Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 13:13
- Par PRIMEROS CRISTIANOS - Trad. de l'Espagnol par Patrick de PONTONX

pc-copie-1 Edgar LOBEL, expert en papyrologie de l’Université d’Oxford, a consacré sa vie à l’étude des papyrus rencontrés en Egypte. Comme on sait, le climat extrêmement sec de la majeure partie de l’Egypte a facilité la conservation d’une multitude de fragments de papyrus très anciens, contenant des textes millénaires, en grec et en copte. Nombre de ces textes ont été perdus. En revanche, pour d’autres, qui ont été conservés grâce à des copies ou des traductions successives, les papyrus servent à en confirmer l’antiquité.


L’un de ces papyrus, découvert à proximité de l’ancienne cité égyptienne d’Oxirrinco, contenait une prière à la Vierge. Et non pas n’importe quelle prière : une prière que nous continuons de prier de nos jours, celle du “Sub tuum praesidium”.


La version latine est la suivante :


« Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta”.


La version française est la suivante :


« Nous nous réfugions sous ta protection, sainte Mère de Dieu. Ne méprises pas nos prières dans les nécessités, mais délivre-nous toujours de tous les dangers, Vierge glorieuse et bénie ».


Dans la version grecque classique, qui est celle, précisément, du papyrus, on en trouve les termes originaux :

 

π τν σν εσπλαγχνίαν,
καταφεύγομεν, Θεοτόκε.
Τς μν κεσίας,
μ παρίδς ν περιστάσει,
λλ κ κινδύνων λύτρωσαι μς,
μόνη γνή, μόνη ελογημένη.

 Sub tuum  


 

Il convient de souligner la présence du terme “Theotokos” [plus exactement, en l’occurrence : “Theotoke”, au vocatif], c’est-à-dire “Mère de Dieu”. Deux siècles plus tard, au Concile d’Ephèse, il sera reconnu solennellement, contre Nestorius, que ce titre convenait adéquatement à la Vierge Marie. Ainsi, à Ephèse, la Tradition de l’Eglise fut défendue contre ceux qui préféraient leurs propres opinions à ses enseignements.


Il est impressionnant, dès lors, de réciter cette prière, sachant que les chrétiens la récitaient déjà depuis, au moins, l’an 250 de notre ère, date assignée par Edgar LOBEL au papyrus sur lequel elle est écrite. En ce qui nous concerne, nous ne l’avons pas reçue des archéologues, mais de la Tradition de l’Eglise, à travers le latin, pour l’Eglise latine, ou le grec et le slavon ancien, pour l’Orient. Il est agréable, néanmoins, que l’archéologie nous montre une fois de plus que la Tradition n’est pas quelque chose d’inventé, mais qu’elle nous transmet véritablement l’héritage que les premiers chrétiens reçurent eux-mêmes du Christ et de ses Apôtres.


La prière du “Sub tuum praesidium” est un témoignage émouvant, probablement le plus ancien et le plus important qui soit relatif à la dévotion à la Sainte Vierge. Il s’agit d’un tropaire [hymne byzantin], parvenu jusqu’à nous plein de jeunesse. C’est peut-être le texte le plus ancien où la Vierge soit appelée “Theotokos”, et c’est incontestablement la première fois que ce terme apparaît dans le contexte d’une prière et d’une invocation.


G. Giamberardini, spécialiste du christianisme primitif égyptien, a montré la présence du “tropaire” dans les rites les plus différents et dans toutes ses variantes, y compris dans la liturgie latine. L’universalité de cette antienne suggère que, déjà au milieu du IIIème siècle, il était d’usage d’invoquer la Sainte Vierge comme “Thetokos”, et que les théologiens, comme Origène, commencèrent à prêter attention à ce vocable en raison, précisément, de l’importance qu’il prenait dans la piété populaire. Cette invocation pourrait avoir été simultanément introduite dans la liturgie.


