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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 08:47

Par L'Equipe d'Hermas
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Publié dans : Vies de saints - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Recommander
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 01:43

Par Mgr Jacques MASSON

Prière de Moïse après la plainte des gens lassés de manger la manne

Nombres, 11, 10-15

 

10. 

Moïse entendit pleurer le peuple, chaque famille à l'entrée de sa tente. La colère du Seigneur s'enflamma d'une grande ardeur. Moïse en fut très affecté,

11. 

et il dit au Seigneur :« Pourquoi fais-tu du mal à ton serviteur ? Pourquoi n'ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu m'aies imposé la charge de tout ce peuple ?

12. 

Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l'ai enfanté, que tu me dises : "Porte-le sur ton sein, comme la nourrice porte l'enfant à la mamelle, au pays que j'ai promis par serment à ses pères ?"

13. 

Où trouverais-je de la viande à donner à tout ce peuple, quand ils m'obsèdent de leurs larmes en disant : "Donne-nous de la viande à manger" ?

14. 

Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c'est trop lourd pour moi.

15. 

Si tu veux me traiter ainsi, tue-moi plutôt ! Ah ! si j'avais trouvé grâce à tes yeux, que je ne voie plus mon malheur !

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Publié dans : Les prières de la Bible - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Recommander
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 18:15

Par L'Equipe d'Hermas

Lu pour vous sur le Salon Beige :

Défendons Notre-Dame de Paris !

Dimanche 14 février à 14h, des extrémistes homosexuels ont prévu de se rassembler juste devant Notre-Dame de Paris pour... s'embrasser sur la bouche durant 5 minutes. Un lieu choisi au hasard ? Non, comme l'admet Arthur Vauthier, l'organisateur :

"C'est une façon d'interpeller l'Église, de questionner la religion sur la question de l'amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes".

L'Eglise n'approuve pas les relations homosexuelles (qu'elle juge "désordonnées" et contraires au plan de Dieu pour l'homme) mais respecte et accueille toutes les personnes quel que soit leur comportement. Autant dire que ce "kiss in" contre l'homophobie devant la cathédrale de Paris est particulièrement malvenu.


Etrangement, les extrémistes de la cause homosexuelle ne se rassemblent pas devant la Grande mosquée de Paris. Or, c'est en pays musulmans (où s'applique la Charia) que sont exécutés des homosexuels !


En réalité, les initiateurs de ce rassemblement savent qu'ils ne risquent rien en se moquant des catholiques. On lit d'ailleurs dans Têtu qu'Arthur Vauthier "ne craint pas les réactions hostiles".


10 mois et demi après les échauffourées provoquées par la distribution de préservatifs du PCF et des Verts suivie du die in d'Act-Up, ce rassemblement sonne comme une provocation. La provocation de trop.Il nous fallait déjà supporter le harcèlement continuel des lobbies homos pour singer le mariage, s'en prendre à nos enfants dans les écoles (cf l'affaire du Baiser de la lune) ou réduire notre liberté d'expression.


Ne laissons pas certains groupuscules prendre la mauvaise habitude de venir nous insulter devant nos églises. Ils seraient tentés de le faire ensuite dedans, comme Act up.


Rendez-vous dimanche à Notre-Dame pour la messe de 12h45, de façon spontanée ou avec une association, pour répondre avec fermeté et courtoisie aux provocateurs !

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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Recommander
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 15:32

Par Pierre GABARRA

Dans un long article publié sur son blogue, Totus Tuus, M. Matthieu Boucart - que nous remercions en passant de l'intérêt qu'il veut bien accorder au nôtre - critique l’article publié ici à propos des déclarations de Mgr Le Gall, ainsi que celui du Père Daniel-Ange, et défend l’idée d’une construction de la civilisation de l’Amour avec les musulmans.


