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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 11:47
- Par L'Equipe d'Hermas

Le 1er mai, nous fêtons saint Joseph ouvrier, ou artisan, et la fête du travail. Jamais le travail n'a autant manqué en France, avec un record historique de 3,224 millions de chômeurs à la fin du mois de mars. A cette occasion, voici un extrait du discours du Bienheureux Jean-Paul II (béatifié le 1er mai 2011) lors d'une rencontre avec des travailleurs italiens (19/03/94) :

 

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JP-II.JPGLe fruit le plus important du travail est l'homme lui-même. Au moyen de sa propre activité, l'homme se forme lui-même, dans la mesure où il découvre ses propres possibilités et les met en œuvre. Dans le même temps, il les donne aux autres et à la société tout entière. Il confirme ainsi, au moyen du travail, sa propre humanité et devient en un certain sens, un don pour les autres, en se réalisant pleinement lui-même.

 

C'est cela, la grande signification du travail humain, la signification personnelle, que j'ai voulu mettre en relief dans l'Encyclique Laborem exercens. Il ne faut jamais perdre de vue cet ordre de préséance. On ne peut jamais subordonner le travail au capital, parce que c'est contraire à l'ordre établi par le Créateur. Le travail est accompli par l'homme pour l'homme. Ce n'est qu'alors qu'il correspond à l'ordre correct. Autrement, le dessein du Créateur est ébranlé et détruit.(...)

 

Nous voulons aujourd'hui considérer en particulier le travail par rapport à la famille. L'artisan Joseph de Nazareth peinait pour faire vivre la Sainte Famille. Travailler pour subvenir aux besoins familiaux est le premier devoir de tout travailleur et de toute travailleuse. Si l'ordre social du travail doit être rapporté à la personne qui travaille, s'il doit lui servir, cela signifie que le travail doit servir au bien des familles, en créant pour elles les conditions pour l'existence et l'éducation des enfants. On ne soulignera jamais assez, en cette année dédiée à la famille, ce qu'elle représente pour la société.


Nous devons donc consacrer une attention particulière au travail très important accompli par les femmes, par les mères au sein de la famille. Elles sont irremplaçables dans les devoirs qui leur ont été confiés par le Créateur lui-même. Personne ne sait donner la vie, personne ne sait éduquer le nouveau-né, comme une mère. Dieu lui-même, pourrions-nous dire, s'est plié à cette règle, en confiant son Fils unique à Marie. (...)


Combien est-il urgent de repenser, dans son ensemble, le problème de l'organisation du travail et de l'emploi ! Les perspectives d'espérances pour les jeunes qui désirent jouer leur rôle avec responsabilité dans la société, ne doivent pas manquer dans le pays. Ils doivent sentir que la société a besoin d'eux, qu'elle attend d'eux une contribution au bien commun, selon la préparation spécifique de chacun. Il ne faut pas laisser s'échapper et se perdre ces jeunes énergies, on ne peut pas éteindre l'esprit. Si le système économique actuel ne garantit pas cela, il faut le revoir avec courage et, si nécessaire, le corriger. (...)


Nous prions pour l'Italie. Mais l'Italie se trouve en Europe et dans le monde, où les pays victimes d'exploitation des systèmes économiques internationaux en vigueur sont de plus en plus nombreux. On paie toujours moins pour les produits du dur labeur de la terre, on exige toujours plus pour ceux de l'activité industrielle, et de cette manière, au lieu du développement auquel elles ont droit, de nombreuses nations sont comme condamnées à la stagnation, au chômage, à l'émigration. Il s'agit d'un système injuste qui devient aujourd'hui un problème mondial: c'est une injustice qui met en cause le soi-disant premier monde, face à la détérioration des conditions des peuples du Tiers-Monde. L'ordre fondamental qui garantit la priorité du travail sur le capital, n'est-il pas bouleversé à grande échelle ? Le capital ne devient-il pas toujours plus puissant et inhumain ? Et les victimes de telles situations sont toujours plus l'homme et la femme.


Vous, hommes responsables de la justice, des conditions des travailleurs, où qu'ils se trouvent sur la terre ; vous, représentants des syndicats, vous devez crier à voix haute, vous devez exiger le changement de cet ordre.


Quelles solutions au problème de la pauvreté les tout-puissants possesseurs du capital cherchent-il à imposer aux nations pauvres ? Ils proposent, comme moyen principal, la destruction du droit à la vie. N'est-ce pas là une absurdité manifeste ? Toutes les richesses de la création sont pour l'homme et il n'y a pas de richesse sans l'homme. Si les hommes ne réclament pas à ce sujet, Dieu réclamera ! Et aujourd'hui, c'est le Fils du charpentier, Jésus de Nazareth, qui travailla avec ses propres mains, qui réclame. Il crie à haute voix de la Croix : « Pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'il font » (Lc 23, 34). Mais il crie aussi :,« Cesse de pécher, cesse de commettre l'injustice, cesse de tuer ! ».