Dans le rite romain, la présence de cette prière est attestée, déjà, dans le Liber Responsalis, attribué à saint Grégoire le Grand. On la trouve copiée au IXème siècle sous la forme suivante : « Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix ». Quelques manuscrits des Xème et XIème siècles en présentent de délicieuses variantes, tout en maintenant intacte la même expression « sancta Dei Genitrix », strictement fidèle au “Theotokos” du texte grec.


Il s’agit de traductions très fidèles de ce texte, tel qu’il apparait dans le rite byzantin, où l’on utilise le mot grec “eysplagknían”, pour désigner les entrailles miséricordieuses de la Mère de Dieu. Cette considération de l’immense capacité des entrailles maternelles de Dieu est le fondement de la piété populaire, qui donna tant d’importance au titre de “Theotokos” pour désigner la Mère de Jésus. Le plus important est que le témoignage du “Sub tuum” permet de penser que le titre de “Theotokos” est né de la piété populaire, dès (au moins) la moitié du IIIème siècle, pour invoquer les entrailles maternelles de Celle qui a porté Dieu en son sein. En cela la piété populaire aurait cette fois précédé la théologie. Il est vraisemblable, pour le moins, qu’il en ait été ainsi.


Les fidèles, qui récitent humblement cette prière à la “Sancta Dei Genitrix”, la “Theotokos”, la Mère de Dieu, parce qu’ils l’ont reçue des mains de l’Eglise, sont ainsi proches de ce que transmirent les premiers chrétiens et, par eux, du Christ lui-même.


La version latine de cette prière a été spécialement immortalisée, en musique, par Antonio SALIERI et Wolfang Amadeus MOZART.

 

_______________

 

Sources


Lucas F. Mateo-Seco,  La devoción mariana en la primitiva Iglesia
Bruno Moreno Ramos, InfoCatólica
G. Giamberardini, Il "Sub tuum praesidium" e il titolo Theotokos nella tradizione egiziana, in "Marianum" 31 (1969) 350-351
A.M. Malo, La plus ancienne prière à Notre-Dame, in De primordis cultus mariani, cit., t. 2, 475-485.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 17:26
- Par José CALDERERO [Alfa y Omega] - Trad. de l'Espagnol par Patrick de PONTONX

Le chrétien chaldéen irakien Raad Salam raconte à la première personne les persécutions dont souffrent les chrétiens dans le monde arabe et ce qui se passe réellement derrière ce que l’on appelle “le Printemps arabe”. Son témoignage est intervenu au cours de la Semaine pour l’Eglise Persécutée que L’Aide à l’Eglise en Détresse a organisée dans l’église des Los Jerónimos de Madrid.

 

Le Docteur Raad Salam parle du monde arabe et de ses révoltes, non seulement comme le chercheur et le spécialiste de l’islam qu’il est, mais aussi avec l’expérience de celui qui a souffert dans sa chair la persécution religieuse et qui, malgré cela, affirme : « Je n’ai pas de haine pour les musulmans, ni de rancune à l’égard de l’islam pour tout ce qui nous a été infligé, à moi et à ma famille. Comme chrétien, je ne dois haïr personne. Je veux seulement faire connaître la réalité, ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe ».

 

Cette réalité que Raad Salam a vécue, et que « de nombreux frères continuent de souffrir là-bas », le conduit à affirmer que le “Printemps arabe” « n’est rien d’autre qu’un automne, un hiver, obscur, mauvais, dangereux, pluvieux et une très longue » période de révoltes dont profite le radicalisme islamique pour conquérir le pouvoir. Cela « pose un grand problème pour nos frères chrétiens », car derrière la liberté dont on parle, se cachent la persécution, la diminution des droits, les attaques contre les chrétiens.


 

La nostalgie des temps de Saddam

 

« Au cours de la première époque de Saddam Hussein, j’ai vécu avec les musulmans. Il est certain qu’ils avaient plus de droits que nous, qu’il y avait des inégalités, mais nous vivions avec eux. J’accompagnais des musulmans à la mosquée, et ils venaient avec moi à l’église, et ceux-là avec lesquels je partageais tout m’ont fait prisonnier lors des révoltes de Basora ».