L'idée nous était venue de proposer une réponse sur Hermas.info, mais d'autres réponses sont intervenues sur le blogue de M. Boucart, de sorte que nous avons préféré nous intégrer à cette discussion "sur place", pour simplifier les choses. M. Boucart paraissait tout d'abord s'étonner que l'on puisse contredire les propos d'un évêque. J'en profite donc pour indiquer ici que les propos tenus par ce dernier ne sont pas d'ordre doctrinal et qu'ils concernent un débat politique, qui est libre. Ce serait peut-être pousser un peu loin l'opinion favorable à l'islam que de transposer dans le catholicisme l'idée qu'un chef religieux puisse imposer, ès qualités, une vérité pratique en ce domaine.


La discussion n’est jamais chose facile en soi. Il faut distinguer, relativiser ceci, mettre en avant cela, proportionner, mesurer. Il faut surtout suivre un fil de discussion, ce qu’on appelle  en philosophie un “point de vue formel”, c’est-à-dire rester dans le champ défini de la discussion. Si l’on s’en écarte, non seulement on parle d’autre chose que ce dont il est discuté, mais on s’expose à imputer à autrui ce qu’il ne dit pas, ce qu’il n’a pas l’intention de dire ou d’aborder, et à lui faire grief de nier ce dont il est pourtant d’accord. L’expérience montre qu’il en est très souvent ainsi, de sorte que des dialogues prétendus tournent rapidement à la cacophonie, à l’irrationalité même, dans des propos qui partent dans tous les sens et qui, inéluctablement, n’apportent rien à personne. Ainsi si Jean affirme qu’il fait beau et que Pierre lui répond que non, au motif qu’il n’est pas sain de s’exposer durablement au soleil en plein midi, on comprend bien qu’ils pourront parler longtemps mais que ce sera tout à fait en vain.


Je ne dis pas que cela doive être le cas en l'occurrence, mais pour préciser qu'il y a bien des moyens de parler de ce sujet, comme sur d'autres, sans s'entendre sur ce sur quoi l'on parle. En l'occurrence, ce qui est en débat - en tout cas ce qui l'était pour le Père Daniel-Ange et moi-même - ce n'était pas la question du respect dû aux musulmans, qui va pour nous de soi, mais la question de l'islam lui-même, religion originale du fait de sa confusion entre le temporel et le spirituel et qui, de ce chef, pose des problèmes originaux que la seule perception des musulmans, pris en tant qu'individus, ne permet aucunement d'appréhender et moins encore de résoudre. C'est de rapport de l'islam à la politique que nous parlons. Les musulmans, avant que d’être tels d'ailleurs, sont des personnes, créées par Dieu, aimées de Dieu et appelées par lui à la même fin ultime que nous, parce qu’il n’y en a qu’une pour tout homme : la vision de Dieu face à face. Cette communauté de destin suffit déjà à faire de ces hommes nos frères. J’observe que, paradoxalement, les musulmans sont souvent présentés comme des frères plutôt par leur confession musulmane que par cette fraternité fondamentale, laquelle résulte pourtant non d’options humaines aléatoires mais de la volonté même de Dieu.


On nous objecte la possible évolution de cette religion, en particulier au contact du monde occidental moderne, ce qui nous paraît assez paradoxal, là encore, au regard d'une religion qui tient ce monde-là, en règle générale, pour une contre-valeur spirituelle par rapport au sien. Mais, après tout, pourquoi  pas ? Qui n'appelerait pas, de l'extérieur, une telle évolution ? Il est des voix, même musulmanes qui, quoique fort dissidentes, l'appelent également. Comment ne pas en prendre acte ? Reste que cette évolution ne ressortit pour l'heure que du domaine du possible, et d'un possible grevé d'interrogations fort sérieuses sur la possibilité même d'une telle évolution. L'actuel, le réel, l'universellement répandu, qu'on le veuille ou non, au regard des problèmes actuels d'ordre politique qui se posent à nous, est celui d'un monde où l'islam majoritaire ne s'accommode ni de la démocratie, ni de la reconnaissance des droits de chrétiens.  On ne peut dès lors éviter cette question : pourquoi en serait-il autrement chez nous si ce fait majoritaire s'y imposait ? Il n'y a pas de réponse cohérente, simplement des voeux qu'il en soit autrement, selon des arguments qui n'emportent pas notre adhésion.


