Etude sur le bien commun

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Seigneur, donnez-nous des prêtres.
Donnez-nous d'accueillir les vocations que vous ne cessez jamais de susciter.
Donnez-nous des prêtres saints. 
Des prêtres humbles devant la grandeur de leur sacerdoce.
Des prêtres oublieux d'eux-mêmes et dociles au Magistère de votre Eglise.
Des prêtres qui soient dans le monde sans en être.
Des prêtres qui oeuvrent pour servir et non pour être servis.
Des prêtres missionnaires, sans agitation.
Des prêtres qui prient et qui adorent.
Des prêtres, enfin, qui donnent le goût de les suivre parce qu'ils vous ressemblent.


LE SITE HERMAS VOUS EST PROPOSE

[en construction - dernière mise à jour : 04-07-2009]
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Voici le récit écrit par Lucie de Fatima dans ses Mémoires :

Quelque temps après notre arrivée, à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, au milieu d'une grande foule, en disant le chapelet, nous vîmes le reflet de la lumière accoutumée, et ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.

- Que voulez-vous de moi? Demandai-je.
- Je veux que l'on vienne ici le 13 du mois prochain, que l'on continue à dire le chapelet tous les jours, en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule peut vous secourir.

- Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle pour que tous croient que vous nous apparaissez.
- Que l'on continue à venir ici tous les mois. En octobre, je dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.


Ici je présentai quelques demandes (à Notre-Dame), je ne me rappelle plus bien lesquelles. Ce que je me rappelle, c'est que Notre-Dame dit qu'il fallait réciter le chapelet pour obtenir ces grâces dans l'année. Elle poursuivit :

- Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice: "O Jésus, c'est pour votre Amour, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Coeur Immaculé de Marie.

En disant ces dernières paroles, elle ouvrit de nouveau les mains, comme les mois précédents. Le reflet (de la lumière) parut pénétrer la terre, et nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu (nous voyions) les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine. Elles flottaient d'elles-mêmes, avec des nuages de fumée, tombant de tous côtés semblables aux étincelles qu'on voit dans les grands incendies, sans poids, ni équilibre, au milieu de cris et gémissements de douleur et de désespoir, qui épouvantaient et faisaient trembler de peur. C'est à la vue de ce spectacle que j'ai dû jeter le cri que l'on dit avoir entendu de moi. Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d'animaux extraordinaires et inconnus, mais transparentes, semblables à de noirs charbons embrasés. Effrayés, et comme pour demander secours, nous avons alors levé les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

« Vous avez vu l'enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Si l'on fait ce que je vous dis, beaucoup âmes se sauveront, et on aura la Paix. guerre va finir, Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue. Sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne (pour montrer) qu'il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine, et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira, et on aura la paix. Sinon, la Russie répandra ses erreurs a travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise. Les bons seront martyrisés. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. Plusieurs nations seront anéanties. [ la partie du Secret révélée en 2000 ].

 « Finalement mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. Au Portugal sera conservé toujours le dogme de la foi. Cela, ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire. Quand vous dites le chapelet, dites après chaque dizaine : « O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l'Enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, principalement celles qui ont le plus besoin" de votre miséricorde ! »

Suivit un instant de silence, et je fis cette question :

- Vous ne me demanderez rien d'autre ?
- Non, aujourd'hui, je ne te demanderai rien d’autre.

Et, comme de coutume, elle commença à s'élever dans la direction du Levant, jusqu'au moment où elle disparut dans l'immensité du firmament.

Jeudi 9 juillet 2009
- Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Par Mgr J. Masson - Recommander

C'est de Marie qu'il nous est né un Sauveur.

(S. Matth., I, !6.)

 

Voilà en deux mots, l'éloge le plus complet que l'on puisse faire de Marie, en disant que c'est d'elle que nous est né Jésus Fils de Dieu. Oui, Marie est la plus belle créature qui soit jamais sortie des mains du Créateur. Dieu lui-même la choisit, pour être le canal par lequel il devait faire couler ses grâces les plus précieuses et les plus abondantes sur tous ceux qui auraient confiance en elle. Dieu nous la représente comme un beau miroir où il se reflète comme un modèle accompli de toutes les vertus. Aussi voyons-nous que l'Église la considère comme sa Mère, sa patronne et sa puissante protectrice contre ses ennemis ; qu'elle s'empresse de célébrer avec la plus grande pompe le jour heureux où ce bel astre commença à briller sur la terre. La naissance des grands du monde nous inspire des craintes et des alarmes, parce que nous ne savons pas s'ils seront justes ou pécheurs, sauvés ou réprouvés ; nous ne savons pas, dis-je, s'ils rendront leurs peuples heureux ou malheureux. Mais pour Marie nous n'avons nulle crainte.

 

Elle naît pour être Mère de Dieu, et, par sa naissance, nous apporte toutes sortes de biens et de bénédictions. Dieu nous la propose pour modèle, dans quelque état et dans quelque condition que nous puissions être. Livrons-nous donc avec toute l'Église, à une sainte joie, et !° admirons dans cette Vierge sainte le modèle des vertus les plus parfaites ; considérons Marie comme ayant été destinée de toute éternité à être la mère du Fils de Dieu et la nôtre enfin, contemplons avec reconnaissance les dons et les grâces renfermés dans la Médiatrice que Dieu a préparée aux hommes. Mais prêtez-moi votre attention ; car, vous parler de Marie, n'est-ce pas intéresser vos cœurs en vous entretenant de l'objet de votre confiance et de votre amour.

 

I. – S'il était nécessaire pour vous inspirer une tendre dévotion à Marie, de vous montrer combien est grand le bonheur de ceux qui ont confiance en elle ; combien sont nombreux les secours, les grâces et les avantages qu'elle nous peut obtenir ; s'il était nécessaire, dis-je, de vous montrer l'aveuglement et le malheur de ceux qui n'ont que de l'indifférence et du mépris pour une Mère si bonne et si tendre, si puissante et si portée à nous faire éprouver les effets de sa tendresse, je n'aurais qu'à interroger les patriarches et les prophètes, et vous verriez dans toutes les grandes choses que l'Esprit-Saint leur a fait dire sur Marie, un sujet de confusion à la vue des bas sentiments dont vous n'êtes que trop souvent remplis pour cette bonne Mère. Ensuite, si je vous faisais le récit de tous les exemples que les saints en ont tirés nous ne pourrions que déplorer notre aveuglement et ranimer notre confiance envers elle. D'abord, rien n'est plus capable de nous inspirer une tendre dévotion à la sainte Vierge, que le premier trait que nous lisons dans l’Écriture sainte, où nous voyons Dieu lui-même annoncer le premier, la naissance de Marie.

 

Lorsque nos premiers parents eurent le malheur de tomber dans le péché, Dieu, touché de leur repentir, promit qu'un jour viendrait où naîtrait une Vierge qui enfanterait un fils, pour réparer le malheur causé par leur péchéDans la suite, les prophètes, après lui, n'ont cessé d'annoncer de siècles en siècles, pour consoler le genre humain qui gémissait sous la tyrannie du démon, qu'une Vierge enfanterait un fils, qui serait le Fils du Très-Haut, et envoyé par le Père pour racheter le monde, perdu par le péché d'Adam. Tous les prophètes annoncent qu'elle sera la plus belle créature qui ait jamais paru sur la terre. Tantôt ils l'appellent l'Étoile du matin, qui éblouit toutes les autres par son éclat et sa beauté, et qui, en même temps, sert de guide au voyageur sur la mer ; afin de nous montrer par là, qu'elle serait un modèle accompli de toutes les vertus. C'est donc avec raison que l'Église dit à la sainte Vierge, dans un tressaillement d'allégresse : « Votre naissance, ô Vierge sainte Marie, remplit le monde entier d'une douce consolation et d'une sainte allégresse, parce que c'est de vous qu'il nous est né ce Soleil de justice, notre Jésus, notre Dieu, qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés par le péché de nos premiers parents, et nous a comblés de toutes sortes de bénédictions. » Oui, c'est vous, Vierge sans pareille, Vierge incomparable, qui avez détruit l'empire du péché et rétabli le règne de la grâce. « Levez-vous, dit l'Esprit-Saint, sortez du sein de votre mère, vous qui êtes ma plus chère, aussi bien que ma plus belle amante, venez, tendre colombe, dont la pureté et la modestie sont sans égales, montrez-vous sur la terre, paraissez au monde comme celle qui doit embellir le ciel et rendre la terre heureuse. Venez et paraissez avec tout l'éclat dont Dieu vous a ornée, car vous êtes le plus bel ouvrage de votre Créateur. » En effet, quoique la sainte Vierge fût dans les voies ordinaires, l'Esprit-Saint voulut que son âme fût la plus belle et la plus riche en grâces ; il voulut aussi que son corps fût le plus beau corps qui ait jamais paru sur la terre. L'Écriture la compare à l'aurore dans sa naissanceà la lune dans son pleinau soleil dans son midiElle nous dit encore qu'elle a une couronne de douze étoiles et est établie dispensatrice de tous les trésors du ciel. Depuis la chute d'Adam, le monde était couvert de ténèbres affreuses ; alors Marie paraît, et, comme un beau soleil dans un jour serein, dissipe les ténèbres, ranime l'espérance et donne la fécondité à la terre. Dieu ne devait-il pas dire à Marie, comme à Moïse « Va délivrer mon peuple, qui gémit sous la tyrannie de Pharaon ; va lui annoncer que sa délivrance est proche, et que j'ai entendu sa prière, ses gémissements et ses larmes. Oui, Marie, semble-t-il dire, j'ai entendu les gémissements, j'ai vu les larmes des patriarches, des prophètes et de tant d'âmes qui soupirent après l'heureux moment de leur délivrance. » En effet Marie, encore bien mieux que Moïse, annonce que bientôt nos malheurs vont cesser et que le ciel va se réconcilier avec la terre. O quels trésors apporte au ciel et à la terre la naissance de Marie ! Le démon frémit de rage et de désespoir, parce que, dans Marie, il voit celle qui doit l'écraser et le confondre. Au contraire, les anges et les bienheureux font retentir la voûte des cieux de chants d'allégresse en voyant naître une Reine qui doit donner à leur beauté un nouvel éclat.