 

Raad Salaam se considérait comme un irakien à part entière, qui se vit même obligé à ce titre de participer à la guerre contre l’Iran et à lutter contre les Etats-Unis au Koweit. Lorsqu’ont commencé ses problèmes, à cause de son identité chrétienne, Salam a décidé d’étudier l’islam pour essayer de comprendre la mentalité de ses persécuteurs, ou les arguments religieux brandis pour obliger « ma famille à payer des taxes à une tribu chiite pour qu’elle la protège, elle et ses affaires ».

 

Cela ne lui fut pas facile, à l’Université de Basora, parce que « beaucoup voyaient d’un mauvais œil un chrétien étudier l’islam. Puis ils ont cru que j’approfondissais l’islam pour me convertir, et m’ont interrogé à ce sujet. Mais je leur ai répondu que plus je l’étudiais, et plus je m’en éloignais », affirmation qui valut à Raad une peine de six mois de prison et des violences physiques.

 

La féroce persécution contre les chrétiens irakiens remonte alors à sa mémoire. « Je revois ces images, lorsqu’ils s’emparèrent de l’église de Sayida An Nayá, à Bagdad, où ils tuèrent 60 chrétiens, dont la seule faute était de s’être réunis pour la messe du dimanche », dit-il.


 

Les chrétiens, victimes des changements politiques

 

A son avis, l’évolution a été identique dans les pays qui ont connu ce que l’on appelle le “Printemps arabe”. Derrière les images qui ont été diffusées dans le monde entier, où l’on voyait des chrétiens et des musulmans priant ensemble sur la place de Tahrir, au Caire, il y avait « une pure et dure politique. Il s’agissait seulement de présenter une image d’ouverture ».

 

Il n’est pas inhabituel, dit Raad, dans le monde musulman, que les chrétiens soient victimes des changements politiques. « C’est à peine si l’on parle ou si l’on montre des photos des 10.000 chrétiens qui se trouvent dans les prisons des Ayatollahs en Iran. L’iran a fait de la Constitution une constitution islamique. Le pays a été gouverné selon la sharia, c’est-à-dire les lois islamiques, et est devenu un Etat radical islamique chiite. Il est devenu un danger pour les iraniens et pour le monde. Il est vrai que le Shah d’Iran était un dictateur laïc, mais ce qu’il y a maintenant est une dictature politico-religieuse. Il y avait alors 3 millions de chrétiens ; il n’en reste plus que 150.000 ».

 

  

Dénoncer l’injustice


Raad a pu s’échapper d’Irak. Après avoir passé des années en prison, avoir souffert la persécution et vu comment étaient assassinés ses frères dans la foi, ce chrétien syro-chaldéen, Docteur en philologie arabe et expert en islam, est parti en Espagne. Il y travaille à faire connaître la situation de ses frères chrétiens irakiens et à mettre fin aux persécutions religieuses dans le monde. A la question de savoir ce qu’il est possible de faire, il répond : « Il faut dénoncer cette injustice, en faisant connaître que certains de nos frères chrétiens sont persécutés dans le monde (…). Nous avons besoin de l’aide de l’Occident ».


Javier Menéndez Ros, directeur de l’AED Espagne, ajoute que « nous pouvons commencer par vivre la foi comme d’authentiques chrétiens en Occident ». Telle est la préoccupation du Saint-Siège, lequel « a créé un dicastère pour la nouvelle évangélisation de la vieille Europe ».



SOURCE : ALFA Y OMEGA

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : L'Eglise qui souffre
Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 16:03
- Par Jesús COLINA [Alfa y Omega] - Trad. de l'Espagnol par Patrick de PONTONX

Constantin.jpg« In hoc signo vinces : Par ce signe, tu vaincras ». Ce signe était celui de la Croix. Cette parole, ou cette inspiration, fut perçue par l'Empereur païen Constantin. Le fait se produisit dans la nuit qui précéda la bataille du Pont Milvius, le 28 octobre 312, contre l'Empereur romain d'Occident Maxence, pour le contrôle de Rome.