Aujourd'hui est le jour de la grande prière avec les travailleurs : c'est la prière pour le travail. Elle débuta, un jour, sur votre terre italienne. C'est ici, en effet, que saint Benoît enseigna à travailler en priant, et les moines qui le suivirent, fidèles au principe : « Ora et labora ! », accomplirent une grande révolution, qui est tout aussi importante que la révolution industrielle moderne. Le fruit de cette révolution fut la sainteté de l'homme. Le travail rendait homme, sanctifiait l'homme, ennoblissait la vie familiale créait les liens sociaux, formait l'histoire des nations.


Nous rendons grâce pour les fruits extraordinaires de l'activité humaine de nombreux siècles en Italie, en Europe et la prière à l'intérieur du travail humain, même de nos jours. La laïcisation et la sécularisation du travail contribuent seulement à faire en sorte que l'homme haïsse presque le travail et le traite exclusivement comme source de profit. En travaillant ainsi, il ne réussit plus à voir l'homme en lui-même, il ne réussit pas à le voir dans l'autre qui peine à côté de lui.

 

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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 11:55
- Par L'Equipe d'Hermas

... que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes" (saint Paul aux Éphésiens, 6,12).

 

Voici une illustration éloquente de cette vérité et une illustration, en contrepoint, de la "Tolérance" des "esprits" éclairés, face à la "violence" de l'Église, lors d'une conférence donnée par Mgr Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles.

 

 

Tolerance.JPG

 

 

On y voit, sans nul doute, d'un côté toute l'agressivité homophobe de l'évêque et, de l'autre, toute la sérénité, la douceur, l'esprit de concorde, la retenue et, pour tout dire, toute l'humaine intelligence des prêtresses de la Liberté.

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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 08:31
- Par L'Equipe d'Hermas

Ce texte néfaste a donc été définitivement adopté.


Comme l'a indiqué le président de l'Assemblée nationale, "force est restée à la loi" - la loi de la force, la loi du plus fort imposée par une pseudo-majorité, avec la complicité ou la sottise de prétendus opposants.


GuainoAu rang de cette sottise, une médaille d'or doit être décernée à M. Henri Guaino. Ceux qui ont participé aux manifestations entendent encore ses déclarations prétentieuses, lentement roulées sur des accents à la Malraux - qui s'y connaissait lui-même en mensonges. Le 21 avril dernier encore, il s'adressait au "peuple de France (...) venu crier (sa) colère à ceux qui (l'ont) trompé, à ceux qui (lui ont) menti, à ceux qui (le) méprisent. (...) Le peuple français est en route, il est en marche, il ne s'arrêtera pas ! (...) Monsieur le Président, vous n'écrirez pas son histoire contre lui ! (...) Monsieur le Président (...) n'ignorez pas ces millions et ces millions de consciences blessées ! Changez de politique avant qu'il soit trop tard ! (...) changez de comportement avant qu'il soit trop tard !" etc.


De Gaulle, Malraux, Zola, Victor Hugo, tout y passe alors pour le grand racollage populaire mené au nom des consciences blessées. Puis vient le vote. Et le Sieur Guaino... vote en faveur du texte, par erreur dit-il ! ou pour se ménager une posture future d'homme ouvert ? Qui peut le dire ?


Voici en tout cas que le grand homme, qui n'a pas protesté hier quand le gouvernement de droite a introduit la théorie du Gender dans l'enseignement public, est interrogé ce matin sur France Info :


- La journaliste : Vous avez dit, je crois, que si vous reveniez au pouvoir, vous feriez abroger ce texte...

- Guaino : Ah, moi, j'ai dit ça ?

- La journaliste : non, l'UMP...

- Guaino : non, non, non, non, un certain nombre de gens se sont exprimés. Je crois que ce serait mentir aux Français que de leur dire "cette loi sera abrogée". (...) Ce genre de lois est très difficilement réversible.


Tel est le discours de l'Interlocuteur du "grand peuple de France venu crier sa colère", venu auprès de lui fustiger les mensonges de la "majorité". Le message est clair : ce grand peuple ne trouvera pas de soutien chez ceux qui sont venus si bruyamment le racoler lors des manifestations, à quelques exceptions individuelles sans doute. La blessure inguérissable de la conscience des Français existait avant le vote ; elle n'existe plus après.


Le mot juste revient - pour une fois - à M. Jean-Luc Romero, conseiller PS d'Ile-de-France. Interrogé sur France Inter ce matin, il a déclaré à propos de M. Guaino et des siens, qui prétendaient jusque-là être entrés en résistance pour défendre la main sur le coeur la société, le mariage et les enfants : "Ils ne reviendront pas sur ce texte (...). Après (c'est-à-dire s'ils reviennent au pouvoir), ils n'auront aucun courage".