On pourra se reporter à ce débat ICI.

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Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Recommander
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 13:50

Par L'Equipe d'Hermas

Nous sommes heureux de vous annoncer que les Cahiers de Saint-François, dont les six premiers numéros ont paru en version PDF numérisée [ces numéros sont téléchargeables ICI], projetent de se lancer dans une publication papier. Une évolution qui va au rebours des idées reçues - dit entre parenthèses - sur l'inéluctable supplantation de la lecture sur papier par la lecture informatisée.


Voici l'annonce qui en est faite, à laquelle nous nous permettons de vous inviter à répondre favorablement par votre soutien financier.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire - Recommander
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 07:00

Par Mgr J. MASSON

Nouvelle prière de Moïse après l’adoration du Veau d’or par le peuple d’Israël

 Exode 32, 30-35

 

30.Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis, vous, un grand péché. Je m'en vais maintenant monter vers le Seigneur. Peut-être pourrai-je expier votre péché !»

 

31.Moïse retourna donc vers le Seigneur et dit : « Hélas, ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fabriqué un dieu en or.

 

32.Pourtant, s'il te plaisait de pardonner leur péché... Sinon, efface-moi, de grâce, du livre que tu as écrit !»

 

33.Le Seigneur dit à Moïse : « Celui qui a péché contre moi, c'est lui que j'effacerai de mon livre.

 

34.Va maintenant, conduis le peuple où je t'ai dit. Voici que mon ange ira devant toi, mais au jour de ma visite, je les punirai de leur péché. »

 

35.Et le Seigneur frappa le peuple parce qu'ils avaient fabriqué le veau, celui qu'avait fabriqué Aaron.

 

 

Prière de Moïse et annonce de la vision de Dieu sur la Montagne

 Exode, 33, 12-23

 

 

12.Moïse dit à le Seigneur : « Vois, tu me dis : "Fais monter ce peuple", et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Tu avais pourtant dit : "Je te connais par ton nom et tu as trouvé grâce à mes yeux. "

 

13.Si donc j'ai trouvé grâce à tes yeux, daigne me faire connaître tes voies pour que je te connaisse et que je trouve grâce à tes yeux. Considère aussi que cette nation est ton peuple. »

 

14.Le Seigneur dit : « J'irai moi-même, et je te donnerai le repos. »

 

15.Et il dit : « Si tu ne viens pas toi-même, ne nous fais pas monter d'ici ;

 

16.comment saura-t-on alors que j'ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? N'est-ce pas à ce que tu iras avec nous ? En sorte que nous soyons distincts, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. »

 

17.Le Seigneur dit à Moïse : « Cette chose que tu as dite, je la ferai encore parce que tu as trouvé grâce à mes yeux et que je te connais par ton nom.

 

18.Il lui dit : « Fais-moi de grâce voir ta gloire. »

 

19.Et il dit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté et je prononcerai devant toi le nom du Seigneur. Je fais grâce à qui je fais grâce et j'ai pitié de qui j'ai pitié. »

 

20.« Mais, dit-il, tu ne peux pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre. »

 

21.Le Seigneur dit encore : « Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher.

 

22.Quand passera ma gloire, je te mettrai dans la fente du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que je sois passé.

 

23.Puis j'écarterai ma main et tu verras mon dos ; mais ma face, on ne peut la voir. »

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Publié dans : Les prières de la Bible - Communauté : Poésies chrétiennes - Recommander
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 19:12

Par L'Equipe d'Hermas
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Publié dans : Documents - Communauté : Benoit XVI - Recommander
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:42

Par L'Equipe d'Hermas

En contrepoint à la série d'articles publiés sur cette question, remise sur le devant de la scène en France par les récentes déclarations de Mme BACHELOT, voici un document confirmatif très important à verser au dossier, qui nous est transmis par un lecteur, que nous remercions chaleureusement.