 

L'histoire raconte que les légions de Constantin s'élancèrent au combat en brandissant sur leurs étendards le symbole chrétien. La bataille s'acheva par une victoire écrasante et par la conversion au christianisme de l'Empereur victorieux [qui, cependant, ne fut baptisé que peu avant sa mort, en 337]. Cette victoire détermina une configuration de l'Europe qui continue d'exercer son influence mille sept cents ans plus tard.

 

Quelques mois plus tard, en 313, Constantin – ou saint Constantin, comme il est appelé par les Eglises d'Orient [aussi bien catholiques qu'orthodoxes] – publia l'Edit de Milan, lequel, contrairement à ce que l'on écrit souvent, n'a pas fait du christianisme la religion officielle de l'Etat mais a établi la liberté de culte. Il mettait ainsi un terme aux longues et sanglantes persécutions des chrétiens et des autres confessions religieuses.

 

Mille sept cents ans plus tard, Constantin apparaît de nouveau comme une figure capable d'unir les deux poumons de l'Europe, oriental et occidental. Aussi bien l’Eglise catholique que les Eglises orthodoxes se souviennent de cette figure, à la lumière des nouvelles études historiques. De la sorte, Constantin devient un lien historique de l’unité perdue par le schisme d’Orient, qui sépara catholiques et orthodoxes en 1054.

 

Le premier grand congrès sur Constantin a eu lieu au Vatican, des 18 au 21 avril dernier. L’organisateur, le prêtre prémontré Bernard ARDURA, Président du Comité Pontifical des Sciences Historiques, a expliqué lors de cette rencontre que la bataille du Pont Milvius « avait dessiné le profil de l’Europe occidentale et balkanique ». Il a ajouté : « Une Europe dans laquelle ont germé les valeurs de la dignité humaine, de la distinction et de la coopération entre religion et Etat, de la liberté de conscience, de religion et de culte. Il est certain que ces réalités, qui feront partie intégrante du patrimoine humaniste et culturel de l’Europe, ont nécessité de longs siècles de maturation, mais ils se trouvaient de manière embryonnaire dans cette bataille ».

 

Or, l’autre grand héritage laissé par Constantin, l’unité des deux âmes européennes, l’orientale et l’occidentale, a été ultérieurement déchiré. L’Empereur, qui a convoqué le premier Concile de Nicée, en 325, était né à Niš, qui est aujourd’hui la troisième plus grande ville de Serbie. Pour cette raison, le Patriarche orthodoxe de ce pays, très proche de celui de Moscou, prépare l’organisation d’un grand congrès pour l’année 2013. A cette fin une question s’est posée, dont la réponse pourrait elle-même être historique : l’Eglise orthodoxe serbe invitera-t-elle Benoît XVI ? Le Président serbe souhaite que le Pape vienne en son pays, alors que pour les orthodoxes la question est plus compliquée qu’il n’y paraît. Si le Patriarche adresse une telle invitation, la logique voudrait qu’il invite également le Patriarche de Moscou. De la sorte, pour la première fois dans l’histoire, une rencontre aurait lieu entre le Pape et le pasteur de l’Eglise orthodoxe qui compte le plus grand nombre de fidèles dans le monde.

 

Le Métropolite Hilarion, Président du Département pour les Relations Extérieures du Patriarcat de Moscou, a souligné, cependant, que parmi les évêques orthodoxes serbes, « il n’existait pas de position commune sur la question de l’invitation du Pape, non plus que sur la signification à donner à l’anniversaire », lequel peut être considéré soit comme un moment historiquement important « pour les représentants des différentes dénominations chrétiennes » soit, simplement, ce qui n’est pas rien, comme « une opportunité d’exprimer l’unité fraternelle des Eglises orthodoxes locales ».