C'est le mot de la fin.


Chacun sera bien inspiré de s'en souvenir, pour le présent et pour l'avenir.

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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 17:26
- Par L'Equipe d'Hermas

LA MANIF POUR TOUS

LA CHANSON DU JOUR !

 

 

 

 

A toutes les familles de France, parents et grands-parents,

VENEZ TOUS, UN ENFANT A LE DROIT A UN PAPA ET UNE MAMAN !!!


COUPLET 1

François ta loi ON N'EN VEUT PAS

Tous les Français SONT MOBILISES

Commerce d’enfants ON N'EN VEUT PAS

Paris provinces ON CHANTE D’UNE SEULE VOIX


REFRAIN :

LES FAMILLES SONT LA ON NE LACHE RIEN

ICI ON SE BOUGE ON N'A PEUR DE RIEN

HOLLANDE TA LOI NOUS ON N’EN VEUT PAS

LA FRANCE EST DEBOUT TU VAS NOUS ENTENDRE


COUPLET 2

François touche pas A NOS MARIAGES

Il faut plutôt REDUIRE LE CHOMAGE

François touche pas A LA FILIATION

Ecoute ton peule EN PROTESTATION


REFRAIN :

LES FAMILLES SONT LA ON NE LACHE RIEN

ICI ON SE BOUGE ON N'A PEUR DE RIEN

HOLLANDE TA LOI NOUS ON N’EN VEUT PAS

LA FRANCE EST DEBOUT TU VAS NOUS ENTENDRE


COUPLET 3

Papa maman POUR TOUS LES ENFANTS

L’enfant n’est pas UN OBJET MARCHAND

Un père, une mère C’EST COMPLEMENTAIRE

Deux pères, deux mères FINIS LES REPERES

 

REFRAIN (X2) :

LES FAMILLES SONT LA ON NE LACHE RIEN

ICI ON SE BOUGE ON N'A PEUR DE RIEN

HOLLANDE TA LOI NOUS ON N’EN VEUT PAS

LA FRANCE EST DEBOUT TU VAS NOUS ENTENDRE

 

 

 


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Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 11:19
- Par L'Equipe d'Hermas

screenshot 50

 

 

Le gouvernement maintenant sa volonté de faire aboutir le texte sur le pseudo-mariage homosexuel, sans en mesurer les conséquences sociales catastrophiques, afin d'obtenir un succès d'estime du lobby homosexuel et hautement symbolique permettant de servir d'écran à son impuissance politique, notre devoir est de répondre "présents !" à ce nouvel appel.

 

"Présents !" pour la société qui est la nôtre, "présents !" pour nos enfants, "présents !" aussi pour l'image que nous donnons au monde, aux autres catholiques du monde en particulier, qui entendent défendre en leurs propres pays les mêmes causes.

 

Voici, par exemple, communiquée par M. Daniel HAMICHE, la lettre qui nous est adressée par M. Brian BROWN, président de la National Organization for Marriage :

 

Chers résistants français à la dénaturation du mariage,

 

C’est avec une énorme admiration que je vous adresse, depuis les États-Unis, ce message de soutien et d’encouragement.

 

J’ai pu constater à Paris de mes propres yeux, le 23 janvier dernier, la puissance tranquille de votre mobilisation et je n’ai pas manqué de la signaler aux amis américains de la National Organization for Marriage qui se bat, de ce côté-ci de l’Atlantique depuis 2007, contre les révisionnistes du mariage. Nous avons connu des victoires, nous avons connu des défaites. Mais, nous non plus, nous ne lâchons rien ! Nous savons, tout comme vous, que ce noble combat exigera du temps et des sacrifices.

 

La défense du mariage n’est pas une affaire américaine ou française. C’est une affaire mondiale. C’est une affaire de civilisation. Et je suis fier de partager avec tant de résistants français ce grand combat pour la civilisation.

 

Vous êtes le peuple qui a inventé l’art ogival et qui a lancé vers le ciel ces admirables cathédrales dont tout le monde civilisé s’est inspiré. Vos cathédrales défient encore le temps, mais elles étaient construites de pierres. La nouvelle cathédrale que vous êtes en train d’édifier sous nos yeux, est composée de pierres vivantes : vous tous, chers résistants français, jeunes et adultes, hommes et femmes, garçons et filles !

 

Rien ne viendra à bout de votre mobilisation et de votre détermination, car vous êtes du côté de la vérité et de la raison.

 

Je vous redis de grand cœur et avec émotion mon admiration et ma reconnaissance.

 

Vive le mariage ! Vive la France !