 

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Publié dans : Avortement - Communauté : Praedicatho.com - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:40

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par P. GABARRA
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(...) Manifestement, les intentions du Président Clinton et de ses compagnons de route ne passaient pas par une telle exclusion [de l'avortement]. La raison en fut explicitement donnée par celle qui était alors le nouveau Secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, indiquant que le contrôle des naissances dans le Tiers-Monde constituait une pierre angulaire de sa politique de promotion des intérêts américains. Certains membres du Congrès se montrèrent plus explicites et firent allusion à la nécessité de réduire la concurrence de main-d'œuvre bon marché sur le marché international (ABC, 16-02-97). Mais il ne faut pas croire que cette approche stratégico-défensive soit seulement née de ces dernières années, ou qu’elle ait été uniquement représentée par Clinton. Elle tire en réalité son origine du fameux “Document 2000” du National Security Council des États-Unis, adopté le 10 décembre 1974 par le président Gerald Ford, un document originairement secret, comme on le comprend aisément en raison de la dureté de son contenu, et qui a été dévoilé en 1990, grâce à la pression de quelques historiens qui ont été en mesure d'invoquer avec succès les lois sur le secret des document officiels. Ce document, textuellement, indique en certains de ses passages :

 

Point 19 : « Les facteurs actuels de peuplement des pays sous-développés présentent un risque politique et même des problèmes de sécurité nationale pour les Etats-Unis ».

 

- Point 30 : « Les pays qui présentent un intérêt politique et stratégique spécial pour les Etats-Unis sont l’Inde, le Bengladesh, le Pakistan, le Nigéria, le Mexique, l’Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Thaïlande, l’Egypte, la Turquie, l’Ethiopie et la Colombie (…) Le Président et le Secrétaire d’Etat doivent s’entretenir spécialement du contrôle de la population mondiale comme un sujet de la plus haute importance dans leurs contacts réguliers avec des chefs d’autres gouvernements, spécialement des pays en voie de développement. »

- Point 33 :
« Nous devons faire attention à ce que nos activités n'aient pas, aux  yeux des pays en voie de développement, l'apparence de politiques dirigées par un pays industrialisé contre des pays en voie de développement. Il faut s'assurer de leur appui sur ce terrain. Les dirigeants du Tiers Monde doivent être mis en avant et doivent être félicités pour l'efficacité des programmes. »

- Point 34 :
« Pour tranquilliser les autres sur nos intentions, nous devons insister sur le droit des individus et des couples à décider librement et de manière responsable du nombre et de l'espacement de leurs enfants, sur le droit d'être informé et éduqué, et sur notre intérêt constant pour l'amélioration du bien-être du monde entier. Nous devons utiliser l'autorité du Plan Mondial de Population des Nations-Unies. »

J'ignore si ces éléments d'intérêt stratégique ont quelque chose à voir avec le fait que la première conférence sur la population ait eu lieu au Mexique, et la seconde en Egypte. Ce que l'on peut constater, en revanche, c'est que le Fonds
des Nations-Unies pour la Population est l'une des rares officines des Nations-Unies à voir croître ses budgets chaque année, financés à 50% par les Etats-Unis, et le reste par d'autres pays du Premier-Monde. En 1994, par exemple, il s'élevait à 246 millions de dollars, plus encore 1.000 millions pour des programmes destinés expressément à freiner la natalité des pays pauvres. Ses activités se concentrent sur la stérilisation, l'anticonception et l'avortement dans le monde en voie de développement. Cependant, sa plus éclatante mise en oeuvre, au cours de ces derniers temps, aura été la convocation de la très contestée Conférence du Caire, visant d'abord à obtenir que les pays destinataires des programmes antinatalistes contribuent financièrement à leur soutien.