 

Mille sept cents ans plus tard, “saint” Constantin continue d’assister à la division de ses fils. Il faudra attendre l’année 2013 pour voir si ces derniers savent saisir l’opportunité que l’Histoire leur présente.

 

Jesús Colina. Roma

 

SOURCE de l'article : alfayomega.es

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Eglise universelle
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 14:42
- Par Bernard Antony
Communiqué
Je vois sans affliction Nicolas Sarkozy quitter le devant de la scène politique. Mais je ne me réjouis pas de voir le socialiste François Hollande lui succéder à l’Elysée. Les paroles et les promesses de campagne électorale du Président « sorti » n’ont pas rattrapé les dommages ou l’insuffisance de ses actes et de ses promesses non tenues.
Comme je l’avais annoncé, j’ai voté ce jour pour lui sans aucun enthousiasme au second tour de l’élection considérant sa présence à l’Elysée comme un « moindre pire » par rapport à la politique que va mener François Hollande avec l’équipe idéologique que l’on sait.
Le parti socialiste et toute la gauche et l’extrême gauche avec lui disposent désormais dans notre pays de la Présidence de la République, de celle du Sénat, de celles de tous les Conseils régionaux sauf l’Alsace, des deux tiers des Conseils généraux, de la mairie de Paris et de celles d’une majorité de villes dont Lille, Lyon, Toulouse, Nantes.
La gauche et l’extrême gauche dominent totalement les médias, les syndicats, l’éducation, la culture et la magistrature.
Pour des gens comme moi, il n’était pas facile aujourd’hui de voter pour M. Sarkozy dont nous avions dénoncé pendant cinq ans les abandons de souveraineté nationale, les aberrations de la politique étrangère, la soumission de l’Education nationale à l’idéologie marxiste et à la culture de mort, et celle de la culture à toutes les déliquescences et abominations subventionnées de la chienlit bobo-gaucho-friquée. Mais le socialisme désormais au plus haut niveau du pouvoir s’apprête à aller encore plus loin et plus vite dans des politiques encore plus anti-nationales et liberticides. Je crains que ceux qui, aujourd’hui, à droite, ont voté Hollande, se sont abstenus ou ont voté blanc, par exaspération ou calcul stratégique sur les vertus positives du chaos ne s’en mordent les doigts. J’aimerais tant me tromper.
L’Institut du Pays Libre donnera bien sûr des consignes de vote pour les élections législatives. Nous ne tiendrons pas compte des étiquettes. Nous inviterons à voter pour ne pas élire les plus nuisibles et les plus bêtes ; nous voterons pour les plus patriotes et les plus respectueux de l’âme et des valeurs chrétiennes de la France, pour les plus courageux et les plus compétents parmi les candidates et candidats, qu’ils soient du Front National, du Parti de la France, de diverses ligues et mouvements, voire de l’UMP.

 

 

Bernard Antony, président de l'Institut du Pays Libre

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Politique
Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 19:26
- Par L'Equipe d'Hermas

La grande médiocrité des débats et une certaine lassitude nous ont conduits à observer le silence sur les élections prochaines. Ce silence paraissait d'autant plus s'imposer que les élections prochaines laissaient moins d'illusions sur la réalité de la liberté offerte aux Français. Les courants et partis en présence ne sont-ils pas, pour la plupart, de simples déclinaisons d'une idéologie commune puisant sa sève dans un libéralisme culturel universellement répandu, un athéisme pour le moins pratique et un relativisme moral érigé en principe d'évolution sociale ?

 

Lorsque, surmontant nos répugnances, nous regardons et écoutons les candidats et leurs thuriféraires, comment se convaincre que leurs propos et leurs gestes ne sont pas que pantomimes de saltimbanques et roucoulades de séducteurs ? Quand les propositions des uns ou des autres sont portées dans des conversations privées, la vérité parvient-elle jamais à y mieux trouver son indispensable place, comme règle et mesure intellectuelles et morales ? Tout ne paraît-il pas s'y jouer plutôt en termes de partis, c'est-à-dire d'apriori et de parti pris, plutôt que de vrai et de bien ? L'acceptable et l'inacceptable ne sont-ils pas simplement mesurés, au fond, par les seuls appétits divergents de libertés individuelles irréductibles qui s'entrechoquent ?