 

Mais, comme Dieu voulait commencer à nous montrer que le ciel ne nous serait donné que par l'humilité, le mépris, la pauvreté et les souffrances, il voulut que la naissance de la sainte Vierge n'eût rien d'extraordinaire. Elle naît dans un état de faiblesse, son berceau est arrosé de larmes comme celui des autres enfants, qui semblent prévoir, en naissant, les misères dont ils seront accablés pendant leur vie ; c'est en ce sens que l'Esprit-Saint nous dit par la bouche du Sage : « Que le jour de la mort est préférable à celui de la naissance» Marie naît dans un état d'obscurité. Quoiqu'elle fût de la race de David, et qu'elle pût compter parmi ses ancêtres des patriarches, des prophètes et des rois : tous ces titres, si recherchés des gens du monde, étaient tombés dans l'oubli ; elle n'avait rien d'éclatant que la vertu, qui, aux yeux des hommes, n'est pas une grande distinction. Dieu l'avait ainsi permis, afin que cette naissance fût plus conforme à celle de son divin Fils, dont les prophètes avaient annoncé qu'il n'aurait pas où reposer sa tête. Mais si elle vient au monde si pauvre des biens de la terre, elle est riche des biens de celui qui, de toute éternité, l'avait choisie pour être sa Mère. Saint Jean Damascène nous dit que les siècles se disputèrent à l'envi, qui d'entre eux aurait le bonheur de la voir naître. Voulons-nous, dit un de ses grands serviteurs, le saint évêque de Genève, savoir quelle est cette Vierge couronnée à son berceau Interrogeons les anges, ils nous diront qu'elle les surpasse infiniment en grâce, en mérites, en dignité et en toutes sortes de perfections. Saint Basile nous dit que, depuis la création du monde jusqu'à la venue de Marie, le Père Éternel n'avait point trouvé de créature assez pure et assez sainte, pour être la Mère de son Fils. Combien de fois les patriarches et les prophètes ne se sont-ils pas écriés dans leurs soupirs et dans leurs larmes : Ah ! quand donc viendra l'heureux moment où cette Vierge sainte paraîtra dans le monde ? Oh ! qu'ils seront heureux les yeux qui verront cette créature, qui doit être la Mère du Sauveur des hommes ! »

 

II. – Il serait impossible de ne pas aimer Marie, si nous voulions réfléchir un instant sur sa tendresse pour nous, et sur les bienfaits dont elle n'a cessé de nous combler. En effet, si Jésus-Christ a répandu son sang précieux pour nous sauver, qui a produit ce sang adorable, n'est-ce pas Marie ? Si nous suivons les traces de sa vie mortelle, que de chagrins, que de douleurs, que d'angoisses n'a-t-elle pas endurés ? Toutes les fois qu'elle portait ses tendres regards sur son divin Fils, elle souffrait, nous disent les saints Pères, plus que tous les martyrs ensemble. – Et comment, me direz-vous ? – Dieu, pour accomplir cette prophétie, voulut lui faire connaître d'avance toutes les souffrances, les outrages et les tourments que son divin Fils devait endurer avant de mourir. Toutes les fois qu'elle touchait les pieds et les mains adorables de Jésus, elle se disait à elle-même « Hélas ! ces pieds et ces mains qui, pendant trente-trois ans, ne seront occupés qu'à porter les grâces et les bénédictions, seront un jour percés et cloués à un bois infâme ; ses yeux d'amour seront couverts de crachats ; son visage, plus beau que les cieux, sera tout meurtri par les soufflets qu'on lui donnera. Tout ce corps doit être flagellé avec tant de cruauté, qu'il sera presque impossible de le reconnaître pour un homme ; cette tête, toute rayonnante de gloire, sera percée d'une cruelle couronne d'épines. » Lorsqu'elle passait par les rues de Jérusalem, elle se disait : « Un jour viendra où je verrai ces pavés tout arrosés de son sang précieux. Il sera étendu sur l'arbre de la croix, j'entendrai les coups de marteau, et ne pourrai lui apporter du secours. » « O douleur incompréhensible ! O martyre ineffable, nous dit un saint Père, il n'y a que Dieu qui puisse en comprendre toute l'étendue ! » Oui, nous disons que Jésus-Christ a fait éprouver en particulier à sa Mère chacune des douleurs de sa passion ; car Marie avait continuellement à l'esprit les supplices qu'on devait faire endurer à son Fils. « Ah ! s’écrie saint Bernard, ce grand serviteur de Marie, que nous sommes aveugles et malheureux, de ne pas aimer une Mère si bienfaisante et si bonne ! Depuis longtemps, sans les prières de Marie, le monde n'existerait plus et serait tombé en ruines à cause de nos péchés. » En effet, il est rapporté que, du temps de saint Dominique et de saint François, Dieu était tellement irrité contre les hommes, qu'il avait résolu de les faire périr tous. Ces deux saints virent la sainte Vierge se jeter aux pieds de son divin Fils : « Mon Fils, lui dit-elle, souvenez-vous que c'est pour ce peuple que vous êtes mort ; j'enverrai mes deux grands serviteurs, en lui montrant saint Dominique et saint François, oui, ils iront partout le monde inviter tous les hommes à se convertir et à faire pénitence. » Hélas ! combien de fois n'a-t-elle pas présenté à son Fils les entrailles où il a été conçu, les mamelles qui l'ont allaité, les bras qui l'ont porté ? Combien de fois ne lui a-t-elle pas dit : « Mon Fils, laissez-vous toucher par les prières de celle qui vous a porté neuf mois dans son sein, qui vous a nourri avec tant de tendresse, et qui aurait donné sa vie avec tant de joie pour sauver la vôtre ; épargnez, s'il vous plaît, ce peuple qui vous a tant coûté. » O ingratitude ! O aveuglement des pécheurs, que tu es grand et incompréhensible ! N'avoir que du mépris pour celle qui aurait si volontiers donné sa vie pour nous ! Les saints ont bien agi autrement envers Marie. Ah ! c'est qu'ils étaient persuadés que sans Marie, il leur était presque impossible de pouvoir résister aux attaques que le démon leur livrait pour les perdre. Saint Bernard nous dit que toutes les grâces que nous recevons du ciel, passent par les mains de Marie. Oui, nous dit un autre Père de l'Église, « Marie est comme une bonne mère de famille qui ne se contente pas de prendre soin de tous ses enfants en général, mais qui veille sur chacun d'eux en particulier. » Si Dieu nous avait traités après chaque péché comme nous le méritions, depuis longtemps nous brûlerions dans les enfers. Oh ! combien sont dans les flammes, et qui n'y seraient pas, s'ils avaient eu recours à Marie ! Elle aurait prié son Fils de prolonger leurs jours pour leur donner le temps de faire pénitence. Si ce malheur ne nous est pas arrivé, remercions Marie ; c'est véritablement à elle que nous en sommes redevables. Nous lisons dans l'Évangile « qu'un homme avait planté un arbre dans son jardin : quand le temps des fruits fut venu, il alla voir si cet arbre en avait ; mais il n'en trouva point. Il y alla une seconde et une troisième fois sans en trouver, alors il dit au jardinier : « Voilà trois fois que je viens en vain pour chercher du fruit, pourquoi laissez-vous cet arbre occuper la place d'un autre qui en porterait ? coupez-le et jetez-le au feu. » Que fait le jardinier ? Il se jette aux pieds de son maître pour le prier d'attendre encore quelque temps ; car il redoublera ses soins ; il travaillera la terre qui est autour ; il fumera l'arbre et n'oubliera rien pour lui faire porter du fruit. « Mais, ajoute-t-il, si l'année prochaine, lorsque vous viendrez, il n'a point de fruit, on le coupera et on le jettera au feu. » Image sensible, de ce qui se passe entre Dieu, la sainte Vierge et nous : Le Maître de ce jardin, c'est Dieu lui-même ; le jardin, c'est toute son Église, et nous-mêmes sommes les arbres plantés dans ce jardin. Il prétend et il veut que nous portions du fruit, c'est-à-dire que nous fassions de bonnes oeuvres pour le ciel. Comme ce maître du jardin, il attend deux, trois, hélas ? peut-être vingt ou trente ans, pour nous donner le temps de nous convertir et de faire pénitence. Quand il voit que nous ne faisons qu'augmenter nos péchés, au lieu de nous corriger et de faire pénitence, il commande qu'on coupe cet arbre et qu'on le jette au feu ; c'est-à-dire, que Dieu permet au démon de prendre ces pécheurs pour les jeter en enfer. Mais que fait Marie? Elle fait ce que fit ce bon jardinier, elle se jette aux pieds de son divin Fils : « Mon Fils, lui dit-elle, grâce encore pour quelque temps à ce pécheur, peut-être qu'il se convertira, peut-être qu'il fera mieux qu'il n'a fait. » Que fait-elle pour apaiser la colère du Père ? Elle lui remet devant les yeux tout ce que son Fils a fait et souffert pour réparer la gloire que le péché lui a ravie ; elle se hâte de représenter à son Fils tout ce qu'elle a souffert pendant sa vie mortelle pour l'amour de lui : « Mon Fils, lui dit-elle à chaque instant, encore quelques jours, peut-être qu'il se repentira. » O tendresse de Mère, que tu es grande ! mais que tu es payée d'ingratitude ! Les uns la méprisent, les autres, non contents de la mépriser, méprisent encore par leurs railleries ceux qui ont confiance en elle ! Eh bien Quoique nous n'ayons que du mépris pour elle, elle ne nous a pas encore abandonnés ; car, si cela était, nous serions déjà en enfer ; la preuve en est bien convaincante. Voici ce que nous lisons dans la vie de Monsieur de Q…..  Il rapporte lui-même, que le démon fit tout ce qu'il put pour le faire mourir dans le péché. Une nuit, le tonnerre faillit l'écraser : il perça plusieurs planches et emporta la moitié de son lit. Quelque temps après il se trouvait dans un endroit où l'on chassait le démon du corps d'un possédé, il lui demanda qui l'avait garanti de la foudre. Le démon lui répondit : « Remerciez la sainte Vierge, sans elle depuis longtemps nous vous tiendrions en enfer, nous avons bien cru vous avoir ce jour-là. » Eh bien ! je pourrais vous dire la même chose, et si vous vivez encore, malgré tant de péchés dont votre conscience est chargée, vous êtes sûrs que depuis longtemps vous souffririez dans l'autre vie, sans la protection de Marie auprès de son divin Fils, qu'elle prie de prolonger vos jours, pour voir si vous vous convertirez.

 

Ah Pourquoi n'aurions-nous pas sans cesse recours à la sainte Vierge, puisque nous avons toujours besoin de sa protection, et qu'elle est toujours portée à nous secourir ? Nous lisons dans la vie de sainte Marie Égyptienne, qu'elle mena jusqu'à l'âge de dix-neuf ans une vie honteuse. Un jour de Vendredi saint, elle voulut aller, comme les autres, adorer le bois précieux de la vraie croix. A mesure qu'elle entre dans l'église, elle sent une main invisible qui la repousse dehors, et cela par trois fois. Effrayée, elle va se retirer au coin de la place, et se met à examiner d'où pouvait venir un événement si extraordinaire : tout le monde entrait sans difficulté, elle seule était repoussée avec tant de violence. « Ah !, s'écria-t-elle en soupirant, mes crimes, je le vois bien, en sont la cause ! n'y aura-t-il plus de ressources ? Oserais-je me présenter devant Dieu, après lui avoir ravi tant d'âmes rachetées par son sang précieux ? Souffrira-t-il que mon corps, qui n'a servi qu'au crime, s'approche de son bois sacré, lui, si saint et si pur ? Oh ! se dit-elle en pleurant amèrement, j'ai souvent entendu dire que la sainte Vierge avait une grande bonté pour les plus grands pécheurs, et que jamais personne ne l'avait priée sans avoir obtenu grâce et miséricorde, j'irai donc aussi la prier. » Et elle se retire toute tremblante, auprès d'une image de la sainte Vierge ; elle se prosterne le visage contre terre, qu'elle arrose de ses larmes : « O Vierge sainte, vous avez devant vous la plus grande pécheresse du monde ; oserais-je encore implorer votre secours et celui de votre divin Fils, m'aurait-il abandonné pour toujours ? O Vierge sainte, si vous m'obtenez miséricorde auprès de Jésus-Christ, et le bonheur d'aller adorer ce bois sacré sur lequel il s'est immolé, j'irai dans le lieu qu'il vous plaira pour faire pénitence. » Après cette protestation, elle va se représenter toute tremblante à la porte de l'église, pour voir si elle pourra entrer sans être repoussée, comme les autres fois. Elle entre sans nulle difficulté. Pleine de reconnaissance, elle adore le bois sacré, arrose le pavé de ses larmes, et se confesse pour recevoir le pardon de ses péchés. Dans la suite, elle se retira dans un bois où elle demeura pendant quarante ans, faisant retentir le désert de ses cris et de ses sanglots, ne se nourrissant que d'herbes sauvages. Elle rapporte elle-même que le démon la tenta pendant dix-neuf ans de toutes sortes de manières ; et, à mesure que le démon la tourmentait, elle redoublait ses pénitences ; parfois le matin, en se levant, elle était toute couverte de neige, et, dans son désert, le froid était si rigoureux, que son corps tombait par lambeaux. Elle méditait soir et matin, tantôt sur ses fautes passées, tantôt sur les grâces que Marie lui avait obtenues, ou encore sur l'espoir qu'elle avait d'aller chanter au ciel les miséricordes du Seigneur. Oh ! que nous serions heureux, si nous imitions cette grande pénitente dans son repentir et sa confiance envers Marie !