Bien sûr, le Fonds des Nations-Unies pour la Population n'est pas la seule institution dont jouent les intérêts stratégiques des Etats-Unis : une grande parties de 385 millions de dollars que le Congrès Nord-Américain a accordés en février 1997 à la planification familiale dans le Tiers-Monde devait être acheminée par l'International Planet Parenthood Federation (IPPF), multinationale de l'avortement fondée au début du XXème siècle aux Etats-Unis (Brooklin, 1916) par Margaret Sanger à partir d'une clinique d'avortements. L'IPPF, d'autre part, a été très liée à la rédaction du document proposé - et heureusement rejeté - au Caire : le 31 mars 1994, par exemple, l'IPPF se vantait publiquement de ce que son président, Fred Sai, l'était également de la troisième conférence préparatoire, et de ce que la déléguée de l'organisation pro-avortement pour l'hémisphère occidental, Billie Miller, présidait le groupe d'ONG et le comité de planification. Elle ne disait pas, quoi que ce fût de notoriété publique, que Nafis Sadik, directrice alors du Fonds
des Nations-Unies pour la Population, avait travaillé antérieurement pour l'IPPF, tout comme le Secrétaire d'Etat adjoint aux Questions Globales des Etats-Unis, ancien directeur de l'IPPF à Denver. Associés à cette véritable "multinationale de la mort", il faut encore citer la Fondation Ford, la Fondation Rockefeller, l'Alan Guttmacher Institute, qui dépend de l'IPPF, ou le Population Council, financé par le gouvernement nord-américain. Cependant, l'instrument peut-être le plus important du "lobby" antinataliste est la Banque Mondiale, dont la politique conditionne les crédits accordés aux pays pauvres en fonction du degré d'accomplissement des directives données par le Fonds des Nations-Unies pour la Population (à suivre).

Miguel ARGAYA ROCA

 


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Publié dans : Avortement - Communauté : Benoit XVI - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 12:01

Par Pierre GABARRA
La présence musulmane dans ce pays est un FAIT, qu'on le veuille ou non. On peut s'interroger sur ses causes, nombreuses, mais c'est un FAIT. Un fait religieux, et un fait politique. Compte tenu de la perte de sens moral de notre pays, considérable, du ramollissement et du recul de la foi catholique, de l'obscurcissement même, chez un grand nombre de gens, du sens commun naturel, il ne peut être exclu que ce fait, par son importance historique et numérique, en vienne à provoquer des remises en question et des réveils chez un grand nombre. Nous le souhaitons.

Pour l'heure, ce FAIT, comme tous les faits d'importance, doit être exactement apprécié. Il n'est pas exclu, à bien des égards, que l'inexactitude de cette appréciation ait des effets dommageables pour la foi catholique elle-même. Saint Thomas ne dit-il pas que les erreurs commises sur les créatures éloignent de la vérité de la foi ? Il le dit, certes, à propos de la connaissance de Dieu, que cette erreur peut empêcher ou brouiller (Contra Gentes, L. II, chap. 3), mais il n'est pas inadéquat d'adapter cette affirmation à notre propos. Il est à craindre, en effet, que les erreurs commises à propos de l'islam, pour en justifier l'acceptation, l'installation ou la propagation, n'ait pour corollaire l'affadissement des exigences du témoignage de notre propre foi. Il est possible, et il est souvent vérifié qu'il en est ainsi, le caractère irremplaçable et seul divin de la Révélation chrétienne étant dilué dans l'acceptation de l'islam comme une option religieuse parmi d'autres avec lesquelles chacun peut également composer. Nous savons depuis longtemps jusqu'où peut aller un oecuménisme sans convictions claires et fermes.