 

Pourtant, nous ne pouvons pas, en tant que catholiques, ne pas faire entendre nos voix, fût-ce, lorsque cela s'impose, pour clamer celle d'un « non possumus » que nous commande notre devoir de témoins de la vérité.

 

A cet égard, il nous paraît utile de reprendre cet article que nous avions publié le 4 juin 2007.

 

On consultera également, avec le plus grand profit, sur le blogue du Petit Placide, le récent sermon du Père Abbé de Fontgombault sur la même question (cliquer sur ce lien).


 

*

*          *

 

« Avant les prochaines élections (…), je désire vous rappeler quelques critères à prendre en considération au moment de voter. Ces orientations découlent de ma mission d’évêque, que j’exerce en essayant d'aider les fidèles catholiques et les personnes de bonne volonté à éclairer leur conscience devant l'acte de voter. 

En premier lieu, nous devons souligner l'obligation morale d'exercer notre droit au vote. Celui-ci étant un acte libre, il s'agit d'un moyen direct de collaborer au bien commun de la société. Nous n'aiderons pas nos cités et nos peuples si nous cessons d'exercer ce droit pour toute cause qui ne serait pas exceptionnelle ; sans l’expression de notre opinion, les résultats ne refléteront pas la volonté et le sentiment de tous, seulement ceux de quelques-uns.

A cette responsabilité s’ajoute la nécessité de connaître ceux qui se proposent d’être élus, l’idéologie des partis et surtout leurs programmes électoraux et les mesures destinées à réaliser chacune des propositions présentées. Cet aspect est de la plus haute importance pour les catholiques, parce qu'au moment d'exercer le droit de vote nous devons surtout agir avec la conscience bien formée, selon les principes de la raison droite et du magistère de l'Église, en particulier de ceux qui se rapportent à la doctrine sociale, laquelle a été si féconde tout au long de l’histoire. Parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi naturelle, nous devons choisir celles qui nous paraissent favoriser le mieux le bien commun.

Avant toute chose, il faut rechercher les projets qui collaborent à la défense des droits fondamentaux de la personne, surtout le droit à la vie depuis le début de la conception jusqu'au décès naturel. Si nous défendons les droits des personnes et, entre tous, celui de la vie, nous ne pourrons pas accepter les propositions qui, pour favoriser certaines fins sociales, font appel à des actes qui s’y opposent.

Il faut également privilégier positivement les projets qui tendent à défendre la famille, comprise comme la relation résultant de l'union d’un homme et d’une femme qui, unis par amour, sont ouverts à la vie et à l'acceptation d’enfants comme un don inestimable ; la famille doit être reconnue et protégée, en défendant son irremplaçable fonction sociale et en faisant en sorte qu’elle puisse se développer dans un logement digne et être soutenue par un travail digne et justement rémunéré.

Au moment d’exprimer son vote, il est un autre aspect dont il faut tenir compte, qui est celui de la liberté religieuse, y compris des signes religieux. Il faut défendre l'expression publique de la foi et la valorisation du fait religieux comme élément constitutif de la personne. Nous ne devons pas oublier à quel point la religion catholique a formé l'histoire de nos cités et le caractère de nos peuples au cours de l'histoire, et combien elle a contribué au progrès moral et social de la communauté humaine. 

Il est également important de privilégier les propositions qui promeuvent le droit à l'éducation, et surtout celles qui protègent le rôle qu’y jouent les parents, en permettant à ces derniers de choisir le centre éducatif et le type de formation qu’ils préfèrent, en vertu de leurs convictions religieuses et morales. On ne saurait en aucun cas accepter les projets qui tendent à supplanter le rôle des parents par des structures qui ne tiennent pas compte d’eux et qui utilisent l’éducation pour promouvoir un type de personne modifiable à son gré.