 

Quand on aime quelqu'un, on s'estime heureux d'en avoir quelque objet à titre de souvenir. De mêmesi nous aimons la sainte Vierge, nous devons nous faire un honneur et un devoir d'avoir dans nos maisons quelques-unes de ses images, qui, de temps en temps, nous rappellent cette bonne Mère. De plus, les parents vraiment chrétiens ne doivent jamais manquer d'inspirer à leurs enfants une tendre dévotion à la Sainte Vierge ; c'est le véritable moyen d'attirer sur leur famille les bénédictions du ciel et la protection de Marie. Nous lisons dans la vie de saint Jean Damascène, que l'Empereur avait conçu contre les saintes images une telle aversion, qu'il avait commandé, sous peine de mort, de les détruire ou de les brûler. Saint Jean aussitôt se mit à écrire que l'on devait avoir des images et les honorer. L'empereur fut tellement irrité contre le saint, qu'il lui fit couper le poignet pour l'empêcher d'écrire. Le saint alla se prosterner devant une image de la sainte Vierge en lui disant : « Vierge sainte, je viens vous demander la main que l'on m'a coupée, parce que je voulais soutenir l'honneur que l'on rend à vos images, je sais que vous êtes assez puissante pour me la rendre. » Cette prière achevée, il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit la sainte Vierge ; elle lui dit que sa prière était exaucée. Quand il s'éveilla, il trouva sa main parfaitement rattachée au bras, seulement Dieu lui avait laissé, à l'endroit où elle s'était rejointe à son bras, une petite raie rouge, pour le faire se souvenir de la grâce que la sainte Vierge lui avait obtenue. Par ce miracle, elle voulut montrer combien lui est agréable l'honneur que l'on rend à ses représentations, c'est-à-dire à ses images.

 

Écoutez ce que nous dit saint Anselme : « Ceux qui seront assez malheureux pour mépriser la Mère, sont sûrs d'être méprisés du Fils. Oui, il n'y a que les démons, les réprouvés et les grands pécheurs, plongés dans les ordures de leurs crimes, qui n'aiment pas Marie et qui n'ont pas confiance en elle. Vous connaîtrez facilement si un chrétien est dans la voie du ciel, ou s'il marche dans le chemin de la perdition : demandez-lui s'il aime Marie ; s'il vous dit que oui, et que ses actions le prouvent, bénissez le Seigneur, cette âme est pour le ciel. Mais s'il vous dit que non, et qu'il ne paraisse avoir que du mépris pour ce qui regarde son culte, jetez-vous aux pieds de votre crucifix, et pleurez amèrement ; car il est abandonné de Dieu, et prêt à tomber dans les abîmes. Oui, quand vous seriez plongés dans les habitudes les plus honteuses, si vous avez confiance en elle, ne désespérez pas, elle vous obtiendra tôt ou tard votre pardon. » Nous lisons dans l'histoire que saint Denis l'Aréopagite fut grand dévot envers Marie. Il eut le bonheur de vivre du temps que la sainte Vierge était encore sur la terre. Il pria saint Jean l'Évangéliste, à qui Dieu avait confié Marie avant de mourir, de lui procurer le bonheur de voir la sainte Vierge. Saint Jean le fit donc entrer dans la chambre où elle était. Saint Denis fut si ébloui de sa présence, que tout à coup il se vit tout environné d'une lumière céleste : « Je me perdais, disait-il, je sentais sortir de son corps une odeur si agréable, que je croyais mourir d'amour ; mon esprit et mon cœur étaient tellement frappés de la grandeur de sa gloire, que je tombais en défaillance. Je voyais sortir de son corps sacré un si grand éclat de lumière, que si la foi ne m'avait pas enseigné qu'il n'y a qu'un Dieu, je l'aurais vraiment prise pour une divinité. Tout le reste de ma vie, il me semblait l'avoir présente à mes yeux ; mon esprit et mon cœur étaient constamment dans cette chambre où j'ai eu le bonheur de la contempler ! Oh ! que sera-ce donc, quand nous la verrons dans le ciel, auprès de son Fils, sur le beau trône de la cour céleste, et revêtue de la gloire de Dieu même. » Eh quoi ! Après tout ce que nous venons de dire, nous n'aimerions pas Marie, elle qui semble ne se réjouir d'être Mère de Dieu, qu'afin de nous obtenir plus de grâces ? O aveuglement ! .... Ne pas aimer celle qui ne veut que notre bonheur, cette mère qui aurait donné sa vie pour nous sauver !...

 

III. – La sainte Vierge est encore un rempart continuel contre les attaques du démon ! Un jour saint Dominique, son grand serviteur, étant prié de chasser le démon du corps d'un possédé en présence d'une foule immense de personnes, qui étaient venues pour être témoins de cette action le démon avoua devant tout le monde que la sainte Vierge était sa plus cruelle ennemie, qu'elle renversait tous ses desseins ; que, sans elle, depuis longtemps, il n'y aurait plus de religion, et qu'il aurait bouleversé l'Église par les schismes, les hérésies. Marie, à chaque instant, lui arrachait des âmes qu'il espérait un jour avoir en enfer ; que plusieurs, à l'heure de la mort, en réclamant son secours, avaient obtenu miséricorde, et qu'aucun de ceux qui avaient confiance en elle n'avait été perdu. Voilà ce que le démon avoua devant tous ceux qui étaient présents. Et s'il faut vous en convaincre encore mieux, voyons cette femme qui fut accusée faussement par son mari et condamnée à mourir sur l'échafaud : elle alla se jeter au pied d'une image de la sainte Vierge, la priant de ne pas la laisser mourir, puisqu'elle était innocente. Or, au moment où le bourreau voulut l'exécuter, jamais il ne put en venir à bout. La croyant morte pourtant, on la détacha, et lorsqu'on la porta à l'église pour la mettre en terre, non seulement elle donna des signes de vie, mais elle se leva et courut auprès d'une image de la sainte Vierge : « O Vierge sainte, s'écria-t-elle, vous êtes ma libératrice ? » Se tournant vers le peuple qui remplissait l'église : « Oui, lui dit-elle, j'ai vu Marie qui arrêtait la main du bourreau, et qui me consolait pendant que j'étais suspendue au gibet. » Tous ceux qui furent témoins de ce miracle sentirent redoubler leur confiance envers la sainte Vierge.

 

Mais, diront quelques hommes ignorants et sans religion, tout cela est bon pour ceux qui ne savent pas lire, ou pour des pauvres d'esprit et de biens. – Ah Si je voulais, je vous prouverais que dans tous les états il y a eu de grands serviteurs de la sainte Vierge ; je vous en trouverais parmi ceux qui mendient leur pain de porte en porte ; je vous en trouverais parmi ceux qui sont dans un état tel que celui de la plupart d'entre vous ; je vous en trouverais parmi les riches, et en grand nombre. Nous lisons dans l'Évangile que Notre-Seigneur a toujours traité tout le monde avec une grande douceur, excepté une sorte de personnes qu'il a traitées durement : c'étaient les Pharisiens ; et cela parce qu'ils étaient des orgueilleux et des pécheurs endurcis. Ils l'auraient volontiers empêché, s'ils l'avaient pu, d'accomplir la volonté de son Père ; aussi les appelait-il des « sépulcres blanchis, des hypocrites, des races de vipères, des vipereaux, qui déchirent le sein de leur mère. » Nous pouvons dire la même close au sujet de la dévotion envers la sainte Vierge. Les chrétiens ont tous une grande dévotion à Marie, excepté ces vieux pécheurs endurcis, qui, depuis longtemps, ayant perdu la foi, se roulent dans les ordures de leur brutale passion. Le démon tâche de les tenir dans l'aveuglement jusqu'au moment où la mort leur fera ouvrir les yeux. Ah ! s'ils avaient le bonheur d'avoir recours à Marie, ils ne tomberaient pas en enfer, comme il leur arrivera ! Nonn'imitons pas ces gens-là ! au contraire, suivons les traces de tous les vrais serviteurs de Marie. De ce nombre était saint Charles Borromée, qui disait toujours son chapelet à genoux ; bien plus, il jeûnait toutes les veilles des fêtes de la sainte Vierge. Il était si exact à la saluer au son de la cloche, que quand l'Angelus sonnait, dans quelque lieu qu'il se trouvât, il se mettait à genoux, quelquefois même au milieu de la rue toute pleine de boue. Il voulait que dans tout son diocèse l'on eût une grande dévotion à Marie, et qu'on prononçât son saint nom avec beaucoup de respect. Il fit bâtir une quantité de chapelles en son honneur. Eh bien Pourquoi n'imiterions-nous pas ces grands saints qui ont obtenu de Marie tant de grâces pour se préserver du péché, n'avons-nous pas les mêmes ennemis à combattre, le même ciel à espérer ? Oui, Marie a toujours les yeux sur nous : sommes-nous tentés, tournons notre cœur vers Marie et nous sommes sûrs d'être délivrés.

 

Mais ce n'est pas encore assez; pour mériter sa protection, il faut imiter les vertus dont elle nous a donné l'exemple. Il faut imiter sa grande humilité. Elle ne méprisait jamais personne : quoiqu'elle sût très bien que Dieu l'avait élevée à la plus grande de toutes les dignités, celle de Mère de Dieu, de Reine du ciel et de la terre, cependant elle se regardait comme la dernière des créatures. Il faut imiter son admirable pureté, qui l'a rendue si agréable à Dieu. Sa modestie était si grande, que Dieu prenait plaisir à la contempler. Il fautà son exemple, nous détacher des choses de ce monde, et ne plus penser qu'au ciel, notre véritable patrie. Depuis l'Ascension de son divin Fils, elle ne faisait que languir sur la terre. Elle supportait la vie avec patience, il est vrai ; mais attendait avec ardeur la mort qui devait la réunir à son divin Fils, unique objet de son amour. Combien de fois ne s'est-elle pas écriée comme le prophète : « Mon Dieu, jusques à quand prolongerez-vous mon exil ! Oh ! quand viendra l'heureux moment où je vous serai réunie pour toujours ? Oh ! si vous voyez mon Époux, dites-lui que je languis d'amour ! » Dieu la retira de ce monde où elle avait tant souffert pendant son long pèlerinage ; elle mourut, mais ni les infirmités de l'âge, ni les défaillances de la nature ne lui donnèrent la mort, ce fut le seul amour de son divin Fils. Son premier souffle avait été un souffle d'amour, il était bien juste que son dernier fût aussi un souffle d'amour. Si nous voulons nous en convaincre, jetons un coup d’œil sur le lit de mort de Marie. O spectacle nouveau ! le ciel et la terre sont ravis d'admiration ; les fidèles accourent de toutes parts ; les apôtres se trouvent réunis par miracle dans cette pauvre maison. L'on ne voit pas dans la mort de Marie ce qui fait horreur dans la nôtre : cette pâleur effrayante, cette défaillance universelle, ces douloureuses convulsions de l'agonie ; à la mort de Marie tout est tranquille, son visage est plus brillant que jamais, ses grâces modestes se manifestent encore avec plus d'éclat que pendant sa vie, une aimable pudeur brille sur son front, une douce majesté couvre son saint corps ; ses yeux, tendrement fixés vers le ciel, en ont déjà toute la sérénité ; son esprit, abîmé en Dieu, semble déjà le voir face à face ; son tendre cœur, pressé d'un amour également doux et fort, goûte par avance les torrents de délices éternelles que son Dieu lui préparait dans le ciel. Elle n'a point de crainte, parce qu'elle n'a jamais offensé son Dieu ; elle n'a point de chagrin, parce qu'elle ne s'est jamais attachée aux choses terrestres ; elle ne soupire qu'après son Jésus, et la mort lui procure ce bonheur ; elle le voit venir au devant d'elle, avec toute la cour céleste, pour honorer son entrée triomphante dans le ciel. Ainsi s'endort dans le baiser du Seigneur cette amante sacrée, ainsi disparaît ce bel astre qui a éclairé le monde pendant soixante et douze ans. Ainsi triomphe de la mort celle qui a enfanté l'Auteur de la vie... Que conclure de tout cela,? Que nous devons, à l'exemple de Marie, soupirer et travailler à mériter le même bonheur. C'est ce que je vous souhaite.


Mercredi 8 juillet 2009
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"PATE A NOUNOURS ET MIEL EN SUS !"
de la part de tous les Ours

Mercredi 8 juillet 2009
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REUTERS.- Les députés ont engagé l'examen de la très controversée proposition de loi UMP qui prévoit la possibilité d'une ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales. L'auteur de la proposition de loi, le député UMP Richard Mallié, a défendu avec force sa proposition de loi vivement contestée par l'opposition, qui estime que cette quatrième mouture a pour objet de "généraliser" le travail dominical. L'examen de ce texte avait été suspendu le 18 décembre dernier à la suite d'incidents de séance et de l'opposition de certains élus de la majorité. Son inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée, prévue pour début janvier, avait été reportée sine die.

Ce n'est que le 18 mai qu'un nouveau texte a été déposé.

Richard Mallié a expliqué que son texte "n'a pas pour objectif d'autoriser tous les commerces à ouvrir le dimanche mais bien d'adapter les règles applicables aux zones touristiques, aux périmètres d'usage de consommation exceptionnel (PUCE) et aux commerces de détail alimentaire".

Le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, a apporté le soutien du gouvernement à ce texte. L'Elysée soutient cette proposition de loi depuis le début et Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de voir ce texte définitivement adopté. Environ 350 amendements ont été déposés sur cette proposition de loi qui compte un seul article. L'examen par les députés devrait s'achever samedi voire dimanche. L'opposition, qui a demandé à bénéficier pour ce débat, comme le prévoit le nouveau règlement de l'Assemblée, d'un "temps législatif spécial", a décidé de défendre tous ses amendements et toutes les procédures contraignantes.


ON CONSULTERA AVEC GRAND INTERET le site du Collectif des Amis du Dimanche, qui tient à jour l'état de cette question depuis le début,  et qui met toujours en ligne une pétition contre le projet gouvernemental, pétition qui a réuni pour l'heure plus de 80.000 signatures. La vôtre en fait-elle déjà partie ? 
A lire, en particulier, l'étude faite sur le sujet par la Fondation Terra Nova, du 6 juillet 2009 : 


Renforcer le travail dominical : une bataille idéologique sans objet

La proposition de loi sur le travail du dimanche sera examinée demain, mardi 7 juillet, à l'Assemblée nationale. Rien ne justifie pourtant d'accroître le travail dominical en France (les français sont d'ores et déjà parmis les européens qui travaillent le plus le week-end). Les dangers d'une telle mesure, en revanche, sont bien réels. La banalisation du travail du dimanche entrainerait mécaniquement la banalisation de sa rémunération, et sera un puissant moteur de désorganisation des équilibres de vie.

Le gouvernement a annoncé sa volonté de renforcer le travail dominical.

Oublions les mauvaises manières en ce qui concerne la méthode : une proposition de loi signée Richard Mallié, faux-nez du projet gouvernemental ; une discussion parlementaire en juillet, dans la discrétion médiatique estivale propice au passage en force. Rappelons que le sujet est sensible et qu’il a donné lieu à de forts désaccords au sein même de la majorité : retrait des amendements du texte tourisme en avril 2009, report sine die de la proposition de loi Maillé et, de manière plus lointaine, échec du projet Devedjian sous le gouvernement Raffarin. 

Sur le fond, le dispositif actuel apparaît globalement satisfaisant. Il pose l’interdiction de principe du travail le dimanche mais présente de nombreux assouplissements. 6 millions de Français travaillent ainsi le dimanche, à titre habituel ou occasionnel. Ces assouplissements couvrent de manière correcte les cas où l’activité dominicale est nécessaire et utile. Le système de dérogations locales, accordées par les maires et les préfets, permet par ailleurs de s’adapter aux réalités et traditions de chaque territoire, et d’opérer ainsi un « maillage fin » au plus près des besoins réels. 

Les comparaisons européennes confirment cette analyse. Avec 7% des salariés qui travaillent habituellement le dimanche, la France se situe dans la moyenne européenne en matière de travail dominical habituel. Elle est même plutôt en haut de la fourchette si l’on y inclut le travail dominical occasionnel (25%). Mieux, la France est le pays européen où l’on travaille le plus le samedi : 70% de travail global (habituel ou occasionnel) pour les hommes, 50% pour les femmes. Au total, et contrairement à une idée reçue, la France apparaît dans le trio de tête des pays européens qui travaillent le plus le week-end. 

Dans ce contexte, rien ne justifie d’accroître encore la charge de travail dominicale des salariés en France. Les arguments économiques (accroissement de la consommation, facteur touristique) ne tiennent pas. Les arguments sociaux (emploi et salaires) sont réels mais sont à relativiser : le cas britannique, notamment, montre que la banalisation du travail le dimanche entraîne la banalisation de sa rémunération. A l’inverse, les études montrent clairement le coût sociétal, en termes de vie familiale et de vie sociale, de la disparition du repos dominical collectif. Le travail le dimanche est un puissant moteur de désorganisation des équilibres de vie.

Au total,  un toilettage a minima de la loi peut le cas échéant être envisagé, afin d’adapter encore plus finement les dérogations aux évolutions des pratiques de consommation, et afin de vérifier qu’aucune activité légitime n’est empêchée. 

Mais c’est avant tout une meilleure application de la loi, dans la gestion des dérogations locales, qui devrait être recherchée. Les dérogations locales sont aujourd’hui largement discrétionnaires, et sources d’aléa et de risque pour les entreprises. Des commissions multipartites (élus, administration, syndicats, représentants des consommateurs et de la société civile) pourraient être mieux à même de les instruire en prenant en compte tous leurs enjeux, économiques, sociaux et sociétaux, au plus près de la réalité locale [Lire la suite ICI].
 

Mardi 7 juillet 2009
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Le président américain doit rencontrer vendredi 10 juillet Benoît XVI, à l’issue du G8 de L’Aquila, et à cette occasion, il a reçu à la Maison-Blanche plusieurs journalistes de la presse catholique. Ci-joint l'entretien publié aujourd'hui dans La Croix (ICI).

A côté de vos opposants républicains, un certain nombre d’évêques américains sont très critiques à votre égard. Est-ce que cela pourrait vous amener à cesser de les considérer comme des interlocuteurs ?

Barack Obama : Non. Un des fondements de notre démocratie est que chacun est libre d’exprimer ses opinions politiques, et je prends au sérieux l’opinion des gens. Je suis le président de tous les Américains, et pas seulement des Américains qui se trouvent être d’accord avec moi. Les évêques américains ont une profonde influence dans leurs communautés, dans l’Église et au-delà.

Je tiens à dire que, même si certains évêques ont élevé des critiques contre moi, nombre d’entre eux ont aussi été extrêmement généreux et m’ont soutenu, même s’ils n’étaient pas d’accord avec moi sur tous les sujets. Une des raisons qui me poussent à établi une relation avec les évêques est important pour moi, c’est le très bon souvenir que j’ai du cardinal Bernardin (1), qui était à Chicago quand j’y suis arrivé pour être animateur de communauté et pour travailler avec les paroisses catholiques des quartiers sud de Chicago. Je sais le potentiel des évêques américains à s’exprimer avec force sur les questions de justice sociale. Je pense qu’il y aura toujours des domaines où nous aurons des accords profonds et d’autres où nous seront en désaccord. C’est sain.

L’impact de la crise économique sur les pauvres est un grave sujet d’inquiétude pour le Saint-Siège. De quels progrès sur ce sujet aimeriez-vous faire part au pape, que vous allez rencontrer vendredi après la réunion du G8 ?

J’aimerais pouvoir lui dire que, lors du sommet du G20 à Londres, nous avons expressément parlé de la nécessité non seulement de stabiliser l’économie dans son ensemble, mais aussi de veiller à ce que les effets immédiats de la crise ne soient pas une charge disproportionnée pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. En conséquence, nous avons pris une série d’engagements qui se sont traduits dans l’engagement des États-Unis en faveur d’un crédit supplémentaire de 100 milliards de dollars pour que le FMI aide les pays pauvres qui risquent d’être touchés par la crise. À L’Aquila, l’une des priorités de mon administration sera d’obtenir que les autres pays riches s’alignent sur notre engagement accru de manière significative pour la sécurité alimentaire dans le monde. Nous avons déjà mis en place un plan pour doubler nos ressources, non seulement pour les secours d’urgence et les denrées alimentaires, mais aussi pour réfléchir à comment travailler d’une façon plus intelligente pour le développement, autour de l’autosuffisance agricole de nombreux pays. Et nous avons un plan très solide pour le faire.

Je pense que ce que je parlerai aussi au Saint-Père de la nécessité de lancer des réformes de base – non seulement à l’étranger, mais ici, dans ce pays – pour assurer une sécurité minimum pas seulement pour les pauvres, mais aussi pour la classe moyenne, extrêmement vulnérables aux faillites, si elles tombent malades, si les salaires et les revenus diminuent, ce qui rend de plus en plus difficile pour eux une vie dans la dignité et la sécurité. Je continue à croire que le capitalisme est le moyen le plus efficace d’engendrer de la richesse, mais je pense que l’Église catholique a toujours été une boussole morale puissante sur les questions de redistribution de la richesse et sur la façon dont nous pouvons faire en sorte que chacun ait sa chance. La main invisible du marché ne permet pas toujours de veiller à ce que chacun soit en mesure d’avoir assez à manger, un toit au-dessus de sa tête, ou envoyer leurs enfants à l’université. Nous voulons nous assurer que nous continuons à bâtir une société qui n’est pas seulement riche dans l’ensemble, mais aussi juste. Et,d’une façon presque ironique, lorsque nous avons ce genre de société, il s’avère que c’est vraiment bon pour le capitalisme, car nous avons des gens qui sont en mesure de soutenir les entreprises, car ils ont un revenu et peuvent fonctionner efficacement comme consommateurs.

Beaucoup de ceux qui fournissent de l’aide par le biais de l’Église sont très inquiets des restrictions qui pèsent sur leur travail, notamment en ce qui a trait à l’enseignement moral de l’Église. Leur inquiétude porte surtout sur la clause de conscience leur permettant de refuser de poser certains types d’actes (2). La direction que semble vouloir prendre votre administration ne semble pas très claire. Pouvez-vous nous en dire plus sur le point de savoir jusqu’où le gouvernement peut limiter la conscience des gens ?