Brian S Brown

 

Brian S. Brown

President

National Organization for Marriage

 

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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 11:14
- Par L'Equipe d'Hermas

Voici un extrait important du discours d’ouverture de l’assemblée plénière de l’épiscopat, prononcé par Mgr Vingt-Trois en qualité de président de la Conférence des évêques de France, ce 16 avril 2013.

 

Il convient de souligner la fermeté du propos sur la question du projet de pseudo-mariage pour tous et la prise d'acte de la rupture violente opérée entre l'idéologie au pouvoir et la pensée qui a structuré le monde occidental depuis l'Antiquité, religieuse et philosophique. Mgr Vingt-Trois va jusqu'à considérer qu'il y a rupture même avec la philosophie des Lumières, ce qui prête matière à discussion. On peut s'interroger, également, sur les limites d'un discours qui, face à une culture de mort exactement dénoncée, retient que la position chrétienne ne peut s'articuler en une contre-culture. De même, il peut paraitre quelque peu défaitiste de considérer qu'il doit également être pris acte de ce que la loi ne peut plus défendre les représentations du monde que fondait la civilisation à laquelle le monde moderne tourne le dos. Qu'elle ne le fasse plus, cela est certes ; que la situation soit sans remède, cela l'est moins. 

 

Il convient enfin de noter la puissance de l'invitation faite aux catholiques de se redresser, pour que leurs discours soient étayés par une vie morale, personne et publique, qui leur correspond. Ce discours est en parfaite raisonnance avec celui que tient le pape François depuis le début de son pontificat. Il est trop certain, malheureusement, que les luttes pour la vie et la famille ne cachent bien des misères, où se cotoient la complaisance avec l'avortement, avec la pillule, avec le divorce ou la violation des lois du mariage, et que la lutte pour une société respectueuse de l'héritage chrétien ne s'accommode souvent d'injustices criantes ou de violations occasionnelles ou habituelles de la justice.


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Mgr-Vingt-Trois.jpg Pour nous, la nouvelle évangélisation se présente dans une société en pleine mutation et les signes de cette mutation ne manquent pas. Les longs mois de débat à propos du projet de loi de mariage pour les personnes de même sexe ont fait apparaître des clivages qui étaient prévisibles et annoncés. Ces clivages sont un bon indicateur d’une mutation des références culturelles. L’invasion organisée et militante de la théorie du genre particulièrement dans le secteur éducatif, et, plus simplement, la tentation de refuser toute différence entre les sexes en est un signe. C’est le refus de la différence comme mode d’identification humaine, et en particulier de la différence sexuelle. C’est l’incapacité à assumer qu’il y ait des différences entre les gens. On se refuse à gérer le fait que les gens ne sont pas identiques. Ils ne sont pas identiques dans leur identité sexuelle mais ils ne sont pas plus identiques dans leur personnalité, et le principe incontournable de la vie sociale c’est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence.

 

Or, si l’on fait disparaître les moyens d’identification de la différence dans les relations sociales, cela veut dire que, par un mécanisme psychologique que nous connaissons bien, on entraîne une frustration de l’expression personnelle, et que la compression de la frustration débouche un jour ou l’autre sur la violence pour faire reconnaître son identité particulière contre l’uniformité officielle. C’est ainsi que se prépare une société de violence. Ce que nous voyons déjà dans le fait que l’impuissance à accepter un certain nombre de différences dans la vie sociale, aboutit à la cristallisation de revendications catégorielles de petits groupes, ou de sous-ensembles identitaires, qui pensent ne pouvoir se faire reconnaître que par la violence. Notre société a perdu sa capacité d’intégration et surtout sa capacité d’homogénéiser des différences dans un projet commun.

 

Pour ma part, je pense que la loi pour le mariage des personnes homosexuelles participe de ce phénomène et va l’accentuer en le faisant porter sur le point le plus indiscutable de la différence qui est la différence sexuelle, et donc va provoquer ce que j’évoquais : l’occultation de l’identité sexuelle comme réalité psychologique et la fermentation, la germination d’une revendication forte de la reconnaissance de la sexualité différenciée. Cette explication simple échappe à un certain nombre d’esprits avisés, qui devraient pourtant se préoccuper de la paix sociale dans les années qui viennent. Que tous les moyens aient été mis en œuvre pour éviter le débat public, y compris dans le processus parlementaire, peut difficilement masquer l’embarras des promoteurs du projet de loi. Passer en force peut simplifier la vie un moment. Cela ne résout aucun des problèmes réels qu’il faudra affronter de toute façon. Pour éviter de paralyser la vie politique dans un moment où s’imposent de graves décisions économiques et sociales, il eût été plus raisonnable et plus simple de ne pas mettre ce processus en route.