En définitive, nous devons encore favoriser les propositions qui sont profitables aux plus nécessiteux de notre société : les malades, les personnes âgées ou dépendantes, etc. ; ainsi que celles qui se préoccupent des plus pauvres, des laissés pour compte, et qui recherchent les moyens de promouvoir un accueil solidaire, notamment à l’égard des émigrants, et un ordre social juste (…) » 

 

† Jesús García Burillo
Evêque d’Avila
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Documents
Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 13:01
- Par L'Equipe d'Hermas

2.jpg

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Documents
Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 12:40
- Par L'Equipe d'Hermas

1-copie-3.jpg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Eglise universelle
Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 13:55
- Par L'Equipe d'Hermas

Officiellement, la position de l’Union européenne à l’égard de l’expression “santé sexuelle et reproductive” est de considérer qu’elle exclut explicitement l’avortement. Les bases légales sur lesquelles est fondé l’appui économique apporté aux pays en voie de développement dans des domaines relatifs à la santé sexuelle et reproductive font explicitement référence au non financement d’avortements, de méthodes de stérilisation ou de méthodes anticonceptives.

 

Le rapport évoqué hier de l'European Dignity Watch dénonce le fait que le terme “avortement” demeure exclu du thème de la santé sexuelle et reproductive car lorsqu’un avortement survient, il termine le processus de reproduction en soi.

 

En octobre 2011, un groupe d’experts, parmi lesquels se trouvaient des avocats, des scientifiques de renom dans le domaine médical, des philosophes, des parlementaires, des ambassadeurs, des défenseurs des droits de l’homme et des délégués des Nations-Unies, ont signé le document de San José, qui ratifiait le principe selon lequel l’avortement ne peut pas être considéré comme un droit humain (1).

 

C’est pourquoi le rapport précité dénonce, en se fondant sur des chiffres relatifs aux sommes affectées aux fonds d’aide au développement, qu’entre 2005 et 2010, la Marie Stop International a reçu 18.917.624 euros pour des activités dites de santé sexuelle et reproductive, tandis que le Planned Parenthood, pour laquelle il est impossible de recueillir des données précises, aurait reçu des sommes considérables pour des projets du même genre.

 

D’après des sources du Parlement européen, « le nombre d’euro-députés hostiles à l’avortement diminue drastiquement au cours de ces dernières années ».

 

SOURCE : LA GACETA

 

_________________________

 

(1) Voir, à cet égard, l'article d'Austin RUSE, paru en français dans FRANCE CATHOLIQUE : LIEN

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Avortement
Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 14:02
- Par L'Equipe d'Hermas

Aujourd’hui sera présenté au Parlement Européen un rapport qui révèle que les principales multinationales de l’avortement reçoivent un financement de l’Union Européenne.

 

L’European Dignity Watch révélera une étude sans précédent intitulée “Le financement de l’avortement à travers l’Aide au Développement de l’Union Européenne”.

 

Cette étude montre comment les entreprises abortistes mondiales les plus importantes, comme Planned Parenthood et Marie Stopes Internacional, ont reçu et continuent de recevoir des financements venant des fonds d’aide au développement de l’Union européenne, qui sont dirigés vers des projets liés à la santé sexuelle et reproductive, et à la pratique de l’avortement.

 

En outre, le rapport pose un certain nombre de questions portant sur les objectifs de la Commission européenne, en particulier sur les montants qui sont alloués à ces organisations abortistes – la Commission européenne est le quatrième plus grand donateur du monde – si ces attributions résultent d’une négligence ou si elles sont faites en connaissance de cause et, dans l’affirmative, qui est responsable de ce mauvais usage des fonds publics.

 

L’European Dignity Watch présentera aujourd’hui son rapport lors d’une intervention organisée au Parlement européen et intitulée “Santé sexuelle et reproductive dans les pays en voie de développement”, qui est patronnée par différents groupes politiques et par des députés du Parlement européen.