Je pense que la seule raison pour laquelle ma position semble peu claire, c’est qu’elle est venue à la dernière minute, d’un changement des dispositions sur la clause de conscience préparé par l’administration précédente et sur lequel nous avons choisi de revenir. Mais ma position profonde a été constante : je crois à la clause de conscience.

J’ai été un partisan d’une réelle clause de conscience dans l’Illinois pour les hôpitaux catholiques et les soignants. J’ai discuté de cela avec le cardinal Francis George (NDLR : archevêque de Chicago et président de la conférence épiscopale américaine) quand il est venu ici dans le Bureau ovale, et j’ai réitéré mon soutien à une véritable clause de conscience dans mon discours à l’université de Notre-Dame. Je pense donc que certains continuent attendre le pire de notre part, mais ce n’est pas fondé sur quelque chose que j’ai dit ou fait, seulement sur une certaine perception que nous aurions un programme dur à imposer. J’ai fait un changement de dernière minute sur la clause de conscience, en partie parce qu’elle n’avait pas été correctement examinée et qu’il y avait quelques inquiétudes sur l’étendue de son application et ses conséquences une fois mise en œuvre. Nous sommes en train d’examiner les possibilités de revenir à ce qui existait avant ces modifications. Nous avons sollicité les commentaires d’un large éventail de groupes – des centaines de milliers de commentaires, y compris de la part des catholiques, et les évêques ont pesé là-dedans. Je peux assurer à tous vos lecteurs que, lorsque cet examen sera terminé, il y aura une vraie clause de conscience en place. Elle ne répondra peut-être pas à toutes les critiques possibles de notre approche, mais elle ne sera certainement pas en deçà de ce qui existait avant les modifications apportées.

Vous avez mis en place un groupe pour trouver un terrain commun sur la question de l’avortement. Étant donné la différence entre opposants et partisans de l’avortement, est-ce vraiment réaliste ?

Nous avons reçu un éventail de perspectives, recueilli des commentaires. Le groupe a travaillé, procédé à des auditions, a été actif. Je devrais recevoir cet été une note qui indiquera là où il y a un terrain d’entente possible et là où il y a des différences irréconciliables. Je n’ai jamais été dans l’illusion que nous allions tout simplement gommer toutes nos différences sur ces questions. C’est ce que j’ai dit dans le discours de Notre-Dame. Je pense qu’il y a une différence irréductible sur la question de l’avortement. Le mieux que nous puissions faire est de penser que les personnes de bonne volonté peuvent être des deux côtés, mais vous ne pouvez pas écarter ces différences. Je peux vous dire, cependant, que sur l’idée d’aider les jeunes à faire des choix judicieux pour ne pas se livrer à une activité sexuelle désinvolte pouvant conduire à des grossesses non désirées, sur l’importance de l’adoption comme une option et solution de rechange à l’avortement, sur les soins pour les femmes enceintes de sorte qu’il soit plus facile pour elles d’aider les enfants, sont déjà trois domaines sur lesquels je serais surpris que nous ne trouvions pas un terrain d’entente. Personnellement, je pense que la sexualité saine et une bonne éducation morale doivent être combinées avec la contraception afin d’éviter les grossesses non désirées. Je reconnais que cela est en contradiction avec la doctrine de l’Église catholique, de sorte que je ne m’attends pas à ce qu’une personne qui envisage fortement cette question comme une question de foi se mette d’accord avec moi sur ce point. Mais c’est mon opinion personnelle. Nous n’arriverons sans doute pas à avoir un langage commun sur cette question. Je serais surpris que ceux qui croient que l’avortement devrait être légal s’opposent à celui qui dit que nous devrions essayer de réduire les occasions dans lesquelles les femmes se sentent obligées de recourir à un avortement. S’ils prennent cette position, je suis d’accord avec eux. Je ne connais pas de circonstances où l’avortement serait un événement positif, et dans la mesure où nous pouvons aider les femmes à éviter d’être confronté à une telle circonstance, je pense que c’est une bonne chose. Mais encore une fois, c’est mon point de vue.

Vous dites que, avec vous, certains catholiques s’attendent au pire, en particulier sur les questions de la vie. mais vous êtes devenu à bien des égards, le porte-parole de beaucoup de catholiques qui se soucient de l’environnement, des pauvres, des soins de santé… Sentez-vous une division des catholiques depuis que vous êtes arrivé à la présidence ?

Je pense ces clivages existaient sans doute avant. J’ai mentionné le cardinal Bernardin. Quand j’ai commencé à m’investir sur les questions de justice sociale, les évêques américains parlaient d’un gel nucléaire et d’un sanctuaire pour les immigrés clandestins, et protestaient contre la politique américaine en Amérique latine. Il y avait, je crois, un véritable éventail de perspectives différentes, à la suite du concile Vatican II.

Les responsables de l’Église ont décidé un changement au sein de l’Église qui, à certains égards, a suivi les modifications de la société américaine dans son ensemble ou, du moins, la politique américaine. Il n’y a donc pas de doute, je crois que les réponses à mon administration sont le miroir des tensions au sein de l’Église dans son ensemble. C’est un point sur lequel j’ai beaucoup réfléchi. Le cardinal Bernardin a été fortement pro-vie, il ne s’est jamais tu de cette question, mais a été très cohérent de parler de manière entière sur un éventail de questions qui lui semblaient être pro-vie. Ce qui signifie qu’il était préoccupé par la pauvreté, par la façon dont les enfants étaient traités, par la peine de mort, par la politique étrangère. Et cette partie de la tradition catholique est quelque chose qui continue à m’inspirer. Et je pense qu’il y a eu des périodes au cours des deux dernières décennies, où une tradition plus globale a semblé comme enterrée sous le débat sur l’avortement.

Maintenant, en tant que non-catholique, ce n’est pas à moi de tenter de résoudre ces tensions. Comme je l’ai dit, tout ce que je peux faire, c’est affirmer qu’une autre tradition m’a permis à moi, un non-catholique, de réfléchir à comment je peux être une meilleure personne. Elle a eu une grande influence sur ma vie et pourrait être un puissant moyen de mettre en œuvre un ensemble de valeurs dans la vie américaine en général.

En Terre sainte, Benoît XVI a plaidé pour une paix juste et durable. Comment votre administration peut-elle aider à relancer le dialogue entre Israéliens et Palestiniens ?

Comme vous le savez, nous avons été très clair en estimant que les implantations doivent cesser. Ce n’est pas une chose facile pour les Israéliens. La colonisation se poursuit depuis des décennies. Et le premier ministre Netanyahou a, je crois, pris au sérieux notre position, mais il doit faire face à ses propres contraintes politiques. Nous avons des conversations très constructives avec les Israéliens, même si je ne suis pas en mesure de dire quel sera le résultat final de ces discussions. D’autre part, le problème n’est pas seulement celui des colonies israéliennes. Les Palestiniens ont aussi des obligations. L’Autorité palestinienne en rempli certaines, mais n’est pas assez ferme sur d’autres. Nous voulons les encourager à mettre un frein à la violence, à mettre fin aux incitations que vous entendez encore, malheureusement, dans de nombreuses communautés palestiniennes.

Les États arabes environnants ont aussi un rôle à jouer en prenant des mesures pour normaliser les relations avec Israël. Si Israël se prépare à prendre des décisions politiques très difficiles à propos des implantations et, à terme, sur les frontières allouées à un État palestinien, les États arabes doivent prendre eux-mêmes de difficiles décisions politiques, en reconnaissant l’existence d’Israël, sa légitimité et les besoins de sécurité de n’importe quel autre État. Et ainsi, sans imposer un résultat final, ce que les États-Unis devraient faire, c’est tendre un miroir aux deux côtés pour leur montrer comment leur incapacité à résoudre ce problème est en train de saper la paix et la sécurité pour les deux peuples. C’est un sujet dont je suis impatient de parler avec le Saint-Père, car je pense que notre position recoupe largement celle du Saint-Siège. Et je pense que nous pouvons être des partenaires efficaces pour essayer d’amener les parties à se rapprocher.

Recueilli par Dan CONNORS (à Washington) (Traduction La Croix)

(1) Archevêque de Chicago de 1982 à 1996, le cardinal Joseph Bernardin a été l’une des grandes figures du catholicisme social aux États-Unis.
(2) Alors que la loi américaine protégeait déjà les employés du secteur médical refusant de pratiquer un avortement, un décret de l’administration Bush, signé quelques jours avant la prestation de serment de Barack Obama, élargissait les dispositions de mise en œuvre de cette clause conscience au risque, selon la nouvelle administration, de l’ouvrir pour tout cas relatif à la contraception, au planning familial, aux vaccins et aux transfusions sanguines.

Lundi 6 juillet 2009
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INTRODUCTION


Procession aux flambeaux à Fatima

 

 

Des six Apparitions de la Sainte Vierge à Fatima, l'apparition du 13 juillet 1917 est certainement celle qui a attiré le plus l'attention curieuse des gens, croyant ou non croyants : Lucie et ses deux cousins ont eu la vision de l'Enfer et la révélation d'un SECRET. Il y avait le SECRET !

La vision de l'Enfer, qui y a prêté attention ? Qui a redouté de s'y retrouver un jour ? Personne n'en parle plus. Beaucoup de « fidèles », des prêtres même et des théologiens de renom n'hésitent pas à douter de son existence « car Dieu est si bon » !

En revanche, ce qui intéressait les gens, c'est ce que pouvait bien contenir ce fameux SECRET ? Des révélations sur l'avenir ? L'annonce d'événements catastrophiques, de bouleversements apocalyptiques ? Depuis 1960, date à laquelle « le secret devait être ouvert », l'opinion mondiale s'est toujours demandée pourquoi le Pape ne publiait pas le texte, comme l'avait demandé la Sainte Vierge. Mais la Sainte Vierge n'avait pas demandé sa publication, mais simplement que le Pape en prenne connaissance « que le secret soit ouvert » par lui.

LE SECRET ! Pourquoi ce prurit malsain de vouloir le connaître? Simple curiosité, et pas du tout désir d'en tenir compte ! Il y a eu le miracle du soleil, le 13 octobre 1917. Quel effet cela a-t-il produit sur le monde. Qui s'en souvient encore ? Qui en parle ? Ce miracle, vu par plus de cent mille personnes N'A RIEN CHANGE DANS LA VIE DU MONDE.

Pourquoi vouloir connaître ce secret ? Les Paroles de Sainte Vierge ont toujours pour but de nous rappeler à la conversion, à la pénitence, à la prière, à la récitation du Chapelet. C'est ce qu'elle répètera ce 13 juillet 1917, en disant, ce qui est largement suffisant pour qui veut réfléchir :

« 
Si l'on fait ce que je vous dis, beaucoup d'âmes se sauveront, et on aura la Paix. La guerre va finir, Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue. Sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne pour montrer qu'il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine, et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père »

Cela n'est-il pas suffisant ? L'appel à la conversion est clair. Ce que déclarait déjà Jésus : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous » (Luc 13, 5b).

Posons-nous sérieusement la question : Nous sommes-nous convertis, comme le demande Jésus, le Seigneur, comme le demande la Sainte Vierge depuis 1917 ?

Le monde, depuis 1917, s'est-il converti ? Si quelqu'un ose prétendre que oui, qu'il se lève et qu'il parle ! Depuis 1917, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale annoncée par la Sainte Vierge à Fatima, « sous le Pape Pie XI », le monde n'a cessé de s'enfoncer dans la boue, dans la fange, et, plus nous allons de l'avant, plus le mouvement s'accélère !

Qui plus est, comme l'a déclaré le Pape Paul VI avec grande tristesse : « les fumées de Satan sont entrées dans l'Eglise » !

Le monde entier est tombé dans les mains du Prince de ce Monde. A quoi pouvons-nous nous attendre ? Tout simplement à ce que la Sante Vierge a dit :
Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue. Sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne pour montrer qu'il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine, et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père »

Malgré tout, les pressions sur le Saint-Père n'ont pas cessé, et, finalement, la « dernière partie du Secret » a été publiée le 13 mai 2000.

L'ensemble du SECRET comprend les six éléments suivants :

1.   
*Une vision de l'enfer;

 

2.    *Le don d'un moyen pour éviter d'en prendre le chemin: la dévotion au Coeur Immaculé de Marie;

3.    *L'annonce de la proximité de la fin de la première guerre mondiale et l'avertissement qu'une seconde guerre éclaterait, sous le Pontificat de Pie XI, si les hommes ne faisaient pas pénitence;

4.    *La demande de la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, sa conversion étant liée à la paix; autrement ses "erreurs" se diffuseront provoquant des persécutions contre l'Eglise: « beaucoup de bons seront martyrisés, le Saint-Père aura à souffrir beaucoup »;

5.    *Une partie non communiquée jusqu'au 13 mai 2000, concernant l'Evêque en blanc, etc.

6.    *L'annonce de la conservation de la foi catholique au Portugal. On remarque que l'essentiel était déjà connu avant le dévoilement du 13 mai 2000.

La publication a déçu tous ceux qui s'attendaient à des choses extraordinaires, à des événements apocalyptiques : « Si ce n'était que cela, pourquoi avoir attendu si longtemps et fait tant de mystères ? »

Et le monde n'a pas changé. Il ne cesse de descendre toujours plus bas dans l'immoralité, les hommes deviennent pire que des bêtes, comme le déclarait le Pape Jean-Paul II.


 
Des voix se sont élevées pour nier que cette dernière partie du Secret ait été publiée
intégralement, en demandant avec insistance au Saint-Père de publier la partie « cachée » du Secret.

Je ne veux pas entrer dans cette polémique, ni soulever une autre polémique. Contentons-nous de dire que ce qui a été publié en l'An 2000, on ne peut en douter, est CE QUI a été révélé à Lucie par la Sainte Vierge comme SECRET . A-t-il été publié en entier ? Qui peut le dire ? Et s'il n'a pas été publié en entier, POURQUOI VOULOIR DEMANDER AU SAINT-PERE DE LE PUBLIER ?
 


Si cette dernière partie existe [l'explication, dit-on,  de cette vision publiée en 2000], et si le Saint-Père ne l'a pas publiée, il est inutile de Lui demander de le faire. S'il en est ainsi, et si le Saint-Père ne le fait pas, c'est qu'il a de bonnes raisons de ne pas le faire. Tenons-nous en aux paroles que la Sainte Vierge nous a dites, CONVERTISSONS-NOUS ET PRIONS. Le reste, c'est de la curiosité malsaine.

Faisons la croisade de la prière, la Croisade du Chapelet ! (à suivre)



Mgr J. Masson 

 


Dimanche 5 juillet 2009
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Si nous voyons la sainte Vierge s'abaisser, dans son humilité, au-dessous de toutes les créatures, nous voyons aussi cette humilité l'élever au-dessus de tout ce qui n'est pas Dieu. Non, ce n'est point les grands de la terre qui l'ont fait monter à ce suprême degré de dignité où nous avons le bonheur de la contempler aujourd'hui. Les trois personnes de la Très Sainte Trinité l'ont placée sur ce trône de gloire ; elles l'ont proclamée Reine du ciel et de la terre, en la rendant dépositaire de tous les célestes trésors. Non, nous ne comprendrons jamais assez les grandeurs de Marie, et le pouvoir que Jésus-Christ son divin Fils lui a donné ; nous ne connaîtrons jamais bien le désir qu'elle a de nous rendre heureux. Elle nous aime comme ses enfants ; elle se réjouit du pouvoir que Dieu lui a donné, afin de nous être plus utile. Oui, Marie est notre médiatrice c'est elle qui présente à son divin Fils toutes nos prières, nos larmes et nos gémissements ; c'est elle qui nous attire les grâces nécessaires pour notre salut. Le Saint-Esprit nous dit que Marie, entre toutes les créatures, est un prodige de grandeur, un prodige de sainteté et un prodige d'amour. Quel bonheur pour nous, quelle espérance pour notre salut ! Ranimons notre confiance envers cette bonne et tendre Mère, en considérant !° sa grandeur ; son zèle pour notre salut ; ce que nous devons faire pour lui plaire et mériter sa protection.

 

I. – Parler des grandeurs de Marie, c'est vouloir diminuer l'idée sublime que vous vous en faites ; car saint Ambroise nous dit que Marie est élevée à un si haut degré de gloire, d'honneur et de puissance, que les anges mêmes ne peuvent le comprendre ; cela est réservé à Dieu seul. De là, je conclus que tout ce que vous pourrez entendre, ne sera toujours rien ou presque rien, auprès de ce qu'elle est aux yeux de Dieu. Le plus bel éloge que l'Église puisse nous en donner, c'est de dire que Marie est la Fille du Père Éternel, la Mère du Fils de Dieu Sauveur du monde, l'Épouse du Saint-Esprit. Si le Père Éternel a choisi Marie pour sa fille par excellence, quel torrent de grâces ne doit-il pas verser dans son âme ? Elle en reçut, à elle seule, plus que tous les anges et tous les saints ensemble. Il commença par la préserver du péché originel, grâce qui n'a été accordée qu'à elle seule. Il l'a fixée dans cette grâce, avec une parfaite assurance qu'elle ne la perdrait jamais. Oui, le Père Éternel l'enrichit des dons du ciel, à proportion de la grande dignité à laquelle il devait l'élever. Il forma en elle un temple vivant des trois Personnes de la Très Sainte Trinité. Disons encore mieux, il fit pour elle tout ce qu'il était possible de faire pour une créature. Si le Père Éternel a pris tant de soin à l'égard de Marie, nous voyons aussi le Saint-Esprit venir l'embellir lui-même à un tel degré, que dès l'instant de sa conception, elle devint l'objet des complaisances des trois Personnes divines. Marie seule a le bonheur d'être la fille du Père Éternel, elle a aussi celui d'être la mère du Fils et l'épouse du Saint-Esprit. Par ces dignités incomparables, elle se voit associée aux trois Personnes de la Sainte Trinité, pour former le corps adorable de Jésus-Christ. C'est d'elle que Dieu devait se servir pour renverser ou ruiner l'empire du démon. C'est elle que les trois Personnes divines employèrent pour sauver le monde, en lui donnant un Rédempteur. Auriez-vous jamais pensé que Marie fût un tel abîme de grandeur, de puissance et d'amour ? Après le corps adorable de Jésus-Christ, elle fait le plus bel ornement de la cour céleste…

 

Nous pouvons dire que le triomphe de la sainte Vierge dans le ciel, est la consommation de tous les mérites de cette auguste Reine du ciel et de la terre. Ce fut dans ce moment qu'elle reçut le dernier ornement de son incomparable dignité de Mère de Dieu. Après avoir subi quelque temps les misères diverses de la vie et les humiliations de la mort, elle alla jouir d'une vie, la plus glorieuse et la plus heureuse dont une créature puisse jamais jouir. Nous nous étonnons parfois que Jésus, qui aimait tant sa mère, l'ait laissée si longtemps sur la terre après sa résurrection. La raison de ceci, c'est qu'il voulait, par ce retard, lui procurer une plus grande gloire, et que du reste, les apôtres avaient encore besoin de sa personne pour être consolés et conduits. C'est Marie qui a révélé aux apôtres les plus grands secrets de la vie cachée de Jésus-Christ. C’est encore Marie qui a levé l'étendard de la virginité, qui en a fait connaître tout l'éclat, toute la beauté, et nous montre l'inestimable récompense réservée à ce saint état.

 

Mais continuons à suivre Marie jusqu'au moment où elle quitte ce monde. Jésus-Christ voulut qu'avant d'être élevée au ciel, elle pût revoir encore une fois tous ses apôtres. Tous, saint Thomas excepté, furent miraculeusement transportés autour de son pauvre lit. Par un excès de cette humilité qu'elle avait toujours portée à un très haut degré, elle leur baisa à tous les pieds, et leur demanda leur bénédiction. Cet acte la préparait à l'éminente gloire à laquelle son Fils devait l'élever. Ensuite Marie leur donna à tous sa bénédiction. Il me serait impossible de vous faire comprendre les larmes que répandirent en ce moment les apôtres, sur la perte qu'ils allaient faire. La sainte Vierge n'était-elle pas, après le Sauveur, tout leur bonheur, toute leur consolation ? Mais Marie, pour adoucir un peu leur peine, leur promit de ne pas les oublier auprès de son divin Fils. On croit que le même ange qui lui avait annoncé le mystère de l'Incarnation, vint lui marquer, de la part de son Fils, l'heure de sa mort. La sainte Vierge répondit à l'ange : « Ah ! quel bonheur ! et combien je désirais ce moment ! » Après cette heureuse nouvelle, elle voulut faire son testament, qui fut bientôt fait. Elle avait deux tuniques, elle les donna à deux vierges, qui la servaient depuis longtemps. Elle se sentit alors brûler de tant d'amour que son âme, semblable à une fournaise ardente, ne pouvait plus rester dans son corps. Heureux moment !...

 

Pouvons-nous voir les merveilles qui s'opèrent à cette mort, sans nous sentir un ardent désir de vivre saintement pour mourir saintement ? C'est vrai, nous ne devons pas nous attendre à mourir d'amour, mais au moins ayons l'espérance de mourir dans l'amour de Dieu. Marie ne craint nullement la mort, puisque la mort va la mettre en possession du bonheur parfait ; elle sait que le ciel l'attend, et qu'elle en sera un des plus beaux ornements. Son Fils et toute la cour céleste s'avancent pour célébrer cette brillante fête, tous les saints et saintes du ciel n'attendent que les ordres de Jésus, pour venir chercher cette Reine et l'emmener en triomphe dans son royaume. Tout est préparé dans le ciel pour la recevoir ; elle va goûter des honneurs au-dessus de tout ce que l'on peut concevoir. Pour sortir de ce monde, Marie ne subit point la maladie, car elle est exempte de péché. Malgré son grand âge, son corps ne fut jamais décrépit comme celui des autres mortels, au contraire, il semblait qu'à mesure qu'il approchait de la fin, il prenait un nouvel éclat. Saint Jean Damascène nous dit que ce fut Jésus-Christ lui-même qui vint chercher sa mère. Ainsi disparaît ce bel astre qui pendant soixante et douze ans a éclairé le monde. Oui, elle revoit son Fils, mais sous un aspect bien différent de celui où elle l'avait vu, lorsque, tout couvert de sang, il était cloué à la croix.

 

O Amour divin, voilà la plus belle de vos victoires et de toutes vos conquêtes ! Vous ne pouviez rien faire de plus, mais aussi vous ne pouviez rien faire de moins. Oui, s'il fallait que la mère d'un Dieu mourût, elle ne pouvait mourir que d'un transport d'amour. O belle mort ! ô mort heureuse ! ô mort désirable ! Ah ! qu'elle est dédommagée de ce torrent d'humiliations et de douleurs dont sa sainte âme a été inondée pendant sa vie mortelle ! Oui, elle revoit son Fils, mais tout autre que le jour où elle l'avait vu pendant sa douloureuse passion, entre les mains de ses bourreaux, portant sa croix, couronné d'épines, sans pouvoir le soulager. Oh ! non, elle ne le voit plus sous ce triste appareil, capable d'anéantir les créatures tant soit peu sensibles ; mais elle le voit, dis-je, tout brillant de lumière, revêtu d'une gloire qui fait toute la joie et le bonheur du ciel ; elle voit les anges et les saints qui tous l'environnent, le louent, le bénissent et l'adorent jusqu'à l'anéantissement. Oui, elle revoit ce tendre Jésus, exempt de tout ce qui peut le faire souffrir. Ah ! qui de nous ne voudrait pas travailler à aller rejoindre la Mère et le Fils dans ce lieu de délices ? Quelques moments de combats et de souffrances sont grandement récompensés.

 

Ah ! quelle mort heureuse ! Marie ne craint rien, parce qu'elle a toujours aimé son Dieu ; elle ne regrette rien, parce qu'elle n'a jamais rien possédé que son Dieu., Voulons-nous mourir sans crainte ? Vivons, comme Marie, dans l'innocence ; fuyons le péché, qui fait tout notre malheur pour le temps et pour l'éternité. Si nous avons été assez malheureux pour le commettre, à l'exemple de saint Pierre, pleurons jusqu'à notre mort, et que nos regrets ne finissent qu'avec la vie. A l'exemple du saint roi David, descendons dans le tombeau en versant des pleurs ; lavons nos âmes dans l'amertume de nos larmes. Voulons-nous, comme Marie, mourir sans chagrin ? Vivons comme elle, sans nous attacher aux choses créées ; faisons comme elle, n'aimons que Dieu seul, ne désirons que lui seul, ne cherchons qu'à lui plaire dans tout ce que nous faisons. Heureux le chrétien, qui ne quitte rien pour trouver tout !

 

Approchons encore un instant de ce pauvre grabat, qui est si heureux de soutenir cette perle précieuse, cette rose toujours fraîche et sans épines, ce globe de gloire et de lumière, qui doit donner un nouvel éclat à toute la cour céleste. Les anges, dit-on, entonnèrent un cantique d'allégresse dans l'humble demeure où était le saint corps, et elle était remplie d'une odeur si agréable, qu'il semblait que toutes les douceurs du ciel y fussent descendues. Allons, accompagnons du moins en esprit, ce convoi sacré ; suivons ce tabernacle où le Père avait renfermé tous ses trésors, et qui va être caché, pour quelque temps, comme l'a été le corps de son divin Fils. La douleur et les gémissements rendirent silencieux les apôtres et tous les fidèles venus en foule pour voir encore une fois la Mère de leur Rédempteur. Mais étant revenus à eux-mêmes, ils commencèrent tous à chanter des hymnes et des cantiques pour honorer le Fils et la Mère. Une partie des anges monta au ciel pour conduire en triomphe cette âme sans égale ; l'autre, resta sur la terre pour célébrer les obsèques du saint corps. Je vous le demande, qui serait capable de nous faire la peinture d'un si beau spectacle ? D'un côté, l'on entendait les esprits bienheureux employer toute leur industrie céleste, pour témoigner la grande joie qu'ils avaient de la gloire de leur Reine ; de l'autre, on voyait les apôtres et un grand nombre de fidèles, élever aussi leurs voix pour seconder l'harmonie de ces chantres célestes. Saint Jean Damascène nous dit qu'avant de mettre le saint corps dans le tombeau, ils eurent tous le bonheur de baiser ses mains saintes et sacrées, qui, tant de fois, avaient porté le Sauveur du monde. Dans ce moment, il n'y eut pas un malade qui ne reçût sa guérison ; il n'y eut pas une personne dans Jérusalem qui ne demandât quelque grâce au bon Dieu par la médiation de Marie et qui ne l'obtînt. Dieu le voulait ainsi pour nous montrer que tous ceux qui, dans la suite, auraient recours à elle, étaient bien sûrs de tout obtenir.

 

Quand chacun, nous dit le même saint, eut contenté sa dévotion et reçu l'effet de ses demandes, l'on pensa à la sépulture de la Mère de Dieu. Les apôtres, selon la coutume des Juifs, ordonnèrent de laver le saint corps et de l'embaumer. Ils chargèrent donc de cet office deux vierges au service de Marie. Celles-ci, par un fait tout miraculeux, ne purent voir ni toucher le saint corps. L'on crut reconnaître en cela la volonté de Dieu, et l'on ensevelit le corps avec tous ses vêtements. Si Marie, sur la terre, fut d'une humilité sans égale, sa mort et sa sépulture furent aussi sans égales, par la grandeur des merveilles qui s'opérèrent alors. Ce furent les apôtres eux-mêmes qui portèrent le précieux dépôt, et ce cortège saint et sacré traversa la ville de Jérusalem jusqu'au lieu de la sépulture, qui était le bourg de Gethsémani, dans la vallée de Josaphat. Tous les fidèles l'accompagnèrent avec des flambeaux à la main, plusieurs se joignaient à cette troupe pieuse, qui portait l'arche de la nouvelle alliance et la conduisait au lieu de son repos. Saint Bernard nous dit que les anges faisaient eux-mêmes leur procession, précédant et suivant le corps de leur Souveraine avec des cantiques d'allégresse ; tous ceux qui étaient présents entendaient le chant de ces anges, et partout où passait ce saint corps, il répandait une odeur délicieuse, comme si toutes les douceurs et les parfums célestes étaient descendus sur la terre. Il y eut, ajoute ce saint, un malheureux juif, qui, mourant de rage de voir que l'on rendait tant d'honneurs à la Mère de Dieu, se jeta sur le corps pour le faire tomber dans la boue ; mais il ne l'eut pas plus tôt touché, que ses deux mains tombèrent desséchées. S'étant repenti, il pria saint Pierre qu'on le fît approcher du corps de la sainte Vierge. En le touchant, ses deux mains se replacèrent d'elles-mêmes sans qu'elles parussent avoir été jamais séparées. Le corps de la Mère de Dieu ayant été déposé avec respect dans le sépulcre, les fidèles se retirèrent à Jérusalem ; mais les anges continuèrent à chanter, pendant trois jours, les louanges de Marie. Les apôtres venaient les uns après les autres, pour s'unir aux anges qui restaient au-dessus du tombeau. Au bout de trois jours, saint Thomas, qui n'avait pas assisté à la mort de la Mère de Dieu, vint demander à saint Pierre le bonheur de voir encore une fois le corps virginal. Ils allèrent donc au sépulcre, et n'y trouvèrent plus que les vêtements. Les anges l'avaient emportée dans le ciel, car on ne les entendait plus. Pour vous faire une fidèle description de son entrée glorieuse et triomphante dans le ciel, il faudrait être Dieu lui-même, qui, dans ce moment, voulut prodiguer à sa Mère toutes les richesses de son amour, de sa reconnaissance. Nous pouvons dire qu'il rassembla alors tout ce qui fut capable d'embellir son triomphe dans le ciel. « Ouvrez-vous, portes du ciel, voici votre Reine qui quitte la terre pour embellir les cieux par la grandeur de sa gloire, par son immensité de mérites et de dignité. » Quel spectacle ravissant ! jamais le ciel n'avait vu entrer dans son enceinte une créature si belle, si accomplie, si parfaite et si riche de vertus. « Quelle est celle-ci, dit l'Esprit-Saint, qui s'élève du désert de cette vie, toute comblée de délices et d'amour, appuyée sur le bras de son bien-aimé ? » Approchez, les portes du ciel s'ouvrent, et toute la cour céleste se prosterne devant elle comme devant sa Souveraine. Jésus-Christ lui-même la conduit dans son triomphe, et la fait asseoir sur le plus beau trône de son royaume. Les trois Personnes de la Très Sainte Trinité lui mettent sur la tête une brillante couronne et la rendent dépositaire de tous les trésors du ciel. Oh ! Quelle gloire pour Marie ! mais aussi quel sujet d'espérance pour nous, de la savoir si élevée en dignité, et de connaître le grand désir qu'elle a de sauver, nos âmes !

 

II. – Quel amour n’a-t-elle pas pour nous ? Elle nous aime comme ses enfants ; elle aurait voulu mourir pour nous si cela eût été nécessaire. Adressons-nous à elle avec une grande confiance, et nous sommes sûrs que, quelque misérables que nous soyons, elle nous obtiendra la grâce de notre conversion. Elle prend tant de soin du salut de notre âme, elle désire tant notre bonheur !… Nous lisons dans la vie de saint Stanislas, grand dévot envers la Reine du ciel, qu'un jour, étant en prière, il dit à la Sainte Vierge de vouloir bien se montrer à lui avec le saint Enfant Jésus. Cette prière fut si agréable au bon Dieu, que dans le même moment Stanislas vit paraître devant lui la sainte Vierge, tenant le saint Enfant entre ses bras. Une autre fois, se trouvant malade dans une maison de luthériens qui ne voulaient pas lui permettre de communier, il s'adressa à la sainte Vierge, et la pria de lui procurer ce bonheur. Sa prière à peine achevée, il vit venir un ange qui lui apportait la sainte Hostie et qui était accompagné de la sainte Vierge. Dans une circonstance à peu près semblable, la même chose lui arriva, un ange lui apporta Jésus-Christ et lui donna la sainte communion. Voyez combien Marie prend soin du salut de ceux qui ont confiance en elle !

 

Que nous sommes heureux, d'avoir une Mère pour nous précéder dans la pratique des vertus que nous devons avoir, si nous voulons aller au ciel et plaire à Dieu ! Mais prenons bien garde de ne jamais mépriser ni elle, ni le culte qu'on lui rend. Saint François de Borgia nous raconte qu'un grand pécheur, à son lit de mort, ne voulait entendre parler ni de Dieu, ni de son âme, ni de confession. Saint François qui se trouvait alors dans le pays de ce malheureux, se mit à prier Dieu pour lui ; comme il priait avec larmes, il entendit une voix qui lui dit: « Allez, François, allez porter ma croix à ce malheureux, exhortez-le à la pénitence. » Saint François court vers le malade déjà dans les bras de la mort. Hélas ! il avait déjà fermé son cœur à la grâce. Saint François le pria d'avoir pitié de son âme, de demander pardon au bon Dieu ; mais non, tout était perdu pour lui. Le saint entendit encore deux fois la même voix qui lui dit « Allez, François, portez ma croix à ce malheureux. » Le saint montra encore son crucifix, qui se trouva tout couvert de sang et qui coulait de toutes parts ; il dit au pécheur que ce sang adorable lui obtiendrait son pardon s'il voulait lui demander miséricorde. Mais non, tout fut perdu pour lui, il mourut en blasphémant le saint nom de Dieu: et son malheur venait de ce qu'il avait raillé et méprisé la sainte Vierge, dans les honneurs qu'on lui rendait. Ah ! Prenons bien garde de ne jamais rien mépriser de ce qui se rapporte au culte de Marie, cette Mère si bonne, si portée à nous secourir à la moindre confiance que nous avons en elle ! Voici quelques exemples qui vous montreront que, si nous avons été fidèles à la moindre pratique de dévotion envers la sainte Vierge, jamais elle ne permettra que nous mourions dans le péché.

 

Il est rapporté dans l'histoire qu'un jeune libertin se livrait, sans aucun remords, à tous les vices de son cœur. Une maladie l'arrêta au milieu de ses désordres ; tout libertin qu'il était, il n'avait pourtant jamais manqué de dire tous les jours un Ave Maria ; c'était la seule prière qu'il faisait, et encore la faisait-il bien mal : ce n'était pas autre chose qu'une simple habitude. Dès que l'on sut que sa maladie était sans espérance de guérison, on alla chercher le prêtre de la paroisse qui vint le visiter, et l'exhorta à se confesser. Mais le malade lui répondit que s'il avait à mourir, il voulait mourir comme il avait vécu, et que, s'il venait à en échapper, il ne voulait pas vivre autrement que jusqu'alors. Ce fut la réponse qu'il fit à tous ceux qui voulurent lui parler de confession. On était dans une grande consternation ; personne n'osait plus lui en parler, dans la crainte de lui donner occasion de vomir les mêmes blasphèmes et les mêmes impiétés. Sur ces entrefaites, un de ses camarades, mais plus sage que lui, qui souvent l'avait repris de ses désordres, alla le trouver. Après lui avoir parlé de différentes choses, il lui dit sans détours : « Tu devrais bien, mon camarade, penser à te convertir. » – « Mon ami, répliqua le malade, je suis un trop grand pécheur ; tu sais bien la vie que j'ai menée. » – « Eh bien ! prie la sainte Vierge qui est le refuge des pécheurs. » – « Ah ! j'ai bien dit tous les jours un Ave Maria ; mais voilà toutes les prières que j'ai faites. Crois-tu que cela me serve de quelque chose ? » – « Comment ! répliqua l'autre, cela te servira de tout. Ne lui as-tu pas demandé de prier pour toi à l'heure de la mort ? C'est donc à présent qu'elle va prier pour toi. » – « Puisque tu penses que la sainte Vierge prie pour moi, va chercher M. le curé pour me confesser tout de bon. » En prononçant ces paroles, il se mit à verser des torrents de larmes. « Pourquoi pleurer ? lui dit son ami. » – « Ah ! pourrais-je jamais assez pleurer, après avoir mené une vie si criminelle, après avoir offensé un Dieu si bon, qui veut encore me pardonner ! Je voudrais pouvoir pleurer des larmes de sang pour montrer au bon Dieu combien je suis lâché de l'avoir tant offensé ; mais, mon sang est trop impur pour être offert à Jésus-Christ en expiation de mes péchés. Ce qui me console, c'est que Jésus-Christ mon Sauveur a offert le sien à son Père pour moi, c'est en lui que j'espère. » Son ami entendant ce discours, et voyant couler ses larmes, se mit à pleurer de joie avec lui. Ce changement était si extraordinaire, qu'il l'attribua à la protection de la sainte Vierge. Dans ce moment, le curé revint, et, fort étonné de les voir pleurer tous deux, il leur demanda ce qui était arrivé. – « Ah ! Monsieur, répondit le malade, je pleure mes péchés ! Hélas ! je commence bien tard à les pleurer ! Mais je sais que les mérites de Jésus-Christ sont infinis et que sa miséricorde est sans bornes ; j'ai encore espoir que le bon Dieu aura pitié de moi. » Le prêtre, étonné, lui demanda qui avait fait en lui un pareil changement ? « La sainte Vierge, dit le malade, a prié pour moi, c'est ce qui m'a fait ouvrir les yeux sur mon misérable état. » – « Vous voulez bien vous confesser ? » – « Oh ! oui, Monsieur, je veux me confesser, et même tout haut ; puisque j'ai scandalisé par ma mauvaise vie, je veux que l'on soit témoin de non repentir. » Le prêtre lui dit que cette mesure n'était pas nécessaire, qu'il suffisait, pour réparer les scandales, de savoir qu'il avait été administré. Il se confessa avec tant de douleur et de larmes, que le prêtre fut obligé plusieurs fois de s'arrêter pour le laisser pleurer. Il reçut les sacrements avec de si grandes marques de repentir, qu'on aurait cru qu'il allait en mourir.

 

Saint Bernard n'avait-il pas raison de nous dire que celui qui est sous la protection de Marie est en sûreté ; et que jamais l'on a vu la sainte Vierge abandonner une personne qui a fait quelque acte de piété en son honneur ? Non jamais cela ne s'est vu et ne se verra. Voyez comme la sainte Vierge a récompensé un Ave Maria, que ce jeune homme avait dit tous les jours et encore, comment le disait-il ? Cependant, vous venez de voir qu'elle fit un miracle, plutôt que de le laisser mourir sans confession. Quel bonheur pour nous d'invoquer Marie, puisque ainsi elle nous sauve et nous fait persévérer dans la grâce ! Quel sujet d'espérance de penser que malgré nos péchés, elle s'offre sans cesse à Dieu pour demander notre pardon ! Oui, c'est Elle qui ranime notre espérance en Dieu, c'est elle qui lui présente nos larmes, c'est elle qui nous empêche de tomber dans le désespoir à la vue de nos péchés.

 

Le bienheureux Alphonse de Liguori raconte qu'un de ses compagnons, prêtre, vit un jour entrer dans une église un jeune homme dont l'extérieur annonçait une âme dévorée de remords. Le prêtre s'approcha du jeune homme et lui dit : « Voulez-vous vous confesser, mon ami ? » Celui-ci répond que oui, mais, en même temps, il demande à être entendu dans un lieu retiré, car sa confession devait être longue. Quand ils furent seuls, le nouveau pénitent parla en ces termes : « Mon père, je suis étranger et gentilhomme ; mais je ne crois pas pouvoir jamais devenir l'objet des miséricordes d'un Dieu que j'ai tant offensé par ma vie si criminelle. Sans vous parler des meurtres et des infamies dont je me suis rendu coupable, je vous dirai qu'ayant désespéré de mon salut, je me suis livré à toutes sortes de péchés, moins pour contenter mes passions, que pour outrager le bon Dieu et satisfaire la haine que j'avais contre lui. J'avais un crucifix sur moi, je l'ai jeté par mépris. Ce matin même, je suis allé à la table sainte pour commettre un sacrilège, mon intention était de fouler aux pieds la sainte Hostie, si les personnes qui étaient présentes ne m'en avaient empêché ; et dans ce moment, il remit à son confesseur la sainte Hostie qu'il avait conservée dans un papier. En passant devant cette église, ajouta-t-il, je me suis senti pressé d'entrer, au point que je n'ai pu résister ; j'ai éprouvé des remords si violents, ils déchiraient tellement ma conscience, qu'à mesure que je me suis approché de votre confessionnal, je tombai dans un grand désespoir. Si vous n'étiez pas sorti pour venir à moi, j'allais m'en aller de l'église, je ne sais vraiment pas comment il a pu se faire que je sois ainsi à vos genoux pour me confesser. » Mais le prêtre lui dit : « N'avez-vous pas fait quelques bonnes oeuvres qui vous ont mérité une telle grâce ? peut-être avez-vous offert quelques sacrifices à la sainte Vierge ou imploré son assistance, car de telles conversions ne sont ordinairement que des effets de la puissance de cette bonne mère ? » – « Mon père, vous vous trompez, j'avais un crucifix, je l'ai jeté par mépris. » – « Mais, réfléchissez bien, ce miracle ne s'est pas fait sans quelque raison. » – « Mon père, dit le jeune homme portant la main sur son scapulaire, voilà tout ce que j'ai conservé. » – « Ah ! mon ami, lui dit le prêtre en l'embrassant, ne voyez-vous pas que c'est la sainte Vierge qui vous a obtenu cette grâce, que c'est elle qui vous a attiré dans cette église qui lui est consacrée ? » A ces paroles, le jeune homme fondit en larmes ; il entra dans tous les détails de sa vie criminelle, et sa douleur croissant toujours, il tomba aux pieds de son confesseur comme mort ; revenu à lui, il acheva sa confession. Avant de quitter l'église, il promit de raconter partout la grande miséricorde que Marie avait obtenue de son Fils pour lui.

 

III. – Que nous sommes heureux d'avoir une Mère si bonne, si dévouée au salut de nos âmes ! Cependant il ne faut pas se contenter de la prier, il faut encore pratiquer toutes les autres vertus que nous savons être agréables à Dieu. Un grand serviteur de Marie, saint François de Paule, fut un jour appelé par Louis XI, espérant obtenir de lui sa guérison. Le saint trouva dans le roi toutes sortes de bonnes qualités, il s'adonnait à quantité de bonnes couvres et de prières en l'honneur de Marie. Il disait tous les jours son chapelet, faisait beaucoup d'aumônes pour honorer la sainte Vierge, portait sur lui plusieurs reliques ; mais sachant qu'il n'avait pas assez de modestie et de retenue dans ses paroles, et qu'il souffrait chez lui des gens de mauvaise vie, saint François de Paule lui dit en pleurant : « Prince, croyez-vous que toutes vos dévotions soient agréables à la sainte Vierge ? Non, non, prince, commencez à imiter Marie, et vous êtes sûr qu'elle vous tendra les mains. » En effet, ayant fait une confession de toute sa vie, il reçut tant de grâces et tant de moyens de salut, qu'il mourut de la manière la plus édifiante, en disant que Marie lui avait valu le ciel par sa protection. Le monde est plein de monuments qui nous attestent les grâces que la sainte Vierge nous obtient ; voyez tous ces sanctuaires, tous ces tableaux, toutes ces chapelles en l'honneur de Marie. Ah ! Si nous avions une tendre dévotion envers Marie, que de grâces nous obtiendrions tous pour notre salut ! Oh ! pères et mères, si tous les matins vous mettiez tous vos enfants sous la protection de la sainte Vierge, elle prierait pour eux, elle les sauverait et vous aussi. Oh ! comme le démon redoute la dévotion envers la sainte Vierge !... Il se plaignait un jour hautement au bienheureux François que deux sortes de personnes le faisaient bien souffrir. D'abord, celles qui contribuent à répandre la dévotion à la sainte Vierge, puis celles qui portent le saint Scapulaire.

 

Ah ! en faut-il davantage pour nous inspirer une grande confiance à la sainte Vierge et le désir de nous consacrer entièrement à elle en mettant notre vie, notre mort et notre éternité entre ses mains ? Quelle consolation pour nous dans nos chagrins, dans nos peines, de savoir que Marie veut et peut nous secourir ! Oui, nous pouvons dire que celui qui a le bonheur d'avoir une grande confiance en Marie a son salut en sûreté ; et jamais on n'aura entendu dire que celui qui a mis son salut entre les mains de Marie, ait été damné. Nous reconnaîtrons à l'heure de la mort combien la sainte Vierge nous a fait éviter de péchés, et comme elle nous a fait faire du bien que nous n'aurions jamais fait sans sa protection. Prenons-la pour notre modèle, et nous sommes sûrs de bien marcher dans le chemin du ciel. Admirons en elle cette humilité, cette pureté, cette charité, ce mépris de la vie, ce zèle pour la gloire de son Fils et le salut des âmes. Oui, donnons-nous et consacrons-nous à Marie pour toute notre vie. Heureux celui qui vit et meurt sous la protection de Marie, le ciel lui est assuré ! C'est ce que je vous souhaite.


Samedi 4 juillet 2009
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A garder à l'esprit


« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. » (Jn 16,33)
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A signer et diffuser !


Pétition internationale en faveur de la vie
et des droits de la famille
200.000 personnes ont déjà signé...
... ET VOUS ?
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Pétition contre la propagande
homosexuelle dans les écoles
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Pétition contre le travail le dimanche
plus de 70.400 signatures

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Soutien au Grand Duc du Luxembourg
contre l'euthanasie



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Citations

"On ne subit pas l'avenir, on le fait."
G. Bernanos

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus."
Maréchal J. de Lattre de Tassigny

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