Ainsi, se confirme peu à peu que la conception de la dignité humaine qui découle en même temps de la sagesse grecque, de la révélation judéo-chrétienne et de la philosophie des Lumières n’est plus reconnue chez nous comme un bien commun culturel ni comme une référence éthique. L’espérance chrétienne est de moins en moins reconnue comme une référence commune et, comme toujours, ce sont les plus petits qui en font les frais. C’est un profond changement d’abord pour les chrétiens eux-mêmes. Vouloir suivre le Christ nous inscrit inéluctablement dans une différence sociale et culturelle que nous devons assumer. Nous ne devons plus attendre des lois civiles qu’elles défendent notre vision de l’homme. Nous devons trouver en nous-mêmes, en notre foi au Christ, les motivations profondes de nos comportements. La suite du Christ ne s’accommode plus d’un vague conformisme social. Elle relève d’un choix délibéré qui nous marque dans notre différence.

 

Cette fracture se manifeste aussi dans les intentions de légiférer sur la laïcité. Nous avions déjà exprimé notre perplexité devant les projets de loi limitant la liberté individuelle dans l’habillement ou les signes distinctifs des religions. Autant il est compréhensible que la vie commune, notamment dans les entreprises, soit régie par des règles de cohabitation pacifique, autant il serait dommageable pour la cohésion sociale de stigmatiser les personnes attachées à une religion et à sa pratique, spécialement les juifs et les musulmans. Dans ce domaine, les mesures coercitives provoquent plus de repliement et de fermeture que de tolérance et d’ouverture. Faut-il voir un signe inquiétant dans le fait que, à ce jour, aucun des cultes connus en France n’a été consulté ni même contacté sur ces sujets et qu’aucun n’est associé au travail préparatoire ?

 

C’est dans ce contexte général que nous devons réfléchir aux conditions de la nouvelle évangélisation. Pour vivre dans notre différence sans nous laisser tromper et tenter par les protections trompeuses d’une organisation en ghetto ou en contre-culture, nous sommes appelés à approfondir notre enracinement dans le Christ et les conséquences qui en découlent pour chacune de nos existences. À quoi bon combattre pour la sauvegarde du mariage hétérosexuel stable et construit au bénéfice de l’éducation des enfants, si nos propres pratiques rendent peu crédible la viabilité de ce modèle ? À quoi bon nous battre pour défendre la dignité des embryons humains, si les chrétiens eux-mêmes tolèrent l’avortement dans leur propre vie ? À quoi bon nous battre contre l’euthanasie si nous n’accompagnons pas humainement nos frères en fin de vie ? Ce ne sont ni les théories ni les philosophes qui peuvent convaincre de la justesse de notre position. C’est l’exemple vécu que nous donnons qui sera l’attestation du bien-fondé des principes.

 

La mobilisation impressionnante de nos concitoyens contre le projet de loi autorisant le mariage des personnes de même sexe a été un bel exemple de l’écho que notre point de vue pouvait avoir dans les préoccupations de tous. Au-delà des sondages prédigérés, l’expression des préoccupations profondes rencontre une inquiétude réelle sur l’avenir qui se prépare. Réduire ces manifestations à une manie confessionnelle rétrograde et homophobe ne correspond évidemment pas à ce que tout le monde a pu constater.

 

Nous savons bien que les alertes que nous formulons devant des risques que l’on impose à la société sans aucune application du principe de précaution ne sont pas toujours comprises ni acceptées. Mais nous ne pouvons pas rester muets devant les périls. Comment se taire quand nous voyons les plus fragiles de notre société menacés ? Les enfants et les adolescents formatés au libertarisme sexuel, les embryons instrumentalisés dans des recherches au mépris des derniers résultats internationaux, des personnes en fin de vie dévalorisées dans leurs handicaps et leur souffrance et encouragées au suicide assisté, les lenteurs ou les incohérences de la prise en charge des demandeurs d’emploi, des familles dans la misère soumises aux rigueurs des expulsions sans alternative, les camps de roms démantelés en nombre croissant, etc.

 

La pointe du combat que nous avons à mener n’est pas une lutte idéologique ou politique. Elle est une conversion permanente pour que nos pratiques soient conformes à ce que nous disons : plus que de dénoncer, il s’agit de s’impliquer positivement dans les actions qui peuvent changer la situation à long terme. Il s’agit de nous laisser nous-mêmes évangéliser par la bonne nouvelle dont nous sommes les témoins. Alors, l’écart qui doit apparaître entre notre manière de vivre et les conformismes de la société ne pourra pas être perçu comme un jugement pharisien, mais comme un espace d’appel et comme une espérance. Nous pouvons nous souvenir de l’épître de Pierre que nous avons lue dernièrement à l’Office des Lectures : « Ayez une belle conduite parmi les païens, afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme malfaiteurs, ils soient éclairés par vos bonnes œuvres et glorifient Dieu au jour de sa venue. » (I P. 2, 12).

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Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 14:14
- Par L'Equipe d'Hermas

logo-copie-1 Au moment même où s’élèvent en France de telles protestations contre le pseudo “mariage pour tous”, et contre la théorie du genre qui lui sert de fondement, survient le vote d’un projet de loi, adopté le 20 mars 2013 par l’assemblée nationale et soumis au Sénat, projet dit “d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République”.

 

L’article 31 de ce projet de loi prévoit la modification des dispositions de l’article L. 321-3 du code de l’éducation (sic), dont les deux dernières phrases sont ainsi modifiées :

 

« Elle dispense les éléments d'une culture historique, géographique, scientifique et technique. Elle offre une éducation aux arts plastiques et musicaux. Elle assure l'enseignement d'une langue vivante étrangère. Elle contribue également à la compréhension et à un usage autonome et responsable des médias, notamment numériques. Elle assure les conditions d'une éducation à l'égalité de genre. Elle assure conjointement avec la famille l'éducation morale et civique, qui comprend obligatoirement, pour permettre l'exercice de la citoyenneté ».

 

Ce texte est flanqué d’une longue Annexe, qui indique en particulier :

 

« Il est nécessaire de donner à tous les élèves, dès le collège, les éléments qui leur permettront de faire un choix éclairé pour la poursuite de leurs études au terme de leur scolarité obligatoire. Il s'agit de faire de l'orientation - que ce soit vers l'apprentissage, une filière professionnelle, technologique ou générale - un choix réfléchi et positif et non une étape où l'élève est passif, déterminée uniquement par ses résultats au collège et les stéréotypes de genre. L'information délivrée en matière d'orientation s'attache donc particulièrement à lutter contre les représentations préconçues et sexuées des métiers. »

 

Le site OBSERVATOIRE DE LA THÉORIE DU GENRE invite les Français à signer une PÉTITION contre ce texte.

 

Une de plus, dira-t-on. Oui, une de plus. Mais il s’agit d’un combat général auquel il est difficile de se soustraire, pour ne pas céder à cet étouffement progressif de la raison et de la liberté auquel procèdent les idéologues en place.

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Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 13:35
- Par L'Equipe d'Hermas

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La manifestation d’hier contre la pseudo-loi Hollande-Taubira sur le pseudo “mariage pour tous” a réuni une foule considérable, ce dont il convient de remercier spécialement les organisateurs, de la tête à la multitude de "petites mains", généreuses et courageuses. Un million ? Un million quatre ? Au fond, peu importe. Chacun de ceux qui y ont participé ou qui l’on vue se déployer sait pertinemment qu’il s’agissait bien d’une foule considérable, de La Défense à l’Étoile, et que les prétendus 300.000 personnes évaluées par la Préfecture de Police ne sont, une fois de plus, qu’une manipulation mensongère de la réalité.

 

Chacun de ceux qui y ont participé sait aussi que ce combat n’est pas terminé et qu’il est prêt à prendre part à toute nouvelle manifestation, quelle qu’en soit la forme, pour faire échec à la loi scélérate si chère au gouvernement et si ruineuse pour la société.

 

Lors de cette manifestation, des politiciens de tous bords se sont exprimés, du moins de la droite classique à l’extrême-gauche. Il va de soi, semble-t-il, que la largeur de vue de Dame Frigide Barjot et des siens n’aille pas jusqu’à admettre que puissent s’exprimer sur la tribune un Gilbert Collard ou une Marion Maréchal-Le Pen. La résistance de la “manif pour tous” à l’idéologie dominante a ses limites. Elle n’entend pas renoncer à communier avec celle-ci au moins sur ce point : la diabolisation de millions de Français considérés comme des intouchables.

 

Mais laissons cela, car les intouchables, malgré tout, étaient là. L’un des politiciens intervenants a souligné que l’engagement des Français contre le projet contesté avait pour effet de l’encourager lui-même à réfléchir sur le sens de son engagement. Puisse-t-il en être ainsi de tous les politiciens ayant gardé prise avec le monde réel.

 

À cet égard, cette réflexion sur le sens de leur engagement devrait conduire ces politiciens à méditer sur un principe premier de la raison : le principe de causalité. Les causes, en effet, produisent leurs effets ; à l’inverse, les effets sont contenus virtuellement dans leurs causes.  Un projet TAUBIRA et une Mme TAUBIRA ministre de la justice, un François HOLLANDE flanqué de sa maîtresse à l’Élysée, ce ne sont pas là des événements qui n’arrivent que par l’effet du hasard en ce pays, pas plus que la perte à peu près complète de crédibilité des politiciens ou le recul généralisé de la politique. Les uns comme les autres sont le fruit logique, cohérent, d’un pourrissement intellectuel et moral de longue date, auquel chaque gouvernement qui passe apporte la main.

 

Des politiciens de droite s’étranglent aujourd’hui contre le projet TAUBIRA, ce qui est fort bien, mais ils ne s’indignaient pas hier de la présence à leurs côtés d’une Mme BACHELOT, alors “ministre des solidarités et de la cohésion sociale” (sic) dont a dépendu tardivement un petit secrétariat d’État à la famille. Un député socialiste leur a fait observer que la droite ne s’est pas indignée non plus, en un domaine à certains égards plus grave, contre l’avortement, c’est-à-dire l’homicide social d’innocents, qu’elle a légalisé sous la présidence de M. GISCARD et la gouvernance de M. CHIRAC. Nos indignés d’aujourd’hui ne s’indignaient pas davantage hier de la présence à leur côté d’un Frédéric MITTERAND, rendu célèbre par l’aveu littéraire de ses frasques misérables, et dont n’importe quel honnête homme répugnerait pourtant à serrer la main. M. RAFFARIN, qui nous parle aujourd’hui, presque convainquant, de sa "conscience" et de ses exigences, a-t-il déjà oublié qu’il fut un soutien zélé du lobby gay ? Et M. GUAINO qui, des accents gaulliens dans la voix, fustige la théorie du genre, a-t-il déjà oublié qu’elle a fait son entrée dans l’enseignement public en France grâce au gouvernement de droite précédent, sous le ministère de l’inoubliable Luc CHATEL, sous la présidence de M. SARKOZY dont M. GUAINO était conseiller ? Qui ne se méfierait pas des soudaines sincérités de ces gens, de leurs indignations, quand on constate qu’aucun d’entre-eux, qu’aucun de leurs gouvernements de droite depuis 50 ans n’a jamais eu seulement le projet d’instaurer une politique sérieuse, cohérente et forte de la famille  ?

 

Ce ne sont là que des exemples parmi d’autres. Les politiciens ont la vue et la mémoire si courtes qu’ils ne voient pas que les causes produisent leurs effets et qu’à entretenir continuellement une culture de mort, celle-ci engendre des fruits de mort. Le projet TAUBIRA leur répugne à ce qu'il paraît, mais elle est dans la logique de leur culture. Si la loi scélérate de Mme TAUBIRA venait à être définitivement adoptée, qui croira d'ailleurs qu’une éventuelle majorité de droite ultérieure la ferait abroger ? Personne. À l’expérience, la “conscience”, les “convictions”, les “indignations” de nos politiciens ne vont pas jusqu’à les exposer au courage et à l’héroïsme. Elles leur donnent juste assez de ressort pour tirer profit des intérêts du jour pour préparer ceux du lendemain. Juste assez pour “gérer” à leur tour, le moment venu, la politique du chien crevé au fil de l’eau.

 

Si les Français peuvent donner aux politiciens l'occasion de réfléchir sur le sens de leur engagement, par le sens qu'ils conservent et manifestent de la réalité des choses, du mariage, de la famille, de la société présente et future, peut-être peuvent-ils aussi les aider à se réconcilier avec le sens de la causalité. Ces politiciens retrouveraient alors le sens du réel et, pour ce qui est de leur rôle, de la politique. Une question s'impose cependant : leur communion viscérale à l'idéologie libérale leur en offre-t-elle seulement la faculté ?

 

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Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 13:54
- Par L'Equipe d'Hermas

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Tout a été dit et écrit au sujet de la nécessité de résister au projet scélérat du gouvernement relatif au pseudo “mariage pour tous” et de ses accessoires et de la violence totalitaire de ce même gouvernement. Rien n’a fait défaut à ce dernier pour parvenir à ses fins : l’obstination irrationnelle, le fanatisme idéologique, la manipulation médiatique et juridique, le mépris, le mensonge.

 

François Hollande, Monsieur 39 %, [pourcentage des inscrits qui l’ont élu] le plus impopulaire de tous les présidents de cette Vème République, lui qui ne représente rien, si ce n’est paraît-il environ [encore] 30 % des “sondés”, c’est-à-dire moins que ceux qui ont eu la funeste idée de l’élire, est passé en quelques mois du statut auto-décerné de « président normal » à celui de « président catastrophe » [cf. Valeurs Actuelles]. Il est dès lors en quête d’un “succès” symbolique pour tenter de masquer son absence de représentativité et l’ampleur criante de ses échecs politiques et économiques répétés. À défaut d’être quelque chose pour la France, il caresse encore cette belle ambition d’être quelque chose pour le Marais.

 

La manifestation du 13 janvier a été un énorme succès. Celle du 24 mars doit l’être encore, et plus encore ! Que chacun oublie ses réserves, ses réticences éventuelles à l’égard de ceci ou cela. L’essentiel est de faire front commun contre une menace considérable pesant sur l’avenir de cette société, des familles, des enfants. Il ne s’agira pas de pleurer demain de n’avoir pas agi aujourd’hui, chacun selon ses moyens. Tous à Paris donc ce 24 mars !

 

Pour connaître les conditions pratiques de cette manifestation, il faut se reporter au site de LA MANIF POUR TOUS.

 

Si vous êtes juristes, reportez-vous au site LA MANIF DES JURISTES, qui s’y associe.

 

Si vous voulez aider matériellement ceux qui viennent de l’extérieur, notamment en leur offrant en gîte, allez sur le site WE FACILE.

 

Et comme tout cela ne serait rien, pour nous chrétiens, sans l’aide de la Providence, ne manquez pas de vous reporter au site TOUS EN PRIÈRE POUR LA FAMILLE, qui organise en particulier ce soir, à Montmartre, une “Veillée de prière pour la France et la famille”, de 20h30 à 22h30, avant la célébration de la messe. Ce site, précisons-le, indique où se déroulent en France des veillées du même genre.

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Lundi 4 février 2013 1 04 /02 /Fév /2013 12:54
- Par L'Equipe d'Hermas

Victor-Hugo.jpgSOURCE : ALFA Y OMEGA. (…) Victor Hugo passait pour être un agnostique ou, si l’on veut, un déiste. Il n’avait aucun complexe pour s’approcher d’un prêtre afin de lui jeter à la figure qu’il ne croyait pas en Dieu ni en aucune sorte de miracle, bien qu’il ait vécu cette perpétuelle contradiction de beaucoup d’hommes de son temps – et du nôtre – qui consiste à rejeter le surnaturel, en le qualifiant d’irrationnel, et en même temps d’être influencé par un spiritisme proche de la superstition. Le soir du 22 mai 1883,  l’écrivain, alors octogénaire, s’adressa ainsi à un prêtre italien en des termes assez arrogants. Pourtant, après une intime et longue conversation, il en prit congé en lui remettant sa carte, lui révélant ainsi son nom. Le prêtre qui reçut cette carte était Don Bosco, auquel l’écrivain devait donner plus tard l’un de ses noms les plus élogieux, celui d’homme de légende.

 

Hugo s’efforçait de persuader Don Bosco que le mieux était de vivre en philosophe, en dépassant cette étape infantile de la religion, et il lui expliqua que cela consistait à mener une vie heureuse, sans croire ni au surnaturel ni en une vie future, ces choses étant utilisées par les curés pour se soumettre les personnes simples et peu éclairées. Cependant, le fondateur des Salésiens lui rappela qu’il lui restait peu de temps avant d’entrer dans l’éternité.  Le moment n'était-il pas venu de penser à l’avenir suprême et de faire appel à un prêtre ? Mais son interlocuteur considérait un tel recours comme un signe de faiblesse, qui le couvrirait de ridicule aux yeux de ses amis.  Malgré tout, Hugo s’engagea à y réfléchir (…). Il revint quelques jours plus tard, assura le prêtre qu’il voulait devenir son ami, qu’il croyait en l’immortalité de l’âme et en Dieu. En conséquence, il désirait être assisté à l’heure de sa mort par un prêtre catholique qui recommanderait son âme au Créateur. Malheureusement, lorsqu’il mourut, le 22 mars 1885, cela ne se produisit pas. Le mur protecteur des familiers et des amis fonctionna, comme il est advenu dans d’autres cas semblables, pour chasser toute soutane qui se présentait, et le gendre d’Hugo, Simon Lockroy, plus tard ministre de l’instruction publique, se fit le porte-parole de la famille pour rejeter les derniers sacrements. Cependant, le cardinal Guibert, archevêque de Paris, consola le prêtre qui tenta d’aider Hugo en lui adressant ces paroles : « Vous n’avez pas de raison d’être troublé. Vous n’étiez pas au chevet de Victor Hugo lorsqu’il est mort, mais je suis certain que le Seigneur, lui, y était ». Ce qui est également certain, c’est que les prières du prêtre avec lequel il avait parlé quelques années plus tôt ne lui auront pas manqué.

 

Don Bosco avait gagné l’amitié de Victor Hugo et il se sentit moralement obligé de révéler ses rencontres avec lui, lorsqu’il apprit les funérailles laïques qui lui étaient préparées par le gouvernement républicain anticlérical. Quel a été le secret de Don Bosco pour désarmer Hugo ? Ce secret pourrait être l’amour, car le saint ne se bornait pas à prier, il manifestait de l’affection à tous ceux qui l’entouraient. Souvenons-nous que Jésus a aimé le jeune homme riche et que, le regardant avec affection, il l’aima (Mc 10,21). Don Bosco disait toujours que l’amour s’exprime par des mots et par des actes, y compris par les expressions des yeux et du corps (…) »

 

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