 

SOURCE : LA GACETA

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Avortement
Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 11:05
- Par Jean TEVILO

Le langage

 

L’habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d'orientation sexuelle normale ou d'orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la “cause homosexuelle” refusent même l’emploi du terme “normal” quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement de valeur sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage "gay" et l’homoparentalité.

 

A titre supplémentaire, le terme “couple” s’est imposé pour les homosexuels alors que le mot “paire” s’appliquerait mieux à la vie en commun de deux personnes de sexe identique. Le fait que le couple et la paire unissent chacun deux êtres ne justifie pas que l’on use du même terme, entraînant de ce fait la confusion entre ces notions. L’union d'un homme et d’une femme est en effet différente de l'union de deux hommes ou de deux femmes, à moins de considérer que l'homme est identique à la femme. On ne peut donc donner un même nom ou un même statut juridique à ces deux unions, sauf si l'on estime que dans l'union de deux êtres, ce qui est important c'est le chiffre deux.

 

La loi et le mariage

 

Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, “homo” ou “hétéro”, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle. Cette dernière, quelle qu'elle soit, ne confère aucun droit. A la base de la vie, et du mariage, se trouve la différenciation sexuelle. Aucune autre relation ne contribue au bien commun autant que le mariage entre un homme et une femme. La loi reflète cette réalité en consacrant, par le mariage, l’alliance de l'un et de l'autre.

 

Le mariage ne crée pas une injustice envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. C’est leur état qui leur interdit le mariage. Le législateur n’a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels ne peuvent y avoir accès. Cela d’autant plus qu’avec le mariage un tiers est concerné : l’enfant. 

 

L’enfant

Le législateur, grâce au mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître.

 

S’il est exact que des homosexuels ont la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité ou celle de création du mariage "gay" apparaît inintelligible, l'enfant ayant par ailleurs un état civil et donc un régime juridique clair. S’agissant d’homosexuels, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. Si l’on autorise l’adoption d’un enfant par deux hommes ou deux femmes, on ne voit pas pourquoi l’on refuserait un cadre juridique à deux hommes et trois femmes qui souhaiteraient élever un enfant ensemble.

 

Une fraction du lobby homosexuel semble souhaiter utiliser la ressemblance entre le couple avec enfant et deux homosexuels élevant un enfant. En effet, l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes de reconnaissance juridique de l’homoparentalité, de la “biparentalité”, d’accès au mariage et à l’adoption, peuvent cependant apparaître comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.

 

De même, les maltraitances d’enfants doivent être sanctionnées. Si des parents sont indignes, leurs enfants doivent pouvoir être remis à une famille d’adoption normalement composée d’un père et d’une mère. On ne doit cependant pas utiliser le malheur de ces enfants pour tenter de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes plutôt que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandistes de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire, elle existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle ou leur tante célibataire lorsqu’ils ont perdu leurs parents. Le principe a été depuis dévoyé par le droit. C’est au législateur de prendre les dispositions pour que soit respecté l’esprit initial de ce cas d’adoption.

 

Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l’union d’un homme et d’une femme car cette union est vitale pour son avenir.

 

La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel, sauf à créer une règle par individu et par situation, ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit.

 

L’homosexualité a toujours existé. Elle est admise au nom de la liberté individuelle. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Publié dans : Famille,mariage,enfants

Pour nous écrire

Dans le barre bleue ci-dessus, cliquer en haut à gauche sur "J'aime ce blog", puis sur "Contacter le blogueur".  

A noter

memento.jpg

Nouveau.gif

Editions Hermas.info

Cahiers de Saint-François n°10

CSF10

 Exhortation apostolique

"Verbum Domini"

Verbum-Domini.jpg

Actes des premiers chrétiens (3)

Saintes Félicité et Perpétue

pc5-3

 Actes des premiers chrétiens (2)

La noblesse romaine

pc5-2

La famille de Marie

fdm

 

 EWNT.JPG

 

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés