :
Dimanche 14 février à 14h, des extrémistes homosexuels ont prévu de se rassembler juste devant Notre-Dame de Paris pour... s'embrasser sur la bouche durant 5 minutes. Un lieu choisi au hasard ? Non, comme l'admet Arthur Vauthier, l'organisateur :
"C'est une façon d'interpeller l'Église, de questionner la religion sur la question de l'amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes".
L'Eglise n'approuve pas les relations homosexuelles (qu'elle juge "désordonnées" et contraires au plan de Dieu pour l'homme) mais respecte et accueille toutes les personnes quel que soit leur comportement. Autant dire que ce "kiss in" contre l'homophobie devant la cathédrale de Paris est particulièrement malvenu.
Etrangement, les extrémistes de la cause homosexuelle ne se rassemblent pas devant la Grande mosquée de Paris. Or, c'est en pays musulmans (où s'applique la Charia) que sont exécutés des homosexuels !
En réalité, les initiateurs de ce rassemblement savent qu'ils ne risquent rien en se moquant des catholiques. On lit d'ailleurs dans Têtu qu'Arthur Vauthier "ne craint pas les réactions hostiles".
10 mois et demi après les échauffourées provoquées par la distribution de préservatifs du PCF et des Verts suivie
du die in d'Act-Up, ce rassemblement sonne comme une provocation. La provocation de trop.Il nous fallait déjà supporter le harcèlement continuel des lobbies homos pour singer le mariage,
s'en prendre à nos enfants dans les écoles (cf l'affaire du Baiser de la lune) ou réduire notre liberté d'expression.
Ne laissons pas certains groupuscules prendre la mauvaise habitude de venir nous insulter devant nos églises. Ils seraient tentés de le faire ensuite dedans, comme Act up.
Rendez-vous dimanche à Notre-Dame pour la messe de 12h45, de façon spontanée ou avec une association, pour répondre avec fermeté et courtoisie aux provocateurs !
Dans un long article publié sur son blogue, Totus Tuus, M. Matthieu Boucart - que nous remercions en passant de l'intérêt qu'il veut bien accorder au nôtre - critique l’article publié ici à propos des déclarations de Mgr Le Gall, ainsi que celui du Père Daniel-Ange, et défend l’idée d’une construction de la civilisation de l’Amour avec les musulmans.
L'idée nous était venue de proposer une réponse sur Hermas.info, mais d'autres réponses sont intervenues sur le
blogue de M. Boucart, de sorte que nous avons préféré nous intégrer à cette discussion "sur place", pour simplifier les choses. M. Boucart paraissait tout d'abord s'étonner que l'on puisse
contredire les propos d'un évêque. J'en profite donc pour indiquer ici que les propos tenus par ce dernier ne sont pas d'ordre doctrinal et qu'ils concernent un débat politique, qui est libre. Ce
serait peut-être pousser un peu loin l'opinion favorable à l'islam que de transposer dans le catholicisme l'idée qu'un chef religieux puisse imposer, ès qualités, une vérité pratique en ce
domaine.
La discussion n’est jamais chose facile en soi. Il faut distinguer, relativiser ceci, mettre en avant cela, proportionner, mesurer. Il faut surtout suivre un fil de discussion, ce qu’on appelle en philosophie un “point de vue formel”, c’est-à-dire rester dans le champ défini de la discussion. Si l’on s’en écarte, non seulement on parle d’autre chose que ce dont il est discuté, mais on s’expose à imputer à autrui ce qu’il ne dit pas, ce qu’il n’a pas l’intention de dire ou d’aborder, et à lui faire grief de nier ce dont il est pourtant d’accord. L’expérience montre qu’il en est très souvent ainsi, de sorte que des dialogues prétendus tournent rapidement à la cacophonie, à l’irrationalité même, dans des propos qui partent dans tous les sens et qui, inéluctablement, n’apportent rien à personne. Ainsi si Jean affirme qu’il fait beau et que Pierre lui répond que non, au motif qu’il n’est pas sain de s’exposer durablement au soleil en plein midi, on comprend bien qu’ils pourront parler longtemps mais que ce sera tout à fait en vain.
Je ne dis pas que cela doive être le cas en l'occurrence, mais pour préciser qu'il y a bien des moyens de parler de ce sujet, comme sur d'autres, sans s'entendre sur ce sur quoi l'on parle. En l'occurrence, ce qui est en débat - en tout cas ce qui l'était pour le Père Daniel-Ange et moi-même - ce n'était pas la question du respect dû aux musulmans, qui va pour nous de soi, mais la question de l'islam lui-même, religion originale du fait de sa confusion entre le temporel et le spirituel et qui, de ce chef, pose des problèmes originaux que la seule perception des musulmans, pris en tant qu'individus, ne permet aucunement d'appréhender et moins encore de résoudre. C'est de rapport de l'islam à la politique que nous parlons. Les musulmans, avant que d’être tels d'ailleurs, sont des personnes, créées par Dieu, aimées de Dieu et appelées par lui à la même fin ultime que nous, parce qu’il n’y en a qu’une pour tout homme : la vision de Dieu face à face. Cette communauté de destin suffit déjà à faire de ces hommes nos frères. J’observe que, paradoxalement, les musulmans sont souvent présentés comme des frères plutôt par leur confession musulmane que par cette fraternité fondamentale, laquelle résulte pourtant non d’options humaines aléatoires mais de la volonté même de Dieu.
On nous objecte la possible évolution de cette religion, en particulier au contact du monde occidental moderne, ce qui nous paraît assez paradoxal, là encore, au regard d'une religion qui tient ce monde-là, en règle générale, pour une contre-valeur spirituelle par rapport au sien. Mais, après tout, pourquoi pas ? Qui n'appelerait pas, de l'extérieur, une telle évolution ? Il est des voix, même musulmanes qui, quoique fort dissidentes, l'appelent également. Comment ne pas en prendre acte ? Reste que cette évolution ne ressortit pour l'heure que du domaine du possible, et d'un possible grevé d'interrogations fort sérieuses sur la possibilité même d'une telle évolution. L'actuel, le réel, l'universellement répandu, qu'on le veuille ou non, au regard des problèmes actuels d'ordre politique qui se posent à nous, est celui d'un monde où l'islam majoritaire ne s'accommode ni de la démocratie, ni de la reconnaissance des droits de chrétiens. On ne peut dès lors éviter cette question : pourquoi en serait-il autrement chez nous si ce fait majoritaire s'y imposait ? Il n'y a pas de réponse cohérente, simplement des voeux qu'il en soit autrement, selon des arguments qui n'emportent pas notre adhésion.
On pourra se reporter à ce débat ICI.
Nous sommes heureux de vous annoncer que les Cahiers de Saint-François, dont les six premiers numéros ont paru en version PDF numérisée [ces numéros sont téléchargeables ICI], projetent de se lancer dans une publication papier. Une évolution qui va au rebours des idées reçues - dit entre parenthèses - sur l'inéluctable supplantation de la lecture sur papier par la lecture informatisée.
Voici l'annonce qui en est faite, à laquelle nous nous permettons de vous inviter à répondre favorablement par votre soutien financier.
Nouvelle prière de Moïse après l’adoration du Veau d’or par le peuple d’Israël
Exode 32, 30-35
30.Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis, vous, un grand péché. Je m'en vais maintenant monter vers le Seigneur. Peut-être pourrai-je expier votre péché !»
31.Moïse retourna donc vers le Seigneur et dit : « Hélas, ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fabriqué un dieu en or.
32.Pourtant, s'il te plaisait de pardonner leur péché... Sinon, efface-moi, de grâce, du livre que tu as écrit !»
33.Le Seigneur dit à Moïse : « Celui qui a péché contre moi, c'est lui que j'effacerai de mon livre.
34.Va maintenant, conduis le peuple où je t'ai dit. Voici que mon ange ira devant toi, mais au jour de ma visite, je les punirai de leur péché. »
35.Et le Seigneur frappa le peuple parce qu'ils avaient fabriqué le veau, celui qu'avait fabriqué Aaron.
Prière de Moïse et annonce de la vision de Dieu sur la Montagne
Exode, 33, 12-23
12.Moïse dit à le
Seigneur : « Vois, tu me dis : "Fais monter ce peuple", et tu ne me fais pas connaître qui tu
enverras avec moi. Tu avais pourtant dit : "Je te connais par ton nom et tu as trouvé grâce à mes yeux. "
13.Si donc j'ai trouvé grâce à tes yeux, daigne me faire connaître tes voies pour que je te connaisse et que je trouve grâce à tes yeux. Considère aussi que cette nation est ton peuple. »
14.Le Seigneur dit : « J'irai moi-même, et je te donnerai le repos. »
15.Et il dit : « Si tu ne viens pas toi-même, ne nous fais pas monter d'ici ;
16.comment saura-t-on alors que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? N'est-ce pas à ce que tu iras avec nous ? En sorte que nous soyons distincts, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. »
17.Le Seigneur dit à Moïse : « Cette chose que tu as dite, je la ferai encore parce que tu as trouvé grâce à mes yeux et que je te connais par ton nom.
18.Il lui dit : « Fais-moi de grâce voir ta gloire. »
19.Et il dit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté et je prononcerai devant toi le nom du Seigneur. Je fais grâce à qui je fais grâce et j'ai pitié de qui j'ai pitié. »
20.« Mais, dit-il, tu ne peux pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. »
21.Le Seigneur dit encore : « Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher.
22.Quand passera ma gloire, je te mettrai dans la fente du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que je sois passé.
23.Puis j'écarterai ma main et tu verras mon dos ; mais ma face, on ne peut la voir. »
En contrepoint à la série d'articles publiés sur cette question, remise sur le devant de la scène en France par les récentes déclarations de Mme BACHELOT, voici un document confirmatif très important à verser au dossier, qui nous est transmis par un lecteur, que nous remercions chaleureusement.

(...) Manifestement, les intentions du Président Clinton et de ses compagnons de route ne passaient pas par une telle exclusion [de l'avortement]. La raison en fut explicitement donnée par celle qui était alors le nouveau Secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, indiquant que le contrôle des naissances dans le Tiers-Monde constituait une pierre angulaire de sa politique de promotion des intérêts américains. Certains membres du Congrès se montrèrent plus explicites et firent allusion à la nécessité de réduire la concurrence de main-d'œuvre bon marché sur le marché international (ABC, 16-02-97). Mais il ne faut pas croire que cette approche stratégico-défensive soit seulement née de ces dernières années, ou qu’elle ait été uniquement représentée par Clinton. Elle tire en réalité son origine du fameux “Document 2000” du National Security Council des États-Unis, adopté le 10 décembre 1974 par le président Gerald Ford, un document originairement secret, comme on le comprend aisément en raison de la dureté de son contenu, et qui a été dévoilé en 1990, grâce à la pression de quelques historiens qui ont été en mesure d'invoquer avec succès les lois sur le secret des document officiels. Ce document, textuellement, indique en certains de ses passages :
- Point 19 : « Les facteurs actuels de peuplement des pays sous-développés présentent un risque politique et même des problèmes de sécurité nationale pour les Etats-Unis ».