Pour prendre en compte ce FAIT, il faut nécessairement savoir ce qu'est l'islam, afin de connaître à quoi et à qui nous avons affaire. Or il n'est pas une religion comme une autre, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas uniquement vocation à en être une. C'est en cela, déjà, que les propos de Mgr Le Gall ne sont pas admissibles, car ils ne disent pas, sur ce point, la vérité de ce FAIT. La comparaison, qu'il fait d'ailleurs avec le judaïsme n'est pas acceptable car ce dernier est loin de poser des problèmes identiques à ceux que pose universellement l'islam, même si la cohabitation avec lui, en Israël, est souvent rude pour les chrétiens. En outre, il existe évidemment pour nous, au-delà des désaccords de fond que nous connaissons tous, une parenté évidente avec le judaïsme. Tel n'est pas, tel n'a jamais été le cas avec l'islam, lequel s'est construit également sur la négation du judaïsme authentique et sur la négation du christianisme authentique.

Mais ce n'est pas assez de le connaître, de dire ses origines, ses fondements, ses croyances. Il faut aussi dire ses dangers. Sur ce point les propos de Mgr Le Gall ne disent pas davantage la vérité du FAIT dont il parle. Il ne s'agit pas de se laisser aller à des phantasmes, ni d'embarquer dans une critique égale des fanatiques criminels et des gens qui ne demandent, comme nous, qu'à vivre  et à chercher Dieu en paix. Mais ce FAIT musulman, qui s'établit massivement en nos pays, existe déjà en d'autres. Et en ces pays, il fait souvent apparaître une logique de fonctionnement, non pas accidentelle mais en cohérence avec ses croyances, son identité, son histoire et ses fondements, qui est une logique d'intolérance et de violence. Là où il est majoritaire, là où il gouverne, il devient insupportable pour un chrétien de vivre comme tel. La liberté religieuse qu'invoque Mgr Le Gall au nom de la réciprocité, comme une clause de style, y fait rire. Ce n'est pas critique mesquine de le dire, ce n'est pas une agression contre l'islam, c'est le constat du fonctionnement opératoire du FAIT établi en d'autres pays et qui se répand dans le nôtre. En vertu de quoi aurait-il vocation à être différent ici et là-bas ? On peut en discuter utilement. Mais on ne le fait pas, parce que ce serait déjà  faire l'état de la question de cette violence et de cette intolérance. Croit-on sérieusement, à défaut, que les discours tenus en particulier par Mgr Le Gall seraient de nature à rendre impossible ces derniers ?

Le bel article du Père Daniel-Ange, que nous avons publié rappelle la traduction contemporaine souvent sanglante de la rencontre de ce FAIT avec la foi chrétienne. Pourquoi taire, pourquoi faire mine d'ignorer, quand on en parle publiquement, de cet accessoire si communément répandu du FAIT en question, accessoire qui paraît si nécessaire qu'il trouve même sa justification dans le texte saint de l'islam ? Est-on obligé de le masquer, et pourquoi ? Est-ce seulement un service rendu aux musulmans eux-mêmes que de le couvrir d'un voile de silence, au risque de les empêcher de s'interroger, comme les invite charitablement le Père Daniel-Ange, sur l'incohérence d'un Dieu bon et miséricordieux qui porterait à la haine et au meurtre ? Ce devrait être assez, pour nous, que ce silence constitue une très cruelle injustice à l'égard de ceux qui pleurent, qui souffrent, qui sont privés de leur dignité, qui meurent à cause du Christ en terre d'islam et qui nous crient de prendre garde. Mais non, cela ne suffit pas.

En cette année sacerdotale, nous prions pour les prêtres. Nous prions pour qu'il nous en soit donné, nous prions pour que nous sachions accueillir les vocations que Dieu n'a jamais refusées. Nous prions pour que les prêtres retrouvent le sens de leur vocation, lorsqu'ils l'ont perdu, de leur sacerdoce et de la prière, de la liturgie, du mystère et de la Messe. Prions aussi pour qu'ils retrouvent ou qu'il découvrent ou qu'ils s'enrichissent du sens de leur mission de pasteurs, de la confession de la foi et de l'amour de la vérité, comme témoins du Christ, seul Chemin, seule Vérité, seule Vie